Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.

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Polgara E.


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Race: Demi-deva
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MessageSujet: Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.   Dim 16 Nov - 16:25


Polgara


  • Rang : A
  • Race : Demi- Deva
  • Age : 21 ans (née en Bratiak de l'an 3484)
  • Royaume/faction : Aquasca
  • Fonction(s) : Conseillère à la cour du Roi
  • Classe : Chevalier (un savoir faire bien caché)
    Éléments : Ténèbres (compte pour un élément) et Feu.

  
Équipement et Pouvoirs


  • Arme(s) :

    - Lourde épée à deux mains :
    Une lame ancienne de bonne facture, solide, faite dans un alliage noble mêlant acier et argent. Le pommeau forme un ange, les ailes dépliées, les bras croisés sur le torse. La garde, patinée par les âges, est recouverte d'un unique morceau de cuir noir et épais et décorée de deux pièce en argent rappelant des ailes de dragon repliée vers la lame qui s’épaissit en son centre.

    Image:
     

    - Épée à double lame :
    Aussi grande qu'une lance. Mesurant environ 1m20, elle est formée de 4 parties : la partie centrale de l'arme façonnée dans deux épaisse branches de chêne blanc, elles sont entrelacé si finement qu'il faut le savoir pour pouvoir dire qu'il s'agit de deux morceaux. La prise en mains est facilité par une pièce de cuir blanc qui rend la garde anti-dérapante. Les lames, s'opposant entre elle sont intégrées à la partie centrale, fixée à  l'aide de pièce d'argent dans le bois. Épaisse et crantées, elle sont faite d'un étrange alliage noir. Pour les séparer, un cercle tranchant, fait du même métal et incrusté de pierre de Lune.

    Image:
     

  • Armure :

    - Bras sannaethique :
    Forgé au cour de la Guerre du Chaos par Démentia en personne, l'alliage est très étrange car il est aussi solide que l'acier et aussi souple qu'un simple tissu. Ezraïl l'a offert à Polgara pour qu'elle devienne une combattante hors pair. En effet, il procure à celle qu'il choisit des perceptions accrues, des réflexes et des capacités de combat phénoménales et peut se muer en armure si besoin est. Une armure couvrant les bras, les épaules et le décolleté, formant un plastron, de celle qui le porte.

    Lorsque Polgara ne l'utilise pas, ou n'en a pas besoin, il prend la forme d'un simple bijoux ressemblant à un bracelet en argent ciselé de fine facture. Lorsqu'il est activé, il ressemble tous simplement à un bras d'armure savamment forgé.

    Bracelet:
     

    Gantelet d'armure:
     

    Mode Armure:
     

    Mode épée:
     



    - Cote de mailles :
    Légère, forgée en mithdril, il lui arrive de la porter sous ses vêtements.

  • Objets spéciaux :

    - Anneau de contrôle :
    Le premier cadeau d'Ezraïl à Polgara, cet anneau était avec lui dans son sarcophage, il a autrefois été forgé par les nains pour lutter contre le mal lors de la guerre du Chaos. Il lui permet de prendre le contrôle de l'esprit de celle à qui il l'a offert. Bien que Polgara l'ai suivit de son propre chef, l'anneau lui assure un contrôle total sur la jeune femme et peu briser son libre arbitre si besoin. Néanmoins il lui permet d’accroître la sannaeth de Polgara afin de pouvoir puiser en partie dans les pouvoirs d'Ezraïl.

    Composé d'un anneau en or fin surmonté d'un rubis rouge sang taillé en larme, il passe pour un bijoux de luxe et contribue à accroître la réputation de Polgara au sein de la cour.

    Image:
     

  • Caractéristiques raciales :

    ¤ Espérance de vie : 80-100 ans (un syl perdant son immortalité en s'unifiant avec un mortel, ses enfants n'en bénéficient pas).
    ¤ Sens accrus : bien que n'atteignant pas le niveau d'un syl, les demi-syls ont des sens plus développés.
    ¤ Vision nocturne : un demi-syl voit en noir et blanc dans l'obscurité.
    ¤ Magie et agilité accrues : idem que pour les sens.
    ¤ Résistance physique modifiée : supérieure à un syl, mais inférieure à celle d'un humain.
    ¤ Résistance magique modifiée : supérieure à un humain, mais inférieure à celle d'un syl.

    Les caractéristiques spécifiques aux Asuras et aux Devas sont possédées mais moins développées.

  • Don(s) : (Réservé au staff)
    -
  • Sorts / Techniques / Domaines : (optionnel)

    ¤ Magie Noire : 

    Sorts de rang D:
     

    Sorts de rang C:
     

    Sorts de  rang B:
     

    Sorts de rang A:
     

    Sorts de rang S:
     

    Philtre:
     

    ¤ Magie du Feu :

    Sorts de rang D:
     

    Sorts de rang C:
     

    Sorts de  rang B:
     

    Sorts de rang A:
     

    Sorts de rang S:
     


Description physique

Tourmentée mais têtue, voilà ce que l'on pense de Polgara lorsqu'on la rencontre pour la première fois. C'est une jeune fille tout juste devenue femme, un changement qu'elle n'assume que depuis peu. Quant à son hybridation, elle ne fait aucun doute. Plus petite qu'un Deva lambda, elle est plus grande qu'un Humain. Elle est aussi plus fine, tout son corps élancé semble fragile et pourtant, sous ces épaisses robes de velours se cachent des muscles d'acier finement dessinés dont chaque trait apparaît sous sa peau de pêche au teint de rose. Une belle et jeune fleur d'un rose tendre, voilà ce qu'évoque la carnation de sa peau, tranchant terriblement avec ses cheveux beaucoup trop foncés pour ne pas laisser comprendre qu'elle n'est pas de sang pur. Noirs comme une nuit sans lune, ils sont si sombres que la lumière s'y reflétant renvoi des éclats bleus électrique. Épais et souples, elle a beaucoup de mal à dompter cette tignasse qu'elle à en horreur et si elle les tient longs, c'est simplement parce que son rang l'y oblige. Une dame à la cour du Roi ne peut se permettre de porter une coupe de garçon. Pourtant, Polgara rêve de couper ses longs cheveux noir qu'elle sait tenir de son père. A défaut, elle les porte constamment attachés, en tresse serrée ou en chignon sophistiqué mais sévère, durcissant encore plus ses traits figée dans une fausse expression de joie. Ceux qui y regarderont de plus près, ceux qui prêteront vraiment attention à la jeune fille pour autre chose que son jolie minois ne pourront plus s'y tromper, se sourire cache quelque chose. Quelque chose de lourd, quelque chose de dure à porter pour une aussi jeune fille.

Ses fines lèvres à l'ourlet en cœur sont toujours constamment tirées en un sourire de bienséance figé qui accentue son allure de poupée. Allure renforcée par des joues encore arrondies, par l'âge tendre duquel elle sort à peine.

En soit, Polgara n'a rien de vraiment remarquable. Elle a la beauté des Deva mêlée à la banalité des Humains. Ni trop grande, ni pas assez, ni trop formée, ni pas assez... Quoiqu'elle préférerait certainement posséder des atouts féminin un peu plus conséquents, car il est vrai qu'elle ne peut être considérée comme une femme pulpeuse. Et elle ne le deviendra jamais, car l’entraînement physique qu'elle s'impose ne laisse aucune place au développement de ses courbes de femme.

Elle pourrait facilement se fondre dans la masse des dames de la cour d'Aquasca, dont la beauté se dispute souvent aux rang, si ses yeux n'étaient pas si marquant. Sont hétérochromie à quelque chose de choquant parce qu'elle ne peut qu'être remarquée, rendant le regard de la jeune femme aussi insondable qu'hynoptique. Il est facile de se perdre dans son iris si bleu qu'on pourrait croire qu'un océan y a été enfermé, un océan reflétant parfaitement les humeurs de la jeune femme. Tantôt si clair qu'il semble transparent, tantôt si foncé qu'il semble noir annonçant une colère sans précédant. Quand à son iris gris, il reflètent bien plus l'humeur du temps que celle de sa propriétaire. Se regard si clair que l'on pourrait croire Polgara aveugle choque et marque quiconque le croise et tente d'en percer les secrets. Se sont ses prunelles qui rendent la jeune femme si inoubliable, teintant encore un peu plus sont mystère.

Description psychologique

Ravagée, purement et simplement. Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire sur la jeune femme.
En apparence, rien ne peut laisser présager de son tourment permanent. Son sourire laisse supposer une certaine gentillesse. Son ouverture d'esprit et son éloquence plaisent à ses interlocuteurs. D'apparence toujours très calme, ceux qui ne connaissent pas Polgara sont persuadé que rien ne peut la mettre en colère, elle qui semble si tolérante. Sont intelligence ne fait aucun doute et d'aucun pourrait dire que la jeune femme à bénéficié d'une bonne éducation et surtout, d'une très bonne instruction. Ils n'auraient pas tords, mais cet apprentissage ne ressemble en rien à ce qu'ils imaginent.

Sous ses airs de gentille fille se cachent une redoutable stratège qui n'hésite pas à manipuler son monde pour arriver à ses fins. Déterminée, elle ne recule devant rien et les pires atrocités de l'atteigne plus. Le sang et la mort ne l'effraie pas et elle n'hésite pas à la dispenser sans pitié, venant même à y prendre un certain plaisir. Mais plus encore, c'est torturer ses victimes qui lui plaît... Mais ce n'est pas la torture physique qui l'intéresse, il est trop facile à son sens de faire souffrir un corps et il est tout aussi facile d'oublier cette douleur. Mais les douleur du cœur... Celle de l'âme, elles laissent bien plus de cicatrices et moins elles sont visible, plus elles font mal... Et la jeune fille est très bien placé pour le savoir, cachant elle même une blessure qui ne cicatrisera jamais.

Capable de s'adapter à n'importe quel milieu, elle sait se faire aussi discrète que remarquable, selon ses humeurs où ses besoins. Au fond d'elle, Polgara déteste profondément tous ceux qui ose lui adresser la parole, ou même la regarder. Elle en est venu à haïr le monde entier au point d'appeler sa destruction de tous ses vœux. Mais plus encore, c'est sa haine pour un seul homme qui la ronge et la pousse à constamment aller contre sa nature lumineuse. Elle ne cesse de s'opposer à ce qu'elle devrait être et cette lutte la fait souffrir le martyr mais elle tient plus que tout à détruire cette toute petite part de lumière en elle pour s'offrir aux ombres... Un combat de chaque instant qui rend parfois la jeune femme instable, tant physiquement que moralement. Lorsqu'elle relâche sa vigilance, alors, son humeur devient changeante, pouvant passer d'une joie extrême à une colère gigantesque sans raisons apparentes, jusqu'à ce qu'elle devienne soudainement nostalgique frôlant l'état dépressif. Dans ses moments, elle peut devenir impulsive, imprévisible et insensé. La contrôler devient difficile et son esprit menace de sombrer dans la folie à chaque instant.

Elle est parfaitement consciente que son combat est perdue d'avance, soit elle en viendra à le perdre et elle sait qu'alors, on la tuera, soit, c'est ce combat qui finira par lui couter la vie, ou la raison, ce qui pour elle revient au même, mais elle ne peut se résoudre à l'abandonner, pas tant qu'elle n'aura pas atteint son seul et véritable but... Tuer,pire, détruire l'homme qui est la cause de son tourment... La cause même de son existence qu'au fond, elle déteste encore plus.



Dernière édition par Polgara E. le Dim 16 Nov - 22:24, édité 3 fois
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Polgara E.


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MessageSujet: Re: Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.   Dim 16 Nov - 16:39


Histoire

Prologue :

Quelque part au fin fond des forêts du Calandôr à quelques heures de cheval de la capitale, une femme pleure sur le corps d'un homme. Mais ce n'est pas la disparition de cet homme qu'elle pleure. Oui, peut-être qu'au fond, elle est triste... Un peu. Peut-être même qu'elle se sent un peu coupable, parce qu'elle vient de comprendre qu'elle à précipité la fin d'un homme qu'elle a aimé et qui l'a aimé en retour. Mais d'un amour bien trop faible. Quelque mois plus tôt, elle aurait pu jurer le contraire. Elle aurait pu promettre que seul son mari, le premier amour de sa vie était aussi l'unique. Elle aurait pu promettre qu'elle l'aimait d'un amour pur et sincère. Elle aurait pu promettre que jamais aucun autre homme n'avait pu lui apporter le bonheur. Elle aurait pu promettre être prête à donner sa vie pour lui, n'exister que pour lui, n'avoir d'yeux que pour lui. Et elle aurait promis sincèrement sans savoir qu'elle mentait.

A présent, alors que ce même homme est mort, elle comprend que l'amour qu'elle avait pu ressentir pour lui n'était qu'un leurre... De la tendresse, une profonde affection, tout au plus. L'amour, le vrai, elle le connaissait à présent et c'était certainement la principale raison de ses larmes, parce qu'il était parti. Parce qu'il avait disparut aussi soudainement qu'il était apparut, sans même dire au revoir. A quoi bon de toute façon, parce qu'elle ne le reverrait jamais et elle finirait pas se persuader qu'il n'avait été qu'un mirage, une belle et terrible illusion.

Elle n'avait pas voulu y croire. Cette chose étrange qui venait déranger son quotidien ne pouvait qu'être une mauvaise chose. Elle était une Deva, une descendante des Syls, fidèle à Eternius. Une sang pure, une noble dame vivant une noble vie. Sans surprise, sans heurt. Elle faisait la fierté de ses parents, l'honneur de son nom et le bonheur de son époux. Elle était appréciée parmi les siens, reconnue et respectée. Sa vie lui convenait, jusqu'à Lui, jusqu'à ce qu'elle comprenne que cette vie l'ennuyait terriblement. Après presque 300 ans d'une vie bien rangée, elle c'était sentit revivre ou plutôt, elle apprit le véritable sens de ce terme. Le secret, le danger et ce qu'Il dégageait rendait chacune de ses journées palpitantes, elle vivait dans la  peur d'être surprise, sachant pertinemment que son comportement n'était pas digne, ni d'elle, ni de sa famille. Mais alors, elle se moquait de la bienséance, inconsciente du fait qu'elle courrait à sa perte et quant bien même elle l'aurait su, elle n'aurait pas fait marche arrière. Elle ne pouvait plus. Elle était amoureuse, éperdument amoureuse et elle aurait fait tout, absolument tout ce que lui demandait son amant.

Elle c'était laissé séduire, elle n'avait pas lutté longtemps, elle avait fini par tout lui donner et il lui prit tout ce qu'elle avait. Il détruisit sa vie, mais elle le lui aurait pardonné. Parce qu'au fond, cet homme sur lequel elle pleurait toutes les larmes de son corps, n'était rien pour elle. Elle se moquait d'avoir provoqué sa perte, elle se moquait qu'il est perdu la vie, en partie par sa faute, tout ce qu'elle voyait, c'est qu'elle était à présent seule. Irrémédiablement seule. L'amour, le vrai, lui avait redonné vie et il venait de la lui reprendre. Elle savait, sans même qu'Il le lui est dit qu'elle resterait seule à jamais. Elle qui, pour Lui, avait abandonné son immortalité, elle ne pourrait la retrouver, elle ne pourrait retourner vers les siens, pas après ce qu'elle avait laissé faire.

"Ne pas agir, c'est être complice."

Des mots que n'avait jamais cessé de lui marteler sa mère afin qu'elle apprenne le véritable sens du mots justice. Des mots qu'elle comprenait et qu'elle adorait. Et pourtant, elle avait laissé faire... Au moins la justice était-elle réelle, puisqu'elle payait le prix de son inaction et donc, de sa complicité.

Elle aurait voulu mourir et d'ailleurs, elle y songea longuement en observant ce corps sans vie qui avait longtemps partagé la sienne jusqu'à ce qu'elle le trahisse. Mais elle ne pouvait se résoudre à abandonner la vie alors qu'elle la portait. Ce serait un cadeau à ce monde, sa façon d'expier sa plus terrible faute et la preuve que l'amour, le vrai existe ou du moins, a existé pour elle.


Chapitre Premier :

"Tu ne devrais pas la garder, tu ne devrais pas rester ici !!"

Un soupir et la flamme de la chandelle posée sur la table de nuit vacille.

"Je sais, c'est au moins la dixième fois que tu me le dis... Merci, grande sœur, ça va aller maintenant."

"Je n'aime pas te savoir seule ici, tu sais comment me contacter, je répondrais toujours présente..."


Un regarde qui s'attarde, un soupir, un faible sourire sans joie, un mouvement furtif dans l'air, une porte qui claque et enfin, de nouveau un silence paisible, serein, s'installe. Dans cette maison toute simple, sans fioriture, entourée de neige perdue au milieu des forêts du Calandôr, aux frontières du Marksten, alors que les créatures les plus violentes de ce monde célèbre Bratok dans le sang, un enfant vint au monde. Une petite fille, un bébé fragile dormant déjà dans les bras de sa mère, toute aussi fragile. Longtemps, son entourage se demandera comment une femme comme elle a pu tomber si bas. Elle qui avait tout pour être heureuse, elle qui faisait la joie et la fierté de ses parents, en quelques mois, elle était devenue une paria, une femme à l'honneur bafoué, une veuve qui n'avait qu'à peine pleuré son époux. Sa famille l'avait reniée, rayant de leur vie jusqu'à son existence. Ils auraient pu oublier sa trahison, lui pardonner ses aveux insoutenables, mais ils étaient incapable de pardonner l'aplomb de la Deva et son entêtement à ne pas effacer toutes les traces de son crime.

Peu lui importait les sacrifices qu'elle devait faire, tête haute, elle avait quitté Baradlûth et son post d'enseignante. Elle avait quitté ses élèves sans même leur dire au revoir, elle avait quitté sa maison qui n'abritait plus que de mauvais souvenir, elle avait quitté ses amis, sa famille pour choisir une vie de solitaire, une vie d'ermite qui ne correspondait pas à tout ce qu'elle avait  pu connaître. Mais c'était le prix à payer pour sauver cette vie grandissant en son sein. Cette vie preuve qu'elle même, rien qu'une fois, avait vraiment vécu. Une preuve qu'elle avait connu le bonheur, même éphémère. Une preuve qu'elle avait connu l'amour, le vrai. Même son immortalité ne lui manquerait pas, elle ne voulait plus vivre éternellement, de peur d'en venir à regretter. Ses choix, elle les assumerait jusqu'au bout, ce qu'elle avait peur de regretter, c'était le départ de la seule personne qu'elle avait vraiment aimé, cette personne qui lui avait fait découvrir le vrai sens de ce mot. Au fond, dés le début, elle savait qu'elle ne pourrait faire sa vie avec cet homme... Cet Humain et elle l'avait accepté en échange d'un peu de ce bonheur si intense. Mais elle avait peur que le temps lui fasse regretter sa solitude.

Alors, elle avait décidé que le reste de sa vie, elle la consacrerait à son enfant. Et lorsque pour la première fois, les beaux yeux gris de la mère croisèrent ceux étrangement bicolore de la fille, sa détermination se fit plus grande encore. Elle protégerait sa fille envers et contre tous, elle lui apprendrait tout ce qu'elle devait savoir pour survivre dans ce monde et que jamais, sa condition de bâtarde ne lui fasse défaut.

Polgara s’avéra être une enfant facile. Calme, attentive, elle portait sur le monde un regard curieux.
Jamais elle ne se formalisa de la précarité de sa vie et du mystère l'entourant.

Les premiers mois furent difficile pour la jeune mère et l'enfant à peine né. Elles étaient seules, à l'écart du monde civilisé, à l'écart de la moindre famille, de la moindre chaleur humaine... Ou Deva. Une vie rude, un combat de chaque instant, qu'Isyë mena jusqu'au bout. L'hiver dans ses contrée du Nord était rude et la chaleur que dégageait la petite chaumière au milieu des bois gelés, attirante. Plusieurs fois, mère et fille se barricadèrent en priant pour leur vie, ne la devant finalement qu'à la magie. Car même si elle était une piètre combattante, une chasseuse assez médiocre, Isyë était douée dans le maniement de la sannaeth, elle était une très bonne professeur pour les apprentis de Baradlûth et c'est son savoir faire qui empêcha les bêtes sauvages d'entrer et ravager leur maison et les tuer, par la même occasion.

Malgré tout, de cette période, Polgara ne garde que de bons souvenirs. Certainement les moments de sa vie les plus heureux. La petite fille qu'elle était vivait entourée de l'amour de sa mère qui la tenait éloigné de toute civilisation, espérant ainsi la protéger en cachant sa nature. Des considérations qui n'atteignait pas vraiment l'enfant et quand elle fut en âge de penser par elle même, elle ne put s'empêcher de poser des questions. Tâtonnant, elle ne savait pas vraiment ce qu'elle devait demander ou comment le demander. Elle avait peur que sa mère imagine qu'elle ne l'aimait pas, où que leur vie ne lui convenait pas. Ce qui n'était pas tout à fait faux. Pour une enfant, vient toujours le temps de s'ouvrir aux autres, seulement, Polgara n'avait personne d'autre que sa mère à qui s'ouvrir et c'est un fait qui la perturbait, particulièrement le soir, au moment de souffler les chandelles, après que sa mère lui est conté les histoires merveilleuses d'aventuriers, de soldats ou de magiciens intrépides.

"Dis maman ..."

Un murmure pour attirer l'attention, une voix tremblotante et un regard fuyant, voilà ce que Polgara offrit à sa mère lorsqu'elle eut le courage de poser ses questions, un après-midi ensoleillé alors que cet dernière tentait de lui enseigner les bien faits de la nature. La Deva se retourna, lâchant la feuille de menthe qu'elle avait saisit entre ses doigts délicats, en expliquant les vertus de la plante.

"Pose ta question Polgara, tu sais que c'est la seule façon d'obtenir une réponse."


La petite fille à peine âgé de sept ans hocha la tête et osa relever les yeux, se tortillant sur place. Le sourire doux de sa mère la rassura et elle trouva le courage de se lancer.

"Est-ce que nous sommes seules au monde ?"

La Deva fronça légèrement les sourcils et la petite fille se renfrogna un peu penaude. Isyë soupira, poussant sa fille à tenter de cacher sa petite frimousse timide dans ses épaules, sans grand succès. Loin de s'en formaliser, sa mère échappa un petit rire et s'accroupit devant sa fille pour lui saisir une main, aussi blanche et fine que les siennes.

"Non ma Pol, nous ne somme pas seules au monde. Plus loin à l'ouest, il y a une ville. Une grande ville remplie de gens comme moi. Des Deva. Tu te souviens de toutes ces histoires ? Elles sont vraies et font partie de l'histoire de ce monde."

Enhardie par le rire léger de sa mère, la petite fille releva les yeux qui s'illuminèrent lorsqu'elle obtint une réponse, qui amena une autre question.

"Mais alors... pourquoi on ne voit jamais personne ?"

De nouveau, Isyë soupira et la tristesse qui emplit son regard en cet instant, poussa la fillette à retomber dans sa réserve.

"Parce que nous somme très loin. Que nous vivons dans un endroit dangereux... Pourtant, il n'y a qu'ici que nous pouvons vivre en sécurité."

Fronçant les sourcils, Polgara osa relever les yeux.

"Pourquoi ?"

L'étonnement et l'incompréhension dans la voix de sa fille firent sourire la mère qui lui ébouriffa tendrement les cheveux et l'attira dans ses bras pour l'y serrer.

"Parce que le monde ne peut pas comprendre ni tolérer ce que nous sommes."


"Pourquoi ?"

"Parce que nous ne somme pas comme le reste du monde."

"Pourquoi ?"


"Parce que le monde entier nous intéresse, parce que nous ne détestons personne, parce que nous nous fichons des richesses, de la gloire, ou même de l'honneur. Parce que seul le rire et l'amour compte pour nous. Et ça, le monde ne peut le concevoir."

"Pourquoi ?"


"Si je connaissais la réponse ma Chérie, tu pourrais découvrir le monde."

En vérité, Isyë connaissait la réponse, mais elle tenait à préserver l’innocence de sa fille. Elle ne voulait pas qu'elle se sente coupable de quoi que se soit. Elle ne voulait pas qu'elle sache que le monde ne voulait pas d'elle alors qu'elle, elle l'aimait éperdument. Aussi, répondit-elle à chacune des questions de sa fille de manière la plus évasive possible. Jusqu'à ce que l'âge n'est raison de ses stratagèmes. Mais en attendant, l'enfant pouvait se contenter des réponses de sa mère et chacune d'elles éveillaient un peu plus sa curiosité pour le monde. Elle apprenait avec plaisir, s'intéressant à son environnement, elle apprit rapidement comment utiliser la forêt à son avantage. Elle apprit à lire, elle apprit à écrire et surtout, elle appris l'histoire.

Celle de la création du monde, de sa Genèse au départ des dieux fondateur. Cette histoire-ci lui tira même quelques larmes tant elle la trouvait à la fois belle et très triste. Isyë réussit à enrichir son récit de temps de détails que l'histoire des Guerres de ce monde ne vint qu'en même temps que l'âge de l'adolescence et la découverte de la magie.

Depuis sa naissance, l'enfant était fascinée par la magie de sa mère. Elle avait été bercée par la magie, amusée par la magie, protégée et rassurée par la magie, pour elle, en ce monde, il n'y avait rien de plus beau. Depuis sa plus tendre enfance, la magie de sa mère avait éloigné les ombres de ses cauchemars, avait illuminée les nuits les plus noires, les plus inquiétantes, avait tenue à distance les monstres les plus terrifiants et lorsque sa mère accepta enfin de lui enseigner les secrets de son art, Polgara s’avéra être une élève  attentive, mais aussi très douée. Un talent qui ne surprit pas vraiment sa mère. Elle avait ça dans le sang, pourtant, à chaque progrès de sa fille, Isyë semblait non pas fière, mais plutôt soulagée, parce que sa fille excellait dans la manipulation de la Lumière et lorsque Polgara lui avait demandé de lui apprendre la magie, elle avait eu peur que l'enfant est plus d'affinité avec les Ombres et son côté Humain, qu'avec la Lumière. Elle se sentait déjà coupable d'offrir à sa fille une vie d'ermite et de paria, elle aurait mal vécu de ne pouvoir la guider sur un chemin qui serait pour elle un peu plus facile à vivre.

Un jour viendrait où elle ne pourrait plus retenir sa fille dans leur petite maison perdue au milieu de nulle part. Un jour viendrait où ses réponses évasives ne suffirait plus à Polgara, où elle ressentirait le besoin de rencontrer d'autres personnes, de découvrir le monde par elle même et elle serait certainement mieux armée en tant que mage de Lumière, elle serait peut-être moins malmenée pour ses origines. Isyë redoutait ce jour et se réjouissait de l'enthousiasme de sa fille pour ses enseignements, elle y voyait un bon moyen de retarder encore un peu l'échéance.

Jusqu'au jour, peut-être plus redouté encore, où fut abordé, bien malgré elle, la question de son ascendance. Isyë ne s'y était pas préparé, parce qu'elle n'avait pas vraiment l'intention d'expliquer clairement à sa fille ses origines. C'était un secret qu'elle voulait garder pour elle, par honte, mais aussi par peur. Peur de la réaction de sa fille. Au fond, elle savait qu'elle ne pourrait y échapper, mais elle ne s'attendait pas à ce que la question soit abordé de cette manière, rendant les choses plus douloureuses encore pour elle.

Chapitre Deux :

"Concentre toi Pol, elle n'est pas encore tout à fait morte, il faut que tu comprenne de quoi elle manque pour le lui apporter et la sauver."

La jeune demi-deva, âgée de 11 ans depuis un peu plus de 4 mois était penché sur une fleur à l'allure triste et fanée. La forêt s'éveillait doucement à la vie après une saison froide toujours très rude aux frontières du Marksten. Certaines fleurs, comme tous les ans, avait eu à pâtir de la neige et du froid et beaucoup ne fleuriraient pas cette année. Polgara avait été chargée par sa mère de réanimer certaines d'entre elles pour  leur permettre une ultime floraison. Un exercice qui avait pour but de lui permettre de comprendre toutes les subtilités de son pouvoir naissant, particulièrement celles concernant la guérison. Elle s’entraînait depuis maintenant un peu plus d'un an et si pour la jeune fille, manier la lumière pour en faire un mur de défense ou des éclairs semblait presque naturel, user du côté curatif de son pouvoir était beaucoup moins simple.

Penchée sur la fleur, les sourcils froncés, rassurée par la présence encourageante de sa mère, Polgara avait formé une coupe de ses mains autour des pétales mourant de sa patiente. Concentrée, elle tentait de faire le vide pour ne penser qu'à sa mission. Plus tard, elle apprendrait à ne jamais se rendre si vulnérable, mais en ce temps là, elle ne connaissait rien des dangers la guettant, elle n'y prêtait donc aucune attention et ne put sentir une présence nouvelle pénétrer leur bulle.

"Elle fait une bien piètre magicienne."

La voix fit sursauter violemment la jeune fille qui se retourna pour se retrouver littéralement planquée dans les jupes de sa mère. Elle remarqua alors que cette dernière avait érigée autour d'elles un bouclier. Léger certes, mais résistant et Polgara pesta intérieurement, elle n'était pas encore capable d'en créer de si grand. Reportant les yeux sur l'étrangère, elle prit le temps de la dévisager longuement, mais ne sourit pas. Pourtant, elle était heureuse de rencontrer enfin quelqu'un d'autre. Elle avait finit par croire que sa mère lui avait mentit et qu'elles étaient les dernières habitante d'un monde ravagé par les guerres entre les dieux et leurs créatures. Mais cette rencontre n'avait rien d'heureuse et la jeune fille qu'elle était le comprit au premier coup d’œil. L'étrangère lui était hostile, et quand bien même Polgara ne put comprendre l'insulte sous-jacente elle remarqua immédiatement que l'inconnue ne dégageait rien de bon, en tout cas, pas lorsque son regard d'un gris perçant se posait sur elle, lui tirant des frissons. Elle avait beau ressembler à sa mère, cette femme ne lui inspirait aucune confiance et l'attitude de sa génitrice l'encourageait à ne pas se laisser duper par le visage angélique de l'inconnue.

"Quand bien même tu aurais raison, ça n'a pas grande importance. Ni pour moi, ni pour toi."

Polgara releva les yeux sur sa mère, ne sachant comment prendre ses paroles, elle se sentait un peu vexée mais garda le silence, attrapant la main de sa mère pour la serrer et se coller contre elle. Elle aurait voulu poser cent questions, mais la tension qui était subitement tombée sur le trio l'encourageait à se contenter d'observer, son regard passa de sa mère à l'inconnue lui ressemblant étrangement. Inconnue qui balaya les propos de sa mère d'un revers de main, détournant le regard de l'enfant pour s'intéresser à la mère, comme si Polgara n'avait jamais existée.

"Non, tu as raison, ça n'a plus d'importance..."

La voix trainante de l'inconnue tira un froncement de sourcils à Polgara. Elle avait du mal à saisir la situation. L'instant d'avant, elle tentait de redonner une seconde vie à une pauvre petite fleur victime de l'hiver et elle se retrouvait à présent prise dans un flot de sensations qui lui étaient inconnues. Jamais elle n'avait vu sa mère autant sur la défensive, même lorsque les créatures des montagnes descendaient dans la foret attirées par la chaleur de leur petit foyer. Elle ne connaissait rien de l'hostilité et de la haine et elle était bien capable de les identifier. Pourtant, c'était bien ce qui passait dans le regard de l'inconnue lorsque ses yeux se posait sur elle, la poussant à se recroqueviller, se sentant coupable sans savoir pourquoi.

"Tu n'es pas venu pour constater les progrès de ma fille ?"

De nouveau l'inconnue secoua la tête.

"Je voulais m'assurer que tu te portais bien. Tu ne m'as plus donné de nouvelles depuis ce soir là, j'étais un peu inquiète de ta survie. Mais il n'y a pas que ça. Père ne te considère plus et il m'en voudrait certainement de me savoir ici, mais j'estime que tu as le droit de savoir... Peut-être reviendras-tu à la raison."

Cette fois, ce fut Isyë qui fronça les sourcils, serrant la main de sa fille dans la sienne sans détourner le regard.

"Parle, qu'on en finisse..."

Le ton était dure mais également infiniment triste. Isyë n'avait plus voulu donner de nouvelles à sa sœur, car, quand bien même cette dernière avait été présente pour l'aider à mettre au monde sa fille, elle l'aurait abandonnée, ou pire si elle n'avait pas eu la force de la garder dans ses bras jusqu'à ce qu'elle soit enfin seule.

"Eridan à fait parler de lui une fois de trop. Kasaros à ordonné son arrestation. Il à été jugé coupable de tout un tas de crimes, des plus sombres aux plus futiles et condamné à mort. Si le calendrier ne me trompe pas, sa tête à du tomber il y a quelques heures... Au moins avons nous la satisfaction de savoir qu'il ne brisera plus jamais aucune famille."

Polgara regarda longuement sa mère, cherchant à identifier les émotions qu'elle voyait défiler sur le visage de sa génitrice. Cette dernière avait d'abord écarquillé les yeux, puis porté une main à sa poitrine, comme si quelque chose l'y avait frappé, lui coupant le souffle quelques secondes, la poussant à reculer de quelques pas chancelants. L'espace d'un instant, Polgara cru que sa mère allait tomber à la renverse, mais elle se reprit et serra encore plus fort la main de sa fille, au point de lui tirer un couinement. L'enfant remarqua des perles d'eau fleurtant avec les longs cils de sa mère, mais aucune larme de coula. Elle releva soudainement la tête pour dévisager l'inconnue et si ses yeux avaient pu lancer des éclairs, elle serait déjà certainement morte.

La tension monta d'un cran et Polgara sentit la panique la gagner. Elle ne comprenait absolument rien. Elle se sentait en danger, elle sentait sa mère perturbée et elle n'aimait pas ni les manières, ni le ton de l'inconnue, si tous les autres étaient comme elle, alors, elle ne voulait plus jamais croiser âme qui vive.

"Pourquoi ???"

La voix de sa mère n'avait été qu'un souffle plein de désespoir.

"Parce qu'il était le mal incarné et que la justice des Hommes à fait son travail... pour une fois."

Isyë secoua violemment la tête, attira sa fille contre elle.

"Pourquoi es-tu venue ?"

L'inconnue fronça les sourcils et laissa tomber son regard sur Polgara qui ressentit le besoin de se cacher derrière sa mère.

"Parce que tu avais le droit de savoir. Parce que c'est là ta chance de retrouver ta vie. Père serait prêt à accepter ton retour. Il te suffirait de parler d'un sort tenace. Il te suffirait d'oublier toute cette histoire et ses conséquences pour retrouver tout ce qu'il t'as volé."

Polgara avait déjà vu sa mère trembler de la sorte, lorsqu'elle avait fait une grosse bêtise... mais jamais aussi violemment.

"Crois tu que sa mort change quoi que se soit ? Je n'ai jamais été sous l'emprise d'un sort et je n'oublierais ni ne renierais jamais. Je n'abandonnerais pas ma fille pour les bonnes moeurs de notre famille. J'étais morte pour eux jusque là, considère à présent que c'est le cas. Je n'ai plus aucun espoir, tu viens de le tuer, mais j'ai toujours ma fille, ma plus belle preuve et je ne la laisserais pour rien au monde."

Polgara compris soudain qu'il était question d'elle sans pouvoir s'expliquer pourquoi. Pourquoi sa mère parlait-elle d'abandon ? Pourquoi l'inconnue évoquait-elle l'idée ? Terrifiée, Polgara couina échappant un sanglot pour se serrer encore contre sa mère, s'attirant un regard assassin de l'étrangère.

"Elle n'est rien. Elle est le mal, elle est comme son père, elle finira comme lui et plus rien ne pourra te sauver..."

Les paroles de l'inconnue étaient pleine de venin et le cœur de l'enfant s'embala en les entendant. Elle ne pouvait les comprendre, mais un mot avait attiré son attention. Père. Elle savait ce que ça voulait dire, mais elle ne savait pas ce que c'était. Elle savait que chaque être vivant naissait de l'union d'un mâle et d'une femelle, d'un père et d'une mère, mais son savoir s’arrêtait là. Elle ne savait pas ce qu'était un père au sens propre du terme, son rôle. Elle ne connaissait pas le sien et sa mère ne c'était jamais attardé sur le sujet. D'ailleurs, Polgara ne s'y était jamais véritablement intéressée.

Et il aurait mieux valut que les choses restent ainsi.

"Va-t-en Ciri... tu n'a plus rien à faire ici. Va-t-en, enterre moi définitivement, oublie que tu as une sœur. Oublie que tu as une nièce, oublie que nous existons, soutiens ton père, fais sa fierté, lave notre nom... je te le laisse, je n'en veux plus, je n'en est peut-être mime jamais voulu. Retourne à ton existence de bienséance et laisse moi vivre en paix..."

De lourdes larmes roulaient à présent sur les joues d'Isyë, mais elle se tint droite, serrant la main de sa fille dans la sienne pour la rassurer.

"C'est idiot... tu es idiote tu pourrais..."

"Soit, je suis idiote... va-t-en maintenant. Ne m'oblige pas à te mettre dehors."

L'avertissement tomba comme une menace qui tira une grimace à l'inconnue. Elle tentant un mouvement en avant, comme un dernier élan, mais Isyë leva la main en fronçant les sourcils. Un pas de plus et elle engagerait le combat. La tristesse se disputait à la colère, une colère qu'elle avait besoin d'exprimer et sa sœur se présentait de plus en plus comme le bouc émissaire idéale. Elle l'avait aimé, comme on aime une sœur. A présent, elle la haïssait, du plus profond de son âme, elle et tout ce qu'elle pouvait représenter. Elle lui avait volé ses derniers espoirs fou et elle ne pourrait jamais le lui pardonner.

Ciri secoua la tête en poussant un profond soupir de dépit et tourna les talons sans un mot. Isyë attendit qu'elle est complétement disparu pour bouger et Polgara l'imita sagement. Elle contempla le flot de larmes inondant les joues de sa mère, ne sachant quoi en penser. Cette rencontre était très étrange. Pleine de sentiments inconnus, pleines de mots inconnus. Il lui manquait un bout de l'histoire et maintenant que la tension était retombée, Polgara le comprenait. L'inconnue ne l'était pas pour sa mère, elle la connaissait même très bien. Mais cette inconnue la détestait elle pour une raison qu'elle était incapable de s'expliquer... a moins peut-être que son... Père y soit pour quelque chose, puisqu'il avait été question de son géniteur dans la conversation. L’inconnue avait était l'émissaire d'une mauvaise nouvelle. Une nouvelle qui bouleversait visiblement sa mère. A moins que se ne soit la simple présence de cette étrange personne ? Décidément, elle était bien mieux toutes les deux !

Enfin, Isyë baissa les yeux sur sa fille pour lui offrir un sourire baigné de larmes qu'elle voulait rassurant. L'enfant le lui rendit, mais le cœur n'y était pas. Elle avait des questions plein la tête, mais elle n'osait pas les poser. Sa mère était malheureuse... Pour la première fois, Polgara était confronté au principe du malheur. Elle le connaissait de par les histoires que lui avait conté sa mère. Elle connaissait la tristesse, elle même l'avait connu lorsqu'elle avait vu mourir des animaux qu'elle considérait comme ses seuls amis. Elle connaissait aussi la fatalité, ses choses qui doivent arriver et que personne ne peut empêcher. La neige tombe lorsque vient la saison froide et personne ne peut l’empêcher. Mais le malheur, Polgara n'y avait jamais été directement confrontée et si c'était ce qui lui tordait le cœur à voir sa mère pleurer ainsi, elle ne voulait pas savoir...

Isyë soupira et s'assit enfin sur les racines d'un chêne centenaire. Un rayon de soleil en perça les ramures, réchauffant un peu Polgara qui se blottie dans les bras que lui tendit sa mère.

"C'est finit..." répétait-elle en lui carressant les cheveux.

Et Polgara avait beau lui répondre "je sais", elle ne cessait de se répéter, comme pour se convaincre elle-même, ou évoquer une évidence qui la terrifiait... Elles restèrent ainsi quelques heures sous le grand chêne, la fille contemplant la mère incapable de retenir ses larmes, fixant le ciel à travers les branches du chêne au dessus de sa tète. Puis enfin, après ce qui parut une éternité à la jeune fille, sa mère soupira et s'ébroua lentement. Elle ferma les yeux de longues minutes, comme pour empêcher ses larmes de couler définitivement et se leva en souriant à sa fille.

"Il va être l'heure de diner."

Polgara haussa un sourcil, il était encore bien tôt pour penser à diner, mais elle préféra ne rien dire, consciente que sa mère n'était pas au mieux de sa forme. Et puis, elle commençait à avoir froid. L'enfant hocha la tête, eut un regard plein de regrets pour la petite fleur qu'elle ne sauverait pas et suivit sa mère jusque dans leur petite maison. Elle l'aida à préparer un copieux repas, un peu perplexe. Il lui semblait que sa mère agissait par automatisme, mais là encore, elle préféra garder le silence, de peur de la blesser. Elle se montra sage et disciplinée des jours durant, n'échappant pas un mot plus haut que l'autre et gardant ses questions pour elle. La nuit, elle entendait sa mère pleurer et la rejoignait pour se blottir contre elle et s'endormir, bercée par ses sanglots sourds.

Le manège dura presque un mois. Isyë agissait comme si de rien n'était, mais chacun de ses gestes, chacune de ses paroles n'étaient plus qu'automatisme. Ses sourires étaient faux. Elle semblait loin. Très loin de sa fille. Très loin de tout. Son regard se perdait très souvent vers le ciel, qu'il soit clair ou couvert. Polgara tentait d'aider sa mère de son mieux, participant plus activement à la vie quotidienne, s'appliquant plus encore dans ses leçons... Mais rien n'y faisait et un soir, après un énième soupir maladroitement retenu, elle éclata. Posant violemment son couvert sur la table, elle releva les yeux sur sa mère qui sursauta. L'enfant semblait avoir prit dix années d'un seul coup. Comme si ces longues semaines l'avait obligée à grandir subitement alors que jusque là, elle vivait une enfance parfaite et heureuse.

Elle voulait comprendre, elle n'en pouvait plus d’échafauder des théories toutes plus farfelues les unes que les autres. Elle n'en pouvait plus de voir sa mère errer comme une âme en peine sans savoir pourquoi. Elle n'en pouvait plus de cette impression de ne plus lui suffire et surtout, elle avait peur, terriblement peur, parce que sa mère se comportait de plus en plus comme ces animaux qui s'éloignent de tout juste avant de disparaitre pour aller se laisser mourir loin des yeux indiscrets.

"Qu'est ce qui se passe ??!" demanda-t-elle enfin, après des semaines à retenir cette unique question résumant toutes les autres.

Isyë fronça les sourcils et soupira, comme si elle avait attendu ce moment depuis le départ de l'étrangère.

"C'est une longue histoire ma Pol..."

"Raconte là moi, nous avons tout le temps."

Isyë hocha la tête et se leva pour aller s’asseoir sur son lit, tendant les bras à sa fille qui se contenta de s'asseoir en face d'elle, tirant une discrète grimace à sa mère.

"Qui était cette... dame ?"

Elle devait prendre les choses dans l’ordre, pour espérer trouver des réponses à toutes ses questions.

"Ta tante. Elle était là lorsque tu es venue au monde. Polgara... Il faut que tu sache que ma famille m'a renié parce que je t'ai mise au monde..."

La jeune fille sursauta. Du haut de ses onze ans, c'était un aveux qui faisait mal. Isyë attira sa fille dans ses bras alors que quelques larmes roulaient déjà sur leur joues. L'histoire allait être effectivement très longue à raconter.  Et la Deva choisit de commencer par le début. Racontant à sa fille les débuts de sa propre vie. Comment elle était née dans une bonne famille Deva, au cœur de la capitale du Calandor. Comment elle avait apprit la magie, comment d'élève, elle était passée professeur à la Tour des Mages, comment elle avait rencontré et épousé son mari. Comment sa vie lui semblait belle et simple jusqu'à ce que tout bascule. Elle lui raconta alors que les Devas vivaient dans l'illusion du bonheur, attachés à des valeurs qui empêchaient le bonheur véritable, elle lui raconta qu'elle l'avait compris en rencontrant un Humain... De ceux qu'on lui avait appris à dédaigner, indignent qu'ils étaient de côtoyer la pureté des enfants d'Eternius. Seulement, c'était un enseignement qui n'avait pas correctement fait son chemin. Isyë raconta alors comment sa curiosité et sa tolérance l'avait conduite au plus grand des bonheurs, puis, au plus grand des malheurs. Elle lui raconta comment elle avait compris ce qu'était le véritable amour.

Elle ne lui épargna aucun détails, pas même l'assassinat si prévisible de celui qui était alors son mari. Elle ne cacha pas son rôle dans l'affaire. Elle avait prédit la chose et n'avait rien fait. Elle avait été prête à pardonner et suivre l'assassin, mais il avait disparut, purement et simplement, laissant la Deva privée de son immortalité, de son honneur et de son tout nouveau bonheur... Mais il lui avait laissé Polgara, il lui avait laissé sa fille, sa plus belle preuve et elle n'avait jamais voulu l'abandonner. Elle raconta comment sa famille tenta de lui faire entendre raison, comment il voulurent qu'elle retrouve son honneur, comment il voulurent effacer le passé et comment elle refusa.

Polgara écoutait attentivement, ne posant aucune question et soudain, la haine évidente de l'étrangère lui apparut comme une évidence. Elle la détestait parce que, par sa simple existence, elle avait détruit leur petite vie bien rangée. Plutôt que d'accepter leur erreur et celle d'Isyë, ils avaient préféré vivre avec des œillères et considérer Polgara comme responsable de tous leurs malheurs... Alors qu'elle, elle avait apprit à ne jamais rien détester, à toujours écouter, à toujours assumer ses actes, ses erreurs et ses progrès, sa propre famille en avait été incapable. Cette idée la révolta, mais elle resta de marbre, écoutant l'histoire de sa mère.

Chapitre Trois :

A présent, Polgara connaissait son histoire et si la rencontre avec sa tante l'avait obligée à grandir un peu plus vite que ne l'aurait voulu sa mère, toutes les révélations qu'entrainèrent cette rencontre la poussèrent vers plus de maturité. Bien plus que n'aurait du en posséder une enfant de son age. Dés lors qu'elle apprit la vérité, plus rien ne fut plus pareille pour elle.

Elle se sentait terriblement coupable. Coupable de la vie qu'elle imposait à sa mère. Pour préserver son existence, elle avait tout sacrifié. Mais elle était également terriblement en colère, parce que ce monde ne voulait pas d'elle, tout autour d'elle semblait renier son existence quant à son père ... Il ne lui fallut que quelques jours de réflexion pour décider qu'il n'était rien de plus qu'un déchet... Comme elle et il avait eut le malheur de lui transmettre cet héritage. Sa mère avait beau dire, sa mère avait beau sourire, au fond, elle aussi savait que le départ de Belgarath ne pouvait être prit autrement que comme un abandon. Après avoir détruit la vie de sa mère, il l'avait laissé à son sort et à ses espoirs idiots. Mais pour la jeune fille, le pire restait l'amour inconditionnel que sa mère semblait vouer à son père, comme si son départ avait été une nécessité, une fatalité et non une preuve de lâcheté ou d’égoïsme... ou tout simplement, de méchanceté. Comme si il n'avait pas pu faire autrement, comme si il ne pouvait cautionner la vie à laquelle ses actes avait condamné celle qu'il avait prétendue aimer.

Et tout ce temps, Isyë avait du assumer seule les actes d'un homme qu'elle continuait à encenser. Elle avait été reniée, chassée, elle avait du survivre seule et défendre son enfant... seule. Elle l'avait du l'élever, la protéger, lui apprendre à vivre... Seule. Polgara ne regrettait pas l'absence de son père, elle aimait sa mère largement assez pour se passer d'un père, mais dés lors qu'elle eut appris son existence et les raisons de son absence, elle ne put s’empêcher de penser à lui jour et nuit, au point qu'il devint une obsession. Mais si pour Isyë, il avait été une obsession d'amour, pour Polgara, c'était l'inverse. Elle le haïssait et plus sa mère lui parlait de lui, devenant intarissable sur le sujet dés lors qu'elle avait acceptée de l'aborder, plus Polagara le détestait, s'appliquant à devenir tout l'inverse de son mage de père.

Son apprentissage de la magie la poussa à développer une certaine affinité avec le feu. Et lorsqu'elle le fit fièrement découvrir à sa mère, cette dernière sourit. Elle ne sembla pas étonnée et lorsqu'elle lui avoua que son père avait la même affinité, Polgara se décomposa et décida de ne plus jamais user de cet élément qu'elle considéra dés lors comme maudit. Malgré les efforts de sa mère, elle s'y refusa jusqu'à la fin ... S'appliquant simplement à développer sa maitrise sur la Lumière, pour ressembler autant que possible à sa mère alors que cette dernière n'avait plus de cesse de la comparer à son père. Comme si l'annonce de sa mort avait fait céder une barrière chez la Deva. Elle semblait avoir besoin de le faire exister à travers sa fille, ce qui avait le don de l’exaspérer. Pourtant, jamais Polgara ne protesta, ne voulant pas froisser sa mère. Au fond, elle avait peur, parce que depuis l'annonce de la mort de Belgarath, Isyë n'était plus la même. Elle semblait très loin, rêveuse... presque folle.

Et plus les années avançaient, plus sa folie semblait grandir. Plus Polgara prenait de l'age et plus sa mère la comparait à son père. Jusqu'à ce que tout devienne pretexte à comparaison, comme si Isye voulait rattraper tout ce temps perdu à taire l'existence d'un père que Polgara aurait préféré ignorer tant la haine qu'elle ressentait à son égard la mettait au supplice. Elle se surprit plusieurs fois à penser que si il avait été encore vivant, elle aurait apprécié le tuer de ses mains...

Une fois, une seule, la jeune femme osa contre-dire sa mère. Soupirant et râlant alors que cette dernière la comparait une énième fois à son géniteur. Plus jamais elle ne s'y risqua, tant la colère de sa mère fut grande, séparant les deux femmes pendant plusieurs semaines. Un temps durant lequel Isyë refusa d'adresser la parole à sa fille, jusqu'à ce que cette dernière ne s'excuse et ne se voit obligé d’encenser elle aussi son père.

Chaque matin, Polgara contemplait son reflet dans le petit miroir du seul point d'eau de leur petite maison et chaque matin, elle se demandait si elle était assez vieille pour quitter cette vie. Elle aimait éperdument sa mère, mais la vie qu'elle était venue à lui imposer lui semblait de plus intolérable, au point qu'elle en vint à imaginer l'abandonner là au milieu de la foret pour fuir le fantôme de son père qui semblait y survivre.  

Puis, tout bascula sans que la jeune femme eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Longtemps, Polgara se cru responsable de son malheur et celui de sa mère, elle qui avait tant appelé de ces vœux un changements de vie, imagina que ses prières étaient à l'origines des événements qui la changèrent radicalement. Elle n'eut jamais l'occasion d'exprimer tout son ressentiment et ses regrets à sa mère. Elle n'eut jamais l'occasion de lui exprimer tout son amour et la supplier de redevenir comme... Avant. Avant qu'elle n'ose poser des questions et transformer sa mère en un fantôme vivant dans le souvenir de l’être aimé sans plus penser au présent ou même à l'avenir. Polgara entrait dans un age de rébellion... Cinq longues années qu'elle supportait les changements de sa mère sans broncher de trop. Du moins, elle ne l'osait plus. Cinq ans qu'elle voyait sa mère sombrer plus profondément dans un passé définitivement révolu sans qu'elle puisse l'accepter... Mais, elle ne put jamais exprimer ses humeurs d'adolescente...

Pourtant, ce matin se présentait comme tous les autres. Polgara se réveilla persuadée qu'aujourd'hui encore, elle devrait s'astreindre aux corvées que lui imposait sa vie d'ermite. Ensuite, elle écouterait sagement les leçons de sa mère qui n'avait plus rien à voir avec de fantastiques histoire de capes et d'épées... Elle apprendrait le langage de ceux qui reniaient jusqu'à son existence, elle apprendrait leur histoire et leurs coutumes qu'elle détestait, les trouvant trop... sages, trop lisses, trop arrogantes et terriblement ennuyantes ! Elle pensait que son après-midi serait consacré à l'exercice de la magie et sa soirée à l'élaboration du repas... Mais rien ne se passa comme prévu. Sa mère la tira de son lit en catastrophe, terriblement sérieuse, presque sinistre, elle lui ordonna de réunir quelques affaires dans un sac. Quelque chose se préparait, quelque chose qu'elle ne s'expliquait pas et dés lors que sa mère l'évoqua, Polgara prêta attention à son environnement, notant elle aussi un changement qu'elle ne put s'expliquer.

L'air était plus lourd ce matin là, au loin, quelque chose grondait, faisant vibrer l'air d'une tension malsaine et en y regardant bien, à l'horizon, elle pouvait distinguer une épaisse fumée noire monter de la foret. Un peu paniquée, mais heureuse de retrouver sa mère aussi assurée qu'autre fois, elle suivit chacun de ses ordres sans discuter.

"Pourquoi on ne pourrait pas rester ici ? Quoi qu'il se prépare, ça ne viendra pas jusqu'à nous. Tu l'as dis toi même, nous sommes loin de tout."

Isyë, occupée à fourrer diverses affaires plus ou moins identifiables dans un grand sac de voyage ne se retourna pas.

"Nous sommes plus prêt du danger que tu ne l'imagine. La frontière est barrée, quelque chose m’empêche de passer de l'autre coté, comme si ... comme si le Marksten se retrouvait soudainement isolé du reste du monde. C'est une magie puissante et malsaine qui est à l’œuvre. Je ne sais pas si nous serons en sécurité en ville, mais je suis certaine que nous le serons plus qu'ici."

Polgara s’immobilisa l'espace d'un instant, interdite.

"En ville ??? Mais ..."

"Je sais... Mais si le problème est aussi grave que je le pressens, personne ne s'occupera de notre présence."

Le ton assuré de la mère ne rassura que très peu la fille, mais elle finit de faire ses maigres bagages.
L'idée d'aller faire un tour en ville ne l'enchantait pas vraiment. Autre fois, se genre d'excursion l'aurait mise en joie, mais la seule et unique visite de sa tante l'avait refroidi et le contact social lui semblait depuis beaucoup moins attrayant. Elle ne voulait pas se rendre compte que tous les Devas étaient comme sa tante, elle ne voulait pas encore être regardée comme un monstre, mais elle n'avait pas le choix, elle aussi sentait cette étrange lourdeur malsaine dans l'air. Elle ne sentait soudain très mal à l'aise dans sa propre maison, comme si tout son être lui commandait de fuir au plus vite.

Polgara ne sut jamais vraiment comment la considéraient ses semblables. Sa mère avait vu juste, personne ne fit attention à leur présence. Il leur fallut plusieurs jours pour rallier à pieds la capitale mais lorsqu'elles y arrivèrent, Isyë ne prit pas le temps de s'attarder sur les changements et Polgara ne pu réellement apprécier l'ambiance d'une grande ville. Pas plus qu'elle n'avait pu apprécier le voyage, sa mère leur avait fait longer la frontière de l'Eryndôr, quitte à faire des détours pour ne jamais pénétrer dans le royaume des Sylvaris. Isyë ne craignait pas ses cousins, elle craignait ce qu'elle sentait sur leur terre. Beaucoup de magie, beaucoup de fumé, le sol tremblait à intervalle régulier, comme pour marquer la marche morbide d'une armée marchant sur un pays pacifiste. La traversée des Plaines d'Uireb fut rapide, autant que celle du fleuve et lorsque les deux femmes passèrent les portes d'Angor, Polgara comprit immédiatement qu'elles n'auraient jamais du quitter la protection des bois et de leur maison. Sans sa mère, elle aurait surement paniqué, car dans les rue régnait une ambiance de fin du monde. Tous les visages que la jeune fille croisait étaient froid et fermés, terriblement concentré sur leur tache qui semblait très importante. Armes et armures tintaient à chaque coin de rue, elle ne savait plus où donnait de la tête pour tenter de comprendre, se contentant de suivre sa mère, le cœur battant trébuchant souvent.

En passant devant plusieurs bâtiments, Isyë semblait presser le pas et rentrer la tête dans les épaules, elle n'était pas là pour sa famille, elle était là pour comprendre et tenter de protéger au mieux la vie de sa fille.  Elle se rendit directement à la caserne, là où elle savait qu'elle pourrait obtenir des réponses claires et précises. Elle se dirigea directement vers le quartier des sous-officiers, usant de son ancien statut de professeur à la Tour de la Magie. Elle n'était pas certaine qu'on la laisse passer, mais finalement, l'histoire tragique de sa famille n'avait pas fait tant de bruit que ça, ou bien avait été rapidement oublié, pourtant, elle prit bien soin de ne jamais énoncer son nom de famille par sécurité et présentait Polgara comme l'une de ses élèves.

"Des ordres ont été envoyés à Baradlûth, vous seriez mieux informé si vous vous y rendiez directement."

Le ton du capitaine vers qui elle avait été dirigé était froid, il était clair qu'Isyë lui faisait perdre son temps, mais par respect pour l'entente entre l'armée et les mages du Royaume, il lui répondit avec autant de politesse que possible sans pour autant cesser ses propres affaires.

"Certes, mais je reviens d'un long voyage. Mon élève et moi même avons longtemps été isolées, pour son enseignement, je n'ai aucune idée des événements récents. J'espérais pouvoir m'informer pour prendre les dispositions nécessaire avant de reprendre mon post à la Tour."

Isyë se tenait droite devant l'officier, sa fille dans son dos, elle lui avait fermement interdit d'ouvrir la bouche, quelque soit  la raison. La Deva n'avait jamais été très à l'aise avec le mensonge, mais si elle voulait avoir des réponses, elle n'avait pas le choix et Polgara devait passer pour une apprentie, se comporter comme telle et donc, garder le silence et une certaine distance avec sa mère. Pourtant, elle était terrifiée et elle aurait aimée pouvoir sentir le contact rassurant de la main de sa mère dans la sienne, mais elle ne broncha pas, jouant son rôle à la perfection pour ne pas encombrer sa mère.

L'officier dévisagea Isyë comme si elle sortait d'un autre monde, mais comme la Deva ne se démonta pas, se contentant d'hausser un sourcil, comme pour défier le Capitaine de faire la moindre remarque, ce dernier prit le partie de lui répondre le plus clairement et rapidement possible. De toute façon, la situation était claire. Les Démons avaient trouvés le moyen de passer de leur plan à Valhistar et tentaient d'envahir le pays. Le Calandôr les avaient repoussé sans trop de mal, mais le Roi du royaume des Humains n'avait pas eu la même force et l'Aquasca marchait sur l'Eryndôr ravageant ses forêts, se dirigeant tout droit vers les frontières Deva. Le Roi n'avait pas l'intention de les laisser faire et l'armée de Dorion devait se rassembler pour marcher sur celle de Lucius, l'arrêter et si possible, sauver ce qu'il restait à sauver chez les Sylvaris.

Cette idée fit sourire Isyë. Tout n'était pas perdu pour les Devas, il leur restait un peu de cœur au milieu de toute leur arrogance. La Deva remercia l'officier et prit rapidement congés. Elle avait bien fait d'éloigner sa fille du Marksten, personne ne savait ce qu'il se passait au delà de ces frontières, plus personne ne pouvait les passer, dans un sens, comme dans l'autre.

Satisfaite des réponses obtenue, mais indécises quant à la conduite à tenir, Isyë déambulait dans les rues en trainant littéralement sa fille derrière elle. Elle ne pouvait se résoudre à s'isoler pour laisser passer cette nouvelle tempête, mais elle ne pouvait pas non plus impliquer Polgara dans la moindre bataille, pas plus qu'elle ne pouvait l'abandonner là pour elle même prendre part au combat. Cherchant une solution, elle se dirigeait vers la sortie de la ville, espérant trouver un coin isolé, le temps de réfléchir sur la meilleure façon d'agir.

"La nuit porte conseil." avait-elle répondu à sa fille lorsque cette dernière l'avait interrogé sur ses intention.

Et le lendemain, elles prirent toutes les deux la direction de Baradlûth. De toute façon, Isyë n'était pas un soldat, si elle devait se battre, se serait au côté de ses confrères de la Tour, elle espérait que Polgara pourrait y trouver refuge, malgré son hybridation. Il ne leur fallut pas longtemps pour rejoindre l'imposant édifice. Immédiatement reconnue par ses pairs, Isyë pu s'entretenir avec l'un d'eux. Un  mage qu'elle avait pu un jour considérer comme un ami et qui ne semblait pas si surpris que ça de la voir réapparaître en ces temps troublés.

"Tu as toujours été trop généreuse." fut sa seule remarque avant qu'il ne consente à lui exposer en détails la situation avant qu'elle ne fasse pareille.

Silond, puisque tel était son nom, observa longuement Polgara. La jeune fille ne broncha, se tenant aux côtés de sa mère. Elle savait qu'en se présentant devant des étrangers, elle devrait supporter leur regard inquisiteur. Ce moment sembla durer un éternité, mais contre toute attente, le mage souris à la demi-Deva, d'un sourire chaleureux, comme ceux que sa mère pouvait lui offrir pour la rassurer après un cauchemar. Un peu prise au dépourvue, sur la défensive depuis qu'elle avait quitté son petit bois, Polgara se retrouva désarmé et mis un temps certain à sourire à son tour, d'un sourire peu assuré.

"Plusieurs d'entre nous se prépare à prêter main forte à l'armée. Les plus jeunes eux sont consigné dans la Tour, après l'attaque que nous avons essuyé à son pieds, le directeur préfère protéger les futurs génération et je suis de ton avis. Personne ne verra d'inconvénient à ce que tu reste parmi eux avec ta fille."

Isyë posa sur sa fille un regard soulagé avant de tourné un regard déterminé vers Silond. Jamais Polgara n'avait vu sa mère aborder ce genre d'expression et elle prit immédiatement peur, comprenant soudain qu'elle ne cherchait pas un refuge pour elle deux.

"Je me suis caché assez longtemps. Assura la sécurité de ma fille et je me joindrais aux mages qui marcheront aux côté de l'armée."

Le Mage hocha la tête, s'apprêta à ajouter quelque chose, mais Polgara fut plus rapide, saisissant la main de sa mère, elle échappa un cri plein de désespoir.

"Tu ne peux pas me laisser seule au milieu de tous ses étranger !!"


La peur perçait dans la voix de la jeune fille. Elle n'avait jamais croisé âme qui vive en 16 ans, à part peut-être sa tante et cette dernière ne lui avait pas franchement fait bonne impression. Aujourd'hui, tous les visage qu'elle croisait étaient fermé, froid, distant, concentré en un mot, terrifiant. Leur habitude, leur attitudes, rien n'était fait pour rassurer la jeune femme. Alors, l'idée de se retrouver seule au milieu de tous ses inconnus la terrifiait. Pour l'heure, ils semblaient tous bien trop occupé pour s'intéresser à elle, mais viendrait un moment ou ils manqueraient de distraction et Polgara en deviendrait une à ne pas douter. Elle avait parfaitement compris que son statut de bâtarde lui desservirait.

"Et tu pourrais... ne pas revenir."

Isyë avait raconté assez d'histoire à sa fille pour que cette dernière sache ce que signifiaient les mots "guerre" et "bataille". Ils étaient synonyme de "sang", de "mort" et de "malheur". Elle savait que si sa mère s'engageait dans les bataille à venir, elle pourrait y laisser la vie et l'idée lui semblait totalement surréaliste, alors, elle s'accrocha de plus belle à la main de sa mère, tentant de ce comporter au mieux comme une jeune fille.

"Je ne t'abandonnerais pas tu le s..."

"TU N'EN SAIS RIEN !!!!"
la coupa Polgara en hurlant, sentant la situation lui échapper... elle ne l'avait jamais vraiment contrôlé, mais à présent, elle perdait clairement la main.

Isyë sourit et passa un main douce sur la joue de sa fille qui haletait, n'accordant pas un regard aux mages lui jetant des coups d'oeil noirs. Elle se moquait de passer pour une enfants capricieuse. Elle ne voulait pas rester seule entre ses murs, au milieu de tous ces Deva au regard arrogant. Elle ne voulait pas abandonner sa mère, la laisser filer vers une mort probable. Elle avait bien trop peur que ce soit le prétexte qu'attendait sa mère depuis l'annonce de la mort de son géniteur. Mais le plaidoyer de la demi-deva fut interrompu par mage à l'allure guerrière avec ses longs cheveux blond strictement tressé et son armure de cuir léger. Pas que sa présence ne l'intéresse vraiment, mais ses mots, adressé à Silond attirèrent l'attention de sa mère qui fronça subitement les sourcils.

"Qu'elles rumeurs ? Quel mage ?" demanda Isyë, surprenant sa fille qui tourna enfin la tête vers les deux Deva qui semblaient en grande discussion.


Visiblement, le second venait apporter son rapport aux premier, Polgara avait sous-estimé son importance, mais elle s'en moquait, ce n'est pas ce qui l'empêcha de le dévisager comme il le fit avant de reporter son regard d'azur sur sa mère. Il y passe une chose que Polgara ne put identifier et au final, elle s'en moquait bien.

"Ce ne sont que des rumeurs qui courent depuis quelques mois. Depuis la chute d'Avalon pour être précis. Rien de concret, mais certain de nos éclaireurs affirment l'avoir vu, d'autres rapportent simplement les "on-dits" de nos voisins. Mais c'est impossible, la tête de ce mage à roulée dans les sable du Désert il y a bientôt 5 ans. D'autre rumeurs disent que tu le connaissais bien."

Le temps sembla suspendre subitement son cour, Isyë cessa de respirer, dévisageant Silond comme si il était fou, et Polgara l'imita, croyant à une mauvaise blague. Puis, le temps repris son court et Isyë échappa un sourire confiant et Polgara retint un juron, c'était définitivement une mauvaise blague.

"Quoiqu'il en soit, si tu veux partir avec nous, il te faut te hâter, nous ne tarderons pas. Les élèves ont été consignés dans les dortoirs, pour être sure que les plus téméraire ne braves pas les ordres. Les surveillants veille aux grains. Il me semble qu'Alda à été chargé de surveiller les premières années, tu pourra lui confier ta fille, elle n'est pas du genre à s'encombrer de préjugés et la traitera comme les autres."

"Inutile..."

"NON !!!"

Polgara releva des yeux surpris sur sa mère avant de soupirer franchement. Finalement, elle aurait préféré être laissé aux bons soins de cette Alda plutôt que suivre sa mère dans sa folie. Au moins avait-elle abandonnée l'idée de prendre part à la bataille.

"Nous ne sommes pas loin de Nékéharkhan, si tes rumeurs sont vraie, alors, il sera là-bas, j'en mettrais ma main au feu."


Polgara soupira de nouveau, s'attirant un regard amusé de Silond.

"C'est toi qui décide, tu n'a plus aucun obligation ici après tout. Mais fait attention à toi Isyë, Valhistar n'est plus sûre et tu te dirige vers l'un de ses plus grand danger... "

Le Deva s'inclina, soudainement très sérieux.

"Nos chemins se séparent donc à nouveau. Je prie pour qu'ils se croisent de nouveau un jour."


Isyë s'inclina à son tour, tirant à sa fille un haussement de sourcil perplexe, elle avait du mal suivre et à comprendre cette échange de politesse qui en disait plus long qu'il ne semblait.

"Rappelle moi aux bon souvenirs de nos amis. Au revoir mon ami."

Silond sourit et tourna rapidement les talons, Isyë en fit de même, entrainant avec elle Polgara qui ne revit jamais ni le Deva, ni Baradlûth.


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Polgara E.


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MessageSujet: Re: Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.   Dim 11 Jan - 21:04


Histoire

Chapitre 4 :

La demi-deva aurait aimé pouvoir protester, mais elle n'en fit rien. Elle savait qu'elle risquait provoquer la colère de sa mère si elle lui exprimer clairement son refus de se lancer à la poursuite d'une rumeur. Pour Isyë, c'était avant tout un espoir et la fille avait eu l'impression de voir les yeux de sa mère s'illuminer de nouveau à l'évocation de cette improbable possibilité que son amant ne soit pas mort. Elle ne comprenait pas cette envie soudaine de le retrouver, pourquoi ne pas l'avoir fait avant ? Pourquoi se lancer après des on-dit dans un monde au bord de l'implosion ? Pourquoi risquer maintenant leur vie dans un voyage qui n'avait pas de sens ? Isyë pensait-elle vraiment que sa fille serait en sécurité auprès de l'homme qui avait littéralement détruit sa vie avant de l'abandonner ? C'était complétement insensé, mais Polgara n'osait pas le faire remarquer elle n'avait posé qu'une question et la réponse ne l'avait pas vraiment satisfaite.

"Parce que nous ne pouvons plus faire demi-tour."

C'était la seule raison évoqué par sa mère et la jeune fille ne comprenait pas pourquoi. Après tout, dans leur petite masure, perdue dans les bois, elles ne risquaient rien, elles n'avaient plus qu'à attendre que l'orage passe, mais visiblement, sa mère en avait assez d'attendre, Polgara l'avait bien compris. Peut-être que se retour forcé à la civilisation avait éveillé l'écho d'un honneur longtemps enfoui, mais celà, Polgara ne pouvait le comprendre. Pourtant, elle ne pouvait se résoudre à abandonner sa mère, espérant que mise devant le fait accompli, elle comprenne enfin que leur place n'était pas là, au milieu d'un monde qui ne voulait pas d'elles.

"Je sais que tu ne comprend pas encore ma Pol, mais il faut que tu sache que certaine situation exige que l'on fasse preuve de courage. Même si notre place dans ce monde est contesté, nous en faisons partie et lorsqu'il est menacé dans son ensemble, nous nous devons de faire quelque chose. Pour préserver notre liberté et les génération futur. Je ne veux pas que tu vive dans un monde de flammes et d'horreur ma Pol, c'est pour cela que nous ne pouvons plus faire demi tour et c'est pour cette raison que je ne veux plus rester cacher. Pas cette fois. cette fois, c'est trop grave."

Les deux femmes étaient installée autour d'un feu de camp rudimentaire. Isyë avait usé de sa magie et de ses connaissance pour faire en sorte que la fumée ne s'élève pas et que les flammes ne brilles pas de trop afin de ne pas signaler leur présence et elle en profita pour apprendre le tour d'une simplicité enfantine à sa fille. Une peu boudeuse, Polgara écouta sa mère et fronça les sourcils, de loin, il lui semblait comprendre ce que tentait de lui expliquait Isyë, même si elle ne pouvait réellement saisir le concept de liberté, n'ayant jamais réellement été confronté à l'enfermement de la civilisation, elle en connaissais l'existence à travers l'histoire et compris que si tout les héro du temps passé avaient décidé de se terrer en attendant que l'orage ne passe, il ne serait certainement jamais passé et sa vie aurait certainement été bien plus compliqué. Mais elle ne comprenait pas bien comment une seule personne pouvait faire pencher la balance, comment sa mère seule pouvait espérer changer les choses. Le regard plongé dans les petites flammes, elle tentait de comprendre.

"Qu'est ce que nous pourrions bien changer aujourd'hui ?" demanda-telle sans vraiment s'en rendre compte.

"Rien... ou peut-être tout. Tu ne dois jamais attendre d'être certaine de faire la différence pour agir, car jamais, l'occasion ne se présentera seule. Tu dois agir pour ce en quoi tu crois, peut importe que ta force soit suffisante ou non, elle sera toujours un plus pour n'importe quelle bataille."

Polgara fronça de nouveau les sourcils puis hocha la tête et pour la première fois depuis qu'elles avaient quitté leur demeure, offrit un sourire franc à sa mère. Tout était encore flou, parce qu'elle ne connaissait rien du monde, mais il lui semblait comprendre les paroles de sa mère. Il lui semblait comprendre, qu'au fond, Isyë se battait pour sa fille et pour que ses espoirs deviennent réalité. Elle ne se battait peut-être pas pour une grande cause, mais si chaque être vivant en faisait autant pour son propre bonheur, le monde serait peut-être moins triste.

"Que se passera-t-il dans le désert ?"

Isyë haussa les épaules et fixa sa fille avec un petit sourire confiant malgré ses paroles.

"Je ne sais pas ma Pol... Je n'en sais rien. Peut-être le Nékéharkhan est-il déjà au prise avec les Démons, peut-être pas. Peut-être ton père est-il en vie et si c'est le cas... Je ne sais pas, nous aviserons sur le moment. Tout ce qui m'importe c'est ta sécurité, et je sais que dans le Désert, tu pourra le trouver. Ton père n'est pas mort pour ses crimes, il est mort pour ses idées. Je sais bien que tu ne peux pas le comprendre, mais dans le désert se cache des hommes et des femmes qui défendent des valeurs justes comme l'égalité, la liberté, le partage et c'est ton père qui les a réunit. Chez eux, tu sera en sécurité, de cela, je suis certaine."

Polgara haussa les sourcils, complétement prise au dépourvu. Pourquoi donc sa mère ne lui avait-elle jamais parlé de ça ? Et comment avait-elle pu se renseigner alors qu'elle ne c'était jamais quitté. La jeune femme interrogea sa mère du regard qui se contenta de lui sourire de façon très énigmatique ce qui eut le don de faire éclater de rire la jeune femme, rapidement suivit de sa mère. Comme si ce simple aveux expliqué des mois d'incompréhension et qu'enfin, la mère et la fille se retrouvait, comme avant...

La jeune femme venait de comprendre l'entêtement de sa mère à allait vers le Sud. Peut-être y avait-elle déjà réfléchis. Peut-être avait-elle déjà eut envie de tenter de rejoindre ses hommes et ses femmes et peut-être que si elle ne l'avait pas fait, c'était pour échapper à la réalité de la mort de leur leader. Mais avec ses rumeurs, les choses changeait et Isyë reprenait espoir, non pas pour elle, mais pour ce qu'elle voulait voir devenir une famille.


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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.   Dim 11 Jan - 21:28

Bon déjà dis en mp, mais je te souhaite officiellement la bienvenue parmi nous, tu es bien partie pour ta présentation, donc juste préviens nous lorsque tu aura fini Wink
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MessageSujet: Re: Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.   

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Dame à la Cour ... Et bien plus que ça.

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