Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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  Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup

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Ilphrin Velardon

L'Ombre du Loup

L'Ombre du Loup
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MessageSujet: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Mer 5 Nov - 20:26


Ilphrin Velardon


  • Rang : D
  • Race : Asura
  • Age : Entre 300 et 400 ans, il ne se souvient pas vraiment de son anniversaire.
  • Royaume/faction : Là où l’on me paye / Celui qui me paye  
  • Fonction(s) : Mercenaire assassin
  • Classe : Assassin

 
Équipement et Pouvoirs


  • Arme(s) :
    - Deux grandes dagues qu’il sait manier au combat. Elles font la taille de son avant-bras et traverse sans difficulté un homme non protégé par une armure,  de part en part. Avec une garde noire, ce sont à ne pas en douter des lames asuras.  
    - Une arbalète, pour faire face à toutes les situations, on ne peut pas toujours approcher sa cible.

  • Armure :
    - Une armure souple en cuir pour ne pas le gêner dans ses mouvements lors de ses voyages. Elle n’a pas d’aspect particulier et c’est le genre d’armure que porte toute personne se trouvant sur les routes.
    -Selon le type de mission, il sera possible de le voir uniquement en tenue civile, ou avec une tenue sombre de tissus, le couvrant de la tête aux pieds. Il a un baluchon avec lui, pour transporter quelques vêtements. Une armure n’est pas toujours indispensable lors d’un assassinat et n’est  pas toujours la plus discrète des tenues.
    -Une grande ceinture, ainsi qu’une lanière de cuir traversent son torse. Les deux ont de nombreuses poches dans lesquelles sont rangées de nombreuses petites fioles, contenant divers liquide, avec des effets tout aussi divers. Ces potions sont des compositions et des recettes maisons.

  • Objets spéciaux :
    /

  • Familier :
    Un loup qu’il a nommé Aethor en l’honneur des deux morts au combat. L’asura et lui partagent un lien qui unit leurs deux âmes. Le loup veille comme il peut sur l’assassin et l’aide à présent pour sortir ou entrer des villes en toute discrétion. Il n’approuve pas le chemin choisi par sa moitié, mais ne l’abandonnera pas pour autant. Il est persuadé que l’assassin pourra revenir à lui et redevenir l’être plus doux et protecteur qu’il fut.

  • Caractéristiques raciales :
    Espérance de vie : immortels,
    Sens supérieurs : Nyctalopie : voit dans l'obscurité.
    Magie et agilité supérieures
    Résistance physique inférieure
    Résistance magique supérieure
    Animiste envers les créatures de ténèbres

  • Don(s) : (Réservé au staff)
    -
  • Sorts / Techniques / Domaines :

    Sorts

    - Liaison avec son animal totem:(Rang C)
    Lui permet d’avoir un familier animal, avec lequel il partage un lien magique, qui les relie à l’âme l’un de l’autre. Ainsi, l’homme peut par exemple voir au travers ses yeux ou ressentir ce que ressent son familier, communiquer des sentiment à distance avec ce dernier. Ce rituel ne peut être effectué qu’une fois lors d’une vie et c’est l’animal qui vous choisi, pas l’inverse. Dans le cas d’Ilphrin, son animal est un loup.

    -Animiste envers les créatures sauvages (son tatouage) :(Rang D)
    Son tatouage lui permet d’avoir une empathie accrue envers les créatures sauvages.

    -Perte des sens : (Rang C)
    Le sort ne dure pas longtemps quelques secondes, mais déboussole ses victimes. Celui-ci perd provisoirement ces cinq sens. Il représente l’avantage de pouvoir être lancé rapidement et de donner quelques secondes cruciales.

    -Vol d’énergie : (Rang A)
    Un enchantement long à réaliser, à placer provisoirement sur une arme, le sort tient 15 jours. Il coûte cher à mettre en place et peut se révéler peu rentable. Il dépend du temps que l’arme restera dans le corps de ses victimes. Tant que l’arme reste dans le corps d’un être vivant (ne marche pas sur les vampires et les mort-vivants) elle vide sa victime d’énergie pour la transmettre au propriétaire de l’arme.

    -Immobilisation : (Rang C)
    Ce sort demande une bonne préparation. Les marques doivent être préparées à l’avance et la victime doit finir dessus. Une fois qu’un pied est posé dans le cercle, la victime se retrouve complètement immobilisée et ne peut même pas crier. Le sort tient une dizaine de minutes pas plus…enfin pour un sorcier plus puissant, il durerait plus longtemps.

    Techniques

    -Poisons :
    Spécialiste des poisons, ses dagues et ses carreaux en son imbibés. Il peut vous paralyser, vous tuer, vous rendre handicapé etc, etc, de manière provisoire ou définitive. Cela dépendra des besoins et des demandes de son contractant.

    -Furtivité :
    Il sait se déplacer sans être vu et entendu, son métier l’y oblige.

    -Crochetage :
    Peu de porte lui résiste, sauf si elles sont scellées par magie.

    -Combat :
    Ilphrin sait manier ses deux dagues. Pour les combats au corps-à-corps, il a un style qui mise sur la surprise, l’agilité et la vitesse. De plus, il ne cherchera que rarement les points vitaux, mais un point qui fait défaut dans votre défense. Les poisons sur ses armes se chargeront du reste. Sans poison, il restera un adversaire dangereux, car il connait les emplacements des points vitaux et sait viser des interstices étroits. Pour se défendre, l’asura est plus à jouer sur l’esquive, qu’à parer et il gère plutôt bien les notions de distance avec les armes. Ce n’est donc pas un adversaire à sous-estimé
    Pour l’arbalète, l’asura fait partie des bons viseurs. Il ne faudrait pas qu’une proie lui échappe, il ne faudrait pas ternir à sa réputation.

    Talent

    -Chant, mais il ne l’exploite plus depuis quelques années.


Description physique
Pour un Asura, Ilphrin a une belle stature, avec son mètre 90, pour 95 kilos de muscles. Il reste tout de même un Syl et malgré une musculature visible, les muscles sont finement tracés, apparents, mais pas exubérants. La pigmentation de sa peau est brune, contraste avec sa chevelure longue et blanche, qui lui arrive jusqu’au milieu du dos : C’est un pur asura et cela se voit. Il y a souvent des tresses dans sa chevelure, allant de deux à quatre, sur la droite ou la gauche, selon l’humeur de l’assassin. Il laisse ses cheveux libres la plupart du temps, bien qu’il lui arrive de les attacher lorsqu’il doit accomplir son travail.
Son visage possède des traits durs pour un asura, sans pour autant avoir un visage carré ou trop marqué, il reste un Syl. Ses iris bleus lui donnent un regard tranchant, froid ou lointain, ce qui met rarement son interlocuteur à l’aise. L’asura est une personne froide, sévère et rien dans sa physionomie ne vient contredire ces traits de caractère, à part sa démarche souple au diapason de ses origines asura et également dû à son métier. Ilphrin a un tatouage un peu particulier (cf histoire et pouvoir), ce dernier couvre la moitié droite du visage de l’homme ainsi que la partie droite de son torse jusqu’au bassin et son bras droit au complet, sauf la main.  De plus, son corps est parsemé de nombreuses cicatrices, de fins traits blancs sont présents sur son torse, ses jambes, son dos. Une vie de meurtrier laisse de nombreuses marques, même pour un spécialiste des poisons.

Description psychologique
Calculateur, froid, méthodique et propre sont ses traits de caractère principaux. D’une nature patiente, il prendra le temps qu’il faut pour parvenir à ses objectifs. Il est également  passionné et extrême, la perte récente de son amour et de son frère de combat l’ont rendu plus sensible. L’asura se contrôle pour ne pas exploser n’importe comment, mais lorsqu’on lui laisse le moindre interstice pour que sa rage s’exprime, alors il ne retient plus sa colère, sa douleur et sa haine. Même s’il doit s’écœurer lui-même, il a décidé de ne plus revoir la lumière, de s’enfoncer dans les ténèbres et la boue. Des notions récentes pour lui, car elles datent de sa période mercenaire et non de son éducation d’assassin. Il est le genre d’individu à ne pas revenir sur ses décisions et à ne pas faire marche arrière. L’humanité qu’on lui a accordé quelques années lui semble trop insupportable, il veut maintenant s’en débarrasser. Devenir la machine qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être.  C’est donc un être écorché vif, qui essaie de trouver le repos dans le sang et le meurtre, une routine qu’il n’aurait jamais dû mettre de côté, une routine qui aurait dû rester la sienne, car après tout, il ne sait faire que cela. Paradoxalement, il est plus violent maintenant pour cacher qu’à présent, il peut ressentir de la compassion pour certaines de ses victimes. Cette compassion s’accompagne d’un embryon de sens moral ou de notion de justice. Avec la disparition des personnes qui étaient en train de lui inculquer ces valeurs, leur devenir est incertain.



Histoire

Il faisait sombre, comme d’habitude dans la cité de Gawthren. Dans l’un des manoirs des beaux quartiers de la cité, l’ambiance d’une pièce était en accord au temps. Une femme asura, vêtue d’une tenue digne de sa condition, était debout au milieu de la pièce. Face à elle, un livre ouvert sur les genoux, assit dans un fauteuil richement brodé, son mari un asura vêtu luxueusement, lui parlait doucement.

« Es-tu certain qu’il soit bon de le laisser sortir ? »

Le petit asura, caché derrière la porte de la bibliothèque, entendait les trémolos dans la voix de sa mère. Il aimait beaucoup sa maman, comme tous les enfants, mais il trouvait qu’elle s’inquiétait trop. L’enfant était conforté dans son opinion par son papa, qui lui avait promis de convaincre sa femme.

« Tu ne peux pas l’enfermer à la maison pour toujours ma tendre. C’est un garçon, si tu ne l’envoies pas un peu dehors pour se dépenser avec d’autres enfants, tu vas encore te retrouver avec des œuvres d’arts abîmés. »

Un sourire était apparu sur le visage de l’enfant quand il avait entendu la voix d’homme, le ton de son père était toujours calme. Le petit garçon se sentait rassuré, en entendant seulement la voix de l’asura adulte. Le sourire disparut bien vite à l’évocation de l’accident d’hier. Le petit asura avait pris une des épées fixées sur le mur pour jouer. Trop lourde pour lui, le gamin avait cassé quelques objets dans la maison.

« Justement, c’est une raison de plus pour le punir. »

Le petit garçon rentra la tête dans les épaules quand il entendit la colère dans la voix de sa mère. Il ne pouvait pas voir ses parents, il n’était pas dans la même pièce, pourtant il était impressionné par les colères de sa mère. Il entendit son père rire avec malice, il y en avait au moins un que la situation amusait.

« Tout au contraire ma chérie. Nalfeim entre au lieu d’écouter aux portes, ce n’est pas poli. »

L’enfant s’était figé en entendant la dernière phrase de son père. Il ne savait pas comment son géniteur l’avait entendu. Il était certain de n’avoir fait aucun bruit. Le garçon ouvrit cependant vite la porte, les colères de son père étaient plus impressionnantes que celles de sa mère. Penaud, il se présenta devant ses parents. Sa mère le fusillait du regard, furieuse contre lui non seulement pour la bêtise d’hier, mais aussi pour celle de maintenant. Son père avec un air amusé sur le visage lui fit signe de s’approcher. Il lui posa une main réconfortante sur l’épaule, puis reprit.

« Tu vois ma chère, plus il sera enfermé, plus il fera de bêtises. Il va d’ailleurs te promettre une chose, si tu le laisses sortir cette après-midi, il se comportera plus sagement. »

Nalfeim dû retenir un saut de joie, mais le sourire et les yeux pétillants de garçon parlaient tout autant. Il s’empressa d’ajouter pour sa mère

« Je te promets maman. Je serai sage, promis, promis. »

L’insistance du garçon illustrait son envie de sortir. La mère souffla et regarda son mari, un sourire désabusé se traça sur ses traits délicats. Lorsque le père et le fils s’y mettaient ensemble, elle ne pouvait pas leur résister.

« Bien. Tu as la permission de sortir. »

Les yeux du petit garçon se firent ronds de surprises. Après quelques secondes, le temps que l’information parvienne au cerveau et soit surtout vérifiée deux fois, il sauta en hurlant. Il s’accrocha au cou de son père, puis couru vers sa mère pour l’embrasser sur la joue.

« Merci maman. Promis, je ne casserai plus rien »

Sur cette bonne parole et sous le rire des parents, l’enfant quitta le manoir en courant. Il ne savait pas alors qu’il n’aurait pas l’occasion de tenir sa promesse, qu’il ne remettrait plus jamais les pieds dans ce manoir. Nalfeim ignorait même qu’il finirait par effacer ses parents aimants et son identité de sa mémoire.

Le petit garçon finit par réunir d’autres enfants asuras présents dans les rues. Il était resté dans les beaux quartiers, pour ne pas inquiéter sa mère. Nalfeim jouait avec ses copains, lorsqu’il se figea brutalement. L’enfant sut qu’il était victime d’un sortilège, car il ne pouvait pas émettre le moindre son, ni même bouger le petit doigt. Un voile noir et la perte de conscience mirent fin à la peur qui commençait à monter chez le gosse.  

Nalfeim avait mal au crâne, il n‘ouvrit pas les yeux tout de suite et commença par se redresser. Sa main heurta sur le sol un poignard, surpris, il ouvrit les yeux brusquement. Avec horreur, il réalisa qu’il était dans une sorte de grande cage. D’autres enfants asura étaient là et tout le monde avait un couteau. Les enfants se regardèrent étonnés, apeurés, affolés et ne sachant que faire. Un son brutal et métallique les fit sursauter, puis ils levèrent le nez. Sur leur cage se tenait un asura adulte. Celui-ci les regardait avec jubilation et ses yeux violets brillaient d’un éclat cruel.

« Bien tout le monde est debout. La règle est simple : un seul d’entre vous survivra. »

Les enfants le regardèrent, ils ne voulaient pas comprendre les implications d’une telle phrase. Devant leur hésitation, l’adulte décocha un carreau d’une petite arbalète

« Un de moins. » hurla-t-il avec une joie malsaine.

Certains enfants crièrent et se recroquevillèrent, d’autres tournèrent leurs armes contre leurs homologues. Nalfeim se défendit contre un agresseur. Il réalisa à peine qu’un autre enfant venait de le tuer par-derrière, que ce sauveur se transforma en assaillant. Il n’y avait dans cette scène que de la violence, de la peur, de la panique, du sang et finalement la mort. Par chance, Nalfeim fut le dernier à être debout. Son regard s’ajusta, sa conscience que l’instinct de survie avait effacée pour la bataille, revenait à la réalité. La conscience de l’enfant découvrit les six cadavres dans l’arène, ensanglantés, mutilés. Aucun d’entre eux n’avait l’expérience du combat, ils avaient frappé au hasard, avec l’énergie du désespoir et autant de fois qu’il le fallait pour être certain que l’adversaire ne les tuerait pas.  L’enfant se plia en deux et vomit devant l’horreur de la scène.

« Bien mon petit. La chance est importante dans notre boulot. »

Le bourreau avait assisté à toute la scène. Son ton doucereux révulsa Nalfeim, autant que la satisfaction qu’il lut sur le visage de l’adulte. Celui-ci lui jeta de quoi se nourrir et boire et ajouta avec entrain.

« T’as le droit de manger et de boire. Demain t’aura de nouveaux jouets.»

L’enfant cria. Il avait dit qu’il le laisserait sortir de là. L’adulte se contenta de rire devant les cris désespérés du gamin.

« Et passes une bonne nuit avec tes camarades. Au fait, il fait froid la nuit. »

Tout cela n’était qu’un jeu pour l’adulte en face de lui. Les larmes coulèrent sur les joues de l’enfant, qui se recroquevilla, pour ne plus voir les cadavres autour de lui. Avec un peu de chance, il se réveillerait de ce cauchemar. La nuit avançait, sans qu’il puisse s’endormir, sans qu’il ose bouger. Le froid était de plus en plus intense. Le petit asura commençait à trembler, il devait trouver de quoi se couvrir. Le gamin fit le tour de la cellule et il ne trouva rien pour se couvrir. Il regarda alors les corps au sol.
Bizarrement, il ne se sentit plus révulsé alors que la scène n’était pas moins violente. Sa conscience était passée au second plan, à nouveau. L’instinct de survie ne s’encombrait pas de morale, ni de dégoût. Sans hésitation, l’enfant décida de dévêtir les cadavres. Il avait du mal à retirer les vêtements, entre la rigidité cadavérique et le sang qui avait coagulé, les vêtements collaient. L’asura ne put s’empêcher de vomir une nouvelle fois lorsqu’il dévêtit le premier cadavre, voir était une chose; toucher un corps une autre, sans parler des bruits et de l’odeur.  Au dernier des six corps, Nalfeim ne sourcillait même plus, l’adaptation faisait son travail. Le gamin enfila les tenues les plus grandes, celles trop petites, il les coupa à l’aide de son couteau, afin d’en faire des sortes de couvertures. Avec ces tenus en plus, il retrouva un peu de chaleur et finit même par s’endormir. Il devait reprendre de l’énergie, son corps ne lui laissait pas le choix, c’était nécessaire pour survivre.

Les bruits de pas sur le sol réveillèrent l’enfant avant que son bourreau n’arrive. L’adulte le dardait toujours avec un air satisfait.

« Bien tu sais utiliser tes sens en cas de danger. Bon instinct de survie et tu t’accroches. C’est bien mon petit, tu pourras bientôt sortir vivant. »

Le ton était réellement celui de l’encouragement, ce qui paraissait incongru.  Il lui jeta la nourriture et l’eau à travers les cages et continua sur le ton de la conversation badine.

« Tu n’imagines pas à quel point c’est pénible, quand vous vous laissez mourir dans la cage durant la nuit. »

Le ton de reproche que Nalfeim entendit dans la dernière phrase ne lui fit rien. Ce qui l’aurait révolté la veille, ne l’atteignait pas ce matin, pas après cette nuit. Soudain, l’enfant sentit son corps s’alourdir, ses sens s’engourdir. Du poison ! Il recracha ce qu’il avait dans la bouche, sous les rires de l’asura.

« Encore un brin naïf, mais ça peut se corriger. »

Ce fut les derniers mots que Nalfeim entendit, avant de s’endormir. Pour se réveiller dans la même arène. Sans perdre une seconde, il se releva et saisit l’arme au sol. De nouveau, il n’était plus seul, un autre garçon asura lui faisait face. Le bourreau lança joyeusement

« Vous connaissez les règles. Promis, c’est le dernier round, après je libère le survivant. »

Les deux enfants se ruèrent l’un sur l’autre avec une énergie nouvelle. Ils avaient tous deux acceptés de jouer à ce jeu depuis hier. Ils se donnèrent de coup de couteau, des coups de poing ou de pieds, lorsqu’ils perdirent leurs armes. Ils se retrouvèrent tous deux sur le sol, alternant la position dominante et le danger. L’adulte poussait des cris d’encouragement et s’amusait de cette lutte acharnée, qui n’avait qu’un seul objectif la survie. Le combat de deux enfants inexpérimentés ne dura pas des heures et heureusement pour Nalfeim, il fut le plus endurant. Il acheva son adversaire avec un des couteaux dispersés sur le sol, leur bourreau n’avait pas retiré les cadavres, ni les armes du précédent combat. Le spectateur applaudit, l’enfant leva un regard de défi à celui-ci : Il était prêt pour l’étape suivante.

« Ahah, je suis ravi de voir que tu commences à prendre du plaisir. »

Nalfeim ne répondit pas, il n’y prenait aucun plaisir. Il se contentait de faire ce qu’il fallait pour survivre, mais l’enfant ne répondit rien. Il ne voulait pas parler à ce tordu.

« Toutefois c’est terminé, tu es liiibre ! Félicitations ! »

Le bourreau avait levé les bras et prononcé cette phrase avec emphase. D’un bon souple, il sauta à terre, près de la porte de la cellule. Nalfeim ne prononçait toujours pas un mot et continuait à fixer son interlocuteur. Avec une joie certaine, son interlocuteur poursuivit.

« Et comme tu es un homme libre. »

À peine l’adulte eut tourné la clef dans la serrure et ouvert la cage, que l’enfant se jeta sur lui. En moins d’une seconde, son tortionnaire l’avait maîtrisé. Nalfeim se retrouvait désarmé, au sol avec un genou qui lui labourait le dos et le faisait grogner de douleur. Le bourreau, quant à lui poursuivit son discours, comme si rien ne s’était passé.

« Tu as le choix. Partir retrouver ta famille et dans quelques jours, les représentants de l’autorité arriveront. Ils te retrouveront ainsi que l’arme des crimes et tu finiras, dans le meilleur des cas, mort. Dans le pire, je te garantis que la petite expérience vécue ici est charmante en comparaison de la prison noire…surtout pour les meurtres d’une douzaine de gosses. C’est mal tu sais, très mal... »

Nalfeim avait commencé par se débattre, mais le bourreau s’était contenté de raffermir sa prise, augmentant la douleur. L’enfant avait fini par arrêter et écouter sérieusement la proposition du malade au-dessus de lui. Le bourreau s’amusait et faisait de l’ironie, il était content, il avait enfin ce qu’il voulait.

« Ou tu viens avec moi. Je t’enseignerais tout ce qu’il faut savoir pour être parmi les meilleurs assassins. Tu vois je suis dans le haut de ce classement, mais depuis quelques années, je commence à m’ennuyer et prendre un disciple, vois-tu, ça parait amusant. Je n’ai encore jamais vécu cette expérience, mais je te garantis tu seras dans les meilleurs…ou tu seras un futur cadavre, mais là ça ne dépend pas de moi, mais de toi.»

Il était difficile de prendre au sérieux une proposition faite sur un ton si superficiel. Pour son interlocuteur, il faisait un jeu sans grande conséquence : Soit il avait un nouveau jouet, soit il n’avait rien et continuait comme avant. Le cerveau du gamin tournait à plein régime, car pour lui les conséquences étaient plus graves. Il n’y avait pas de bonne solution et toutes risquaient de mal se finir. Il était effrayé à l’idée de la prison noire, de la corde qui pouvait l’attendre ou de suivre le psychopathe qui lui faisait ‘cette offre’. L’assassin referma un peu plus sa prise, la douleur se fit plus intense et l’enfant hurla.

« Le sable coule dans le sablier, il faut se dépêcher. »

Il continua de resserrer, rien de tel que la douleur pour prendre une bonne décision rapidement. Par bonne décision, l’assassin pensait bien une décision dans sons sens.

« Je vous suis ! Je vous suis ! »

Hurla l’enfant, aussi bien à cause de la peur, que de la douleur. Aussitôt, il sentit que le bourreau avait lâché sa prise. Il put respirer normalement et se roula sur le côté.

« Heureux de constater que tu es également intelligent. Tu as donc saisi qu’il ne sert à rien d’essayer de t’échapper ou de me tuer, j’ai trois siècles d’expérience dans le domaine. Je t’apprendrais aussi à torturer efficacement les gens si tu veux tout savoir.»

Le ton était toujours aussi léger. Nalfeim était pourtant effrayé, car il ne se fiait pas à la voix aérienne et joueuse, mais aux yeux du meurtrier sadique qui lui faisait face. L’asura n’en douta pas une seconde, s’il tentait une évasion, non seulement l’assassin en face de lui le torturerait, mais il le ferait avec plaisir non dissimulé. Le petit garçon lui fit un signe de la tête pour montrer qu’il avait compris.

« Bien, pas la peine de te présenter. Ton nom changera autant de fois que je le voudrais. Tu m’appelleras maître de ton côté. Maintenant première leçon : la disparition de cadavre. C’est simple, pas de corps, pas de mort donc pas d’assassin. »

L’assassin avait dit ces derniers mots comme s’il offrait un cadeau. Nalfeim hocha simplement la tête et commença silencieusement la besogne, en suivant scrupuleusement les ordres de l’assassin. Intérieurement l’enfant se promit de ne jamais oublier son nom, son âge et son identité…Il était encore trop naïf.
L’adulte aida l’enfant qui ne pouvait pas faire tout faire seul, il n’avait pas encore la taille, ni la force. L’assassin avait cependant choisi de prendre un enfant, car ceux-ci étaient plus facilement manipulables et il pourrait le façonner selon ses désirs.

Ils quittèrent tout de suite le royaume d’Aranathdôr. Son maître savait que ce n’était qu’une question de jour, avant que les services de l’ordre ne découvrent cette planque. Ils arrivèrent trop tard et ne surent jamais ce qui s’était passé. Tous les enfants furent déclarés disparus, bien que le sang trouvé sur le sable ne laissât que peu de place à l’espoir.

L’Ombre de Nektan, c’était le nom de l’assassin dans le milieu. Il opérait en effet depuis trois siècles, mais personne ne connaissait son origine, son âge ou son nom. Il se promenait sous divers pseudos dans les royaumes, se faisant passer pour un saltimbanque auprès de gens de la population. Nalfeim ne découvrit rien de plus sur son maître, qui pourtant tint sa parole. L’entraînement était rude et certaines des cicatrices visibles sur son corps proviennent de celui-ci. L’Ombre de Nektan lui enseigna tout : Combat, poison, furtivité, manipulation, politique, géographie, codage, lecture, écriture, torture, pistage, résistance aux substances, comment préparer un assassinat, comment s’intégrer à la population avec de fausses identités, il ne lui cacha rien. L’assassin apprit à l’enfant à chanter, pour améliorer sa couverture de saltimbanque. Nalfeim semblait avoir un  don, ses chansons n’étaient pourtant pas exceptionnelles. Elles manquaient d’âme pour faire vibrer le public, ce qui était pour le mieux. Ils devaient éviter de devenir des saltimbanques avec une bonne réputation. Au début, l’enfant ne participait pas aux missions, puis il commença comme guetteur. Son implication alla de plus en plus loin avec le temps, jusqu’à ce que son maître le juge digne de réaliser complètement sa première mission.
Il s’était passé plus de 100 ans avant que le maître juge son élève digne de réaliser cette dernière, l’enfant était devenu un adulte. L’apprenti assassin reçut l’ordre de s’occuper d’une enfant. C’était une histoire assez classique d’héritage avec des parents ne laissant que deux héritiers, leur enfant et une sœur avide. Sans sourciller, l’assassin s’occupa de la gamine de huit ans pour une coquette somme. À son retour l’Ombre de Nektan l’applaudit. Il lui demanda alors si l’adulte se souvenait de son nom, de son âge, de son identité d’avant. L’apprenti devenu assassin lui répondit que non, le maître fêta alors la naissance de cette seconde ombre.

Le disciple avait bien changé, l’enfant chahuteur qui promettait à sa mère de bien se comporter avait complètement disparu. Le comportement de l’Ombre de Nektan lui paraissait un soupçon excentrique, mais pas anormal. Il ne partageait pas avec lui le goût de la torture, ce n’était pas un sadique, cependant le disciple faisait ce qui devait être fait. C’était devenu un adulte plutôt silencieux, discret, mais méthodique, soigné et capable d’aller jusqu’au bout et sans la moindre trace d’hésitation. Il avait cependant un petit défaut, il aimait bien dormir en agréable compagnie, féminine ou masculine, il n’était guère difficile sur le sujet. Le disciple faisait juste attention de trouver des partenaires d’un soir et il ne mélangeait jamais travail et plaisir personnel. Les deux opérèrent sous le même nom encore une centaine d’années. L’Ombre de Nektan était devenue le nom de deux assassins opérants ensemble, indissociables : Un maître et un disciple, tout aussi inconnu l’un que l’autre.


Dernière édition par Ilphrin Velardon le Dim 9 Nov - 1:02, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Mer 5 Nov - 22:28


Histoire
Au bout d’un peu plus de deux cents ans, le disciple en eut assez des frasques de son maître. De plus un autre danger arrivait : Son maître commençait à s’ennuyer de lui. Le disciple ne savait pas s’il était capable de le battre, mais ne voulait pas perdre la vie dans un pari stupide. Il eut donc une autre idée, pour reprendre sa liberté, il  suggéra à son maître un nouveau jeu. Il lui proposa de redevenir le seul assassin derrière l’Ombre de Nektan et que lui, son disciple, se lance dans un concours pour le rattraper. Que sa réputation devienne égale à celle de son mentor. L’Ombre de Nektan ria devant un tel culot, ce jeu lui fit plaisir  et il ajouta moqueur

« Bien mon petit. Je savais que tu es intelligent. Bonne chance l’Ombre du Loup, tu as cinq cents petites années à rattraper. »

L’asura parti sans plus attendre et sans ajouter un mot, il ne fallait pas que l’Ombre de Nektan ait le temps de changer d’avis. Son maître venait de lui donner son nom d’assassin. Il avait eu la bonne idée de conserver le mot ombre, afin que la filiation soit visible. Cela faciliterait son insertion dans le milieu, ils sauraient tous d’où il vient et ce qu’il avait été.

L’Ombre du Loup n’eut guère de mal  faire son trou. Tout se passait comme son maître l’avait prévu, en le baptisant ainsi. L’assassin faisait également tout pour continuer d'accroître sa réputation de lui-même. Toujours propre, il donnait entièrement satisfaction à ses clients, un meurtre, une disparition ou juste de l’intimidation. Pour un bon prix, il accompagnait même les voleurs, afin de les débarrasser de quelques gardes sur le chemin entre le coffre et l’entrée ou la sortie. L'assassin brassait large. L’asura se fit vite une solide réputation dans le milieu d’un assassin fiable, pourvu qu’il soit correctement payé. Les malheureux qui tentèrent de l’arnaquer à cause de sa jeunesse furent un bon exemple pour montrer qu’il était également intransigeant.
Pourtant…Pourtant, l’Ombre du Loup n’était pas heureux ou satisfait. Il poursuivait son travail, car il ne savait pas vivre autrement. Il continuait son pari avec son maître, cela lui donnait un objectif. Il y avait cependant un vide qu’il ne parvenait pas à s’expliquer. Un vide qui le poussait depuis longtemps dans divers lits. Un trou béant qui avait grandi, l’avait fait quitter son maître et le dévorait de plus en plus. Il avait l’impression que ce creux l’engloutissait davantage depuis qu’il était seul. Un problème qui lui faisait baisser sa vigilance et sa garde et qui faillit lui être fatal.

L’assassin fuyait à travers les rues d’une petite bourgade. Pour une raison inconnue, il avait traîné près du cadavre. La mission s’était pourtant bien déroulée. Il était rentré par la fenêtre d’une maison, pour assassiner un maître d’un trafic quelconque: la demande venait d’une mère, sa fille avait été victime de ces ordures. L’Ombre du Loup se fichait des détails ou de la justice, la mère lui avait donné le nom et payé une coquette somme. Il exécutait le travail. Cette nuit-là, il n’avait pas seulement tué ce chef. L’assassin était resté dans cette pièce, à chercher dans les yeux morts de sa victime des réponses, à des questions n’ayant pas de sens. Ses pupilles jaunes contemplant le cadavre, écoutant les crissements des muscles dus à la rigidité cadavérique. Il mêlait interrogations profondes sur le sens de sa vie, avec la contemplation morbide de ce cadavre, comme s’il pouvait obtenir des réponses à travers ce spectacle. Il arriva ce qui devait arriver, quelqu’un pénétra dans la pièce. L’assassin se ressaisit trop tard, il sortit tout de suite par la fenêtre, mais il avait été repéré. Alors qu’il courait dans les ruelles, il songea à l’ironie des choses : ses questions sur sa vie allaient causer sa mort.

Soudain, il perçut au loin une silhouette féminine. Il baissa le capuchon couvrant son visage et sa chevelure. Les tissus qui couvraient avant son visage, cachaient à présent ses armes. Lorsque la femme passa à côté de lui, il la poussa par la taille vers le mur,et posa sa main sur la bouche de celle-ci pour couvrir le cri qu’elle émit. Contre le mur, il murmura à l’oreille de cette dernière, avec le ton le plus calme possible.

« Excusez-moi pour la brutalité. Je ne vous veux aucun mal. Laissez-moi juste rester quelques secondes dans cette position. Ensuite je partirai et que vous ne me verrez plus jamais. »

De loin, excepté la main sur la bouche, l’assassin ressemblait à un amant avec sa conquête. Il entendait les pas de ses poursuivants s’approcher. Il avait peu de chances que la demoiselle accepte, elle avait du sang sylvaris ou deva, il n’avait cependant pas d’autre plan sous la main.

« Pour preuve, je descends ma main, mais ne criez pas. »

Doucement, il ôta sa main. Son visage était crispé, car il dépendait uniquement du bon vouloir de la femme en face de lui. Ne l’entendant pas crier, il glissa son visage vers le cou de cette dernière. Il n’avait pas besoin de l’embrasser, une position qui faisait illusion suffisait. Il fut surpris lorsqu’il sentit la main de son interlocutrice passer dans ses cheveux et l’inciter à vraiment embrasser sa nuque. Elle n’était pas laide, l’Ombre en profita un peu. Les bruits de pas passèrent et ne s’attardèrent pas. Ils cherchaient un assassin, pas un couple. L’asura glissa une main sur les fesses de la demoiselle, qui n’avait pas l’air mécontente d’une telle entreprise. Lorsqu’il fut certain de ne plus entendre les pas de ses poursuivants, il se détacha de la belle.

«  Ce fut fort agréable, mais je dois y aller. »

L’assassin allait repartir, mais la demi-deva lui saisit le poignet avec une force et une vitesse assez impressionnante.

« Vous n’allez pas me laisser comme cela. »

L’homme la regarda étrangement. Il ne s’attendait pas à cela venant d’une femme ainsi vêtue. Elle n’avait pas de haillons, donc n’était pas des bas-quartiers. Elle n'avait pas de vêtements particulièrement riches, elle devait donc une femme du peuple. Il préféra répondre.

« Je n’ai pas de quoi payer. »

Si c’était une prostituée, elle l’enverrait paître. Si elle n’était pas une de ces dames, elle partirait probablement vexée. Son interlocutrice opta toutefois pour une tout autre option. Elle rigola, comme s’il lui avait raconté la blague la plus drôle de l’année. Un sourire coquin apparut sur les traits de la demi-deva.

« Si vous êtes aussi bon que beau, il n’y aura rien à payer. »

Impassible l’assassin la regarda. Ce n’était pas une prostituée, aucune d’elles ne dirait cette phrase insensée. L’Ombre du Loup réfléchissait, il en avait fini avec le travail et devait se dépêcher de disparaître. Ce soir ne serait pourtant pas une bonne option, toutes les sorties devaient être surveillées. Ses poursuivants cherchaient un homme avec la peau mate. Un sourire apparut aussi sur le visage de l’assassin, autant qu’il s’accorde du plaisir cette nuit, vu qu’il se trouvait coincé.

« Alors je n’ai rien à craindre. »

Répondit-il d’une voix sûre. Il se laissa entraîner par la belle. Elle ne risquait pas de le livrer, car elle aurait déjà pu le faire.

L’Ombre du Loup se leva avant le soleil, mais n’abandonna pas la demi-deva. Sa longue chevelure sombre jouait sur ses belles formes, tandis que l’asura se souvenait des prunelles vertes brûlantes de désir de la veille. Il la réveilla doucement, avec des caresses pour qu’elle le réclame à  nouveau, comme dans la ruelle. L’assassin tardait sur le lit de son amante, il savait que sortir à présent serait une mauvaise idée. Ses poursuivants n’avaient qu’un seul indice, une peau brune. L’assassin savait qu’il ferait partie des suspects, comme tout homme hâlé et célibataire de la ville, s’il mettait le nez à l’extérieur de cette chambre.
La femme se leva d’un bon et l’embrassa sur la joue. Elle lui murmura à l’oreille qu’elle revenait. L’Ombre du Loup la laissa partir et se rhabilla. La dernière phrase prononcée par son amante le dérangeait, comme si elle avait deviné son dilemme. La demi-deva revint et l’informa que la ville était verrouillée par les autorités et que celles-ci tentaient de réguler un peu les crapules, plus actives et agressives qu’à l’accoutumée.

« Je ne veux pas savoir dans quoi tu trempes. »

S’empressa-t-elle d’ajouter devant le regard dur de son interlocuteur. L’assassin réfléchissait à ce qu’il devait faire d’elle. Sa dernière phrase ne garantissait pas sa survie, mais elle donnait à la femme quelques minutes supplémentaires qu’elle mit à profit. La demi-deva ne tremblait pas, elle était même très calme au vu de la situation.

« Écoute, j’ai servi comme guérisseuse auprès du milieu pendant pas mal de temps. C’est du passé, mais je connais bien deux règles : La première ne jamais rien demander, la seconde, de ne jamais rien dire, voir ou entendre. »

L’assassin n’avait pas besoin de la croire, l’attitude de son amante parlait pour elle. Son passé expliquait son calme dans cette situation. L’assassin prit la décision de ne pas la tuer. Un deuxième corps serait un problème et si elle connaissait les règles et les respectait, il n’avait pas de raison de l’achever. Il confirma toutefois un point.

« Le travail est au passé, mais tu respectes toujours ces règles. »

Il n’y avait pas de mise en garde dans sa voix. L’assassin assurait seulement ses arrières. La femme hocha la tête positivement.

« Lorsque la situation l’exige bien entendu. »

Une fois ce point réglé, elle s’autorisa à sourire. L’Ombre du Loup fut surpris de la voir si détendue, joyeuse. Il ne vit sur son visage aucune trace d’ironie, de supériorité ou quoique ce soit de malsains. Il n’avait pas vraiment l’habitude de ce genre de comportement. La demoiselle, avec une petite lueur de malice enfantine dans les yeux, rajouta.

« J’ai faim, mon amant va bien me payer mon repas du matin. Surtout après autant d’activités. »

L’Ombre du Loup continua à la fixer et se demandait bien quel était le monde d’origine de la demi-deva. Un pâle sourire se traça sur les traits de l’asura ; ainsi elle comptait bien profiter de la situation. L’assassin se savait coincé pour l’instant et n’avait rien à faire. Autant jouer avec elle et puis cela l’empêcherait de penser trop à ce vide dévorant. Elle avait fait partie du milieu et paraissait intelligente, l’assassin déduisit qu’elle saurait poser les bonnes limites. L’homme se leva du lit où il était assis et vit un sourire heureux apparaître sur les traits de la demi-deva.

« Je m’appelle Aerin Lùthien et toi? »

« Ilphrin Velardon. »

La réponse fut immédiate, l’Ombre du Loup avait toute une collection de faux noms prêts à l’emploi. C’était une base pour un assassin. La demi-deva n’était pas idiote, mais ne rajouta rien, elle connaissait les règles. La guérisseuse le prit par le bras.

« Messire, je suis prête. »

L’assassin découvrit que son amante était une personne passionnée et bavarde. Elle papotait de tout et de rien durant le repas. Pour ne pas trop l’encourager, Ilphrin parlait essentiellement par onomatopée, pour contrer son bavardage. Elle arrivait même à rebondir sur de simples sons. Cette technique n’avait pas marché sur son bavard de maître pendant deux cents ans, ce n’était pas plus efficace contre la demoiselle en face de lui. L’assassin se dit qu’il était temps d’essayer une nouvelle stratégie face aux bavards. Il se pencha au-dessus de la table et embrassa la demi-deva. Surprise au premier abord, elle lui répondit avec plaisir. L’Ombre du loup fut heureux de constater que cette nouvelle technique donnait des résultats…malheureusement, ça ne dura pas jusqu’à la fin du repas. Il devrait vraiment trouver une stratégie efficace.

« Je dois retrouver mon frère, sinon il va me tuer. Tu viens avec moi, je suis certaine que tu trouveras notre métier intéressant. »

Il ne prononça pas un mot, comme à son habitude. La dernière phrase était suffisamment intrigante pour qu’il suive la belle. Bras dessus, bras dessous comme un couple, ils se dirigèrent vers la capitainerie. L’assassin se crispa lorsqu’il reconnut la destination. Son amante le senti et ajouta calmement.

« Mon frère et moi sommes mercenaires. Nous sommes venus ici rendre la tête d’une vilaine créature, mais nous devons repartir. Le capitaine nous connaît, il nous laissera partir. »

Ilphrin comprit l’intérêt pour lui. S’il rentrait dans leur groupe de mercenaires, il pourrait sortir de la ville dès aujourd’hui. Les bâtiments des guerriers mercenaires étaient souvent proches des capitaineries, bien que la plupart des militaires détestassent les mercenaires. En temps de paix, c’étaient toujours des bras en plus pour nettoyer la région, mais en temps de guerre ils pouvaient être un problème. L’assassin comprenait pourquoi les militaires évitaient de devenir leurs amis, ils n’avaient aucune garanti: Un jour cet ami mercenaire pourrait être sur le même champ de bataille, mais dans le camp opposé. La loyauté à un ami ou la loyauté à son royaume, beaucoup se préservaient de ce dilemme en évitant les mercenaires. Les mépriser ensemble évitait toute incartade.
La demi-deva poussa la porte et chercha son frère. Elle se dirigea vers un pur deva, blond avec les mêmes yeux verts qu'elle, vêtu d’une armure de voyage. Grand, il avait la carrure d'un guerrier expérimenté. La sœur se jeta dans les bras du frère. Il l’étreignit tendrement avant de regarder l’asura. Il se tourna vers sa sœur et son visage exprimait son sentiment : qu’est-ce que ta lubie nous a encore ramenés ? Il aimait la légèreté de sa sœur depuis qu’elle avait quitté le milieu, mais elle se comportait de plus en plus comme une gamine gâtée. Le frère se demandait s’il ne devrait pas se montrer plus sévère, tout en détaillant l’asura du regard. Les deux combattants se jaugeaient mutuellement.

« Thorondo lùthien, voici Ilphrin Velardon. Il »

L’assassin mit la main devant la bouche de la demi-deva pour l’arrêter. Il devait l’annoncer lui-même.

« Je souhaite rejoindre votre compagnie. »

Le deva le regarda avec de grands yeux, surpris. C’était bien la première fois qu’Aerin souhaitait qu’un amant rejoigne la compagnie.  Le guerrier soupçonna une manœuvre tordue derrière ce souhait. Il n’arrivait cependant pas à lire à travers l’assassin ou sa soeur et à voir leur plan. L’asura le fixait avec ses pupilles jaunes et un air sérieux. L'homme ajouta :

« Nous allons faire un test. Un combat tous les deux jusqu’au premier sang. Armes libres et c’est moi qui décide si tu intègres le groupe des éternels ou pas. »

L’assassin hocha la tête. Il sortit ses dagues, prit un torchon et nettoya les lames. Il serait probablement mal vu de tuer le chef des éternels. L’assassin trouvait le nom du groupe ridicule, mais tous les groupes de guerriers/mages mercenaires avaient des noms ridicules. C’était peut-être une tradition dans ce milieu ou un porte-bonheur. Beaucoup de noms avaient un rapport avec la résistance, le courage ou le fait de survivre.

Aerin conduisit son amant à l’arène de la bâtisse. L’annonce du combat avait rapidement fait le tour du bâtiment et les mercenaires se rendaient sur les gradins pour voir le spectacle.
Thorondo avait choisi les doubles cimeterres. Armes typiques des guerriers agiles et rapides. Le combat serait donc entre deux personnes avec le même style. L’assassin partait cependant avec un désavantage, il se battait rarement contre ses victimes en combat singulier. Le deva se jeta sur son adversaire, sans lui laisser plus de temps. L’asura contra ce premier coup et se servit de ses poignards pour glisser le long d’une  lame. Il réduisit la distance entre lui et son adversaire, pour prendre l’avantage. À très courte distance, ces poignards étaient la meilleure arme. Un pied l’obligea cependant à brusquement reculer. Son esquive à la dernière minute arracha un sourire au guerrier syl. Son adversaire allait lui donner un peu de fil à retordre. Ils continuèrent les passes pendants quelques minutes, pour tester les capacités l’un de l’autre. Les choses sérieuses commencèrent, après une dizaine de minutes de combat. Les cris de la foule se firent plus intenses, ils attendaient tous ce moment-là. Aerins suivait les passes en se mordant les lèvres et priait pour que les combattants ne se prennent pas trop au jeu.
La première blessure fut infligée à l’assassin par le guerrier. L’asura aurait dû lâcher son arme, mais il n'en fit rien. Une fierté et une colère qu’il avait enfouies depuis longtemps, trop longtemps, prirent le dessus. Il se rua sur l’adversaire pour poursuivre la bataille. Le mercenaire ne fut pas surpris par cette attitude, il était même heureux. Un bon combattant abandonnait rarement au premier sang. Les deux individus continuèrent le combat sous les vivats des autres mercenaires et la colère d’Aerin. Elle pouvait guérir ces deux idiots, mais elle devait les arrêter.

La guérisseuse invoqua un orbe de lumière qu’elle lança dans l’arène. L’orbe explosa en plein milieu du combat, aveuglant les deux combattants. Ils tombèrent et crièrent en posant leurs mains sur leurs yeux. Ils étaient complètement éblouis et ne pourraient pas voir correctement pendant quelques minutes encore. La magicienne en profita pour descendre, rentrer dans l’arène et hurla :

« Bande d’idiots, arrêtez le combat tout de suite.»

Les hommes et les femmes sur les bancs étaient hilares devant la tournure de la situation. La guérisseuse leva les yeux sur la foule. Ils étaient aussi responsables de la situation, à encourager le combat de la sorte. Elle cria donc à la masse :

« Et les empotées du haut qu’ils s’en aillent. C’est terminé, il n’y a plus rien à voir. »

Une partie de la foule la hua, d’autres se moquèrent et continuaient à rire. Petite à petit cependant ils quittèrent les lieux, car Aerin venait de mettre fin au combat. L’asura et le deva ne bougèrent pas, jusqu’à ce qu’ils puissent voir correctement. Essoufflé le guerrier lança à l’assassin

« Ilphrin Velardon , tu es engagé. »

Un rire franchit les lèvres d’Ilphrin. Il se sentait tellement plus léger. Il ne comprenait pas d’où cela venait et ne chercha pas à comprendre. Un sourire franc se traça sur ses lèvres.

« Évidemment. »

Le guerrier le regarda et tous deux partir dans un éclat de rire. Aerin les regarda, ravie de voir que son frère et son amant s’entendaient. Elle les soigna sans rien ajouter. Ils partirent ensemble de l’arène et Thorondo lui fit compléter un ensemble de papiers. Ils quittèrent ensuite la ville et étrangement l’assassin resta avec eux. L’asura voulait rester encore un peu en compagnie du frère et de la sœur, jusqu’à la prochaine ville. Il reprendrait son quotidien et son pari après.

Ils passèrent plusieurs années ensemble sur les chemins. Une confiance s’instaura entre les divers membres et ils arrivèrent même à rendre l’assassin un brin plus bavard, plus sensible  ce qui l’entourait. Ils commençaient même à lui donner une morale. Le frère et la sœur ne lui posaient pas de question sur son passé. Ils étaient avec Ilphrin et celui-ci était né lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Un jour Aerin demanda à son amant :

« Connais-tu ton animal totem ? »

Ilphrin avait arrêté de se demander où la demoiselle cherchait ses idées et répondit simplement :

« Non. »

La demi-deva se redressa, puis changea d’avis et vint se caler au creux de l’épaule de son amant. Depuis qu’ils étaient ensemble, ils avaient été fidèles l’un envers l’autre. Les amants étaient les premiers surpris. Ils avaient toutefois décidé de ne pas se poser plus de questions et de poursuivre leurs relations. Si un jour elle devait se terminer, elle se terminerait, tout simplement.

« Ma mère, c’est elle qui était guérisseuse et m’a appris à manier la magie. Elle a rencontré mon père et celui de Thorondor lorsqu’elle était étudiante. Ils se sont aimés et ils pensaient tous deux sincèrement que c’était le grand amour. »

La magicienne bougea. Elle n’était pas à l’aise. Son amant lui caressa doucement le bras pour l’inciter à parler. Il ne comprenait toujours pas le rapport avec la première question, mais savait que le lien finirait par arriver.

« Ils avaient tort. Comme quoi, même un Deva peut se tromper. Il la quitta et fonda un autre foyer, avec une autre Deva. Thorondor et moi, on n'est que demi-frère et sœur. Thor l’a appris à la mort de son père. Il a payé son erreur par sa mort. Tu savais que les syls perdaient leur immortalité en aimant une humaine ? »

L’asura prit la main de sa partenaire et posa un tendre baisé sur les doigts de cette dernière. Il voyait que la conversation coûtait à son amante. Elle était plus courageuse, lui n’avait toujours pas abordé le passé. Il n’y arrivait pas.

« Non, je ne savais pas. » De nouveau il était concis, il laissait la parole à l’intéressée.

« Bref, elle m’a appris à invoquer mon animal totem. Moi c’est un aigle, j’ai fait l’enchantement à Thor et c’est un cerf pour lui. Nous sommes liés pour toujours à eux et nous ne sommes jamais loin les uns des autres. Nous arrivons à communiquer par nos sens et aucune parole n’est nécessaire. En ce moment, ils sont dans les sous bois près de la ville.  »

Les sourcils de l’assassin se froncèrent, il trouvait enfin la réponse à quelques questions qu’il se posait.

« Je me disais bien que vous trouviez tous les monstres trop rapidement ou facilement. »

Un sourire de fierté s’afficha sur les lèvres de la brune.

« Oui et c’est pour ça qu’on a besoin de toi quand le terrain devient la ville. Autant mon aigle m’est utile pour voir un champ de bataille et nous guider dans les plaines. Le cerf est efficace pour la forêt et se débrouille étonnament bien en montagne. Tu les verras bientôt je pense, ils ne veulent pas trop s’approcher de toi. Je pense que le penchant de ta race pour les ténèbres y est pour quelque chose. »

Ilphrin se redressa, dérangé par les révélations de sa belle.

« C’est un problème ? »

Demanda-t-il avec une certaine inquiétude. Elle s’assit à côté de lui et poursuivit ses explications :

« Eh bien, ce sont comme des secondes moitiés, ce qui rend les choses un peu plus compliquées. Pour tout te dire, je ne pensais pas que tu nous suivrais aussi longtemps. Je pensais que tu t’envolerais aussitôt les portes de la ville franchies. Je suis heureuse de m’être trompée sur ce point. Cela fait maintenant quelques années que tu es avec nous et je pense que tu resteras encore longtemps. »

Son amante avait ajouté cette dernière phrase avec un beau sourire. Elle ne put s’empêcher d’embrasser délicatement son amant sur la bouche. L’asura lui caressa le bas du dos et grogna tendrement

« Donc.. »

La jeune femme bougea encore, elle était visiblement un peu gênée par ce qu’elle allait dire.

« Je te propose un rituel sous ma direction. Cela devrait te donner une certaine affinité avec les animaux sauvages, une empathie. C’est long et douloureux comme enchantement, car pour le rendre permanent, je vais devoir te tatouer une bonne partie du corps, voire même le visage. Avec ça, tu pourras rencontrer les animaux qui partagent nos âmes  mon frère et moi…ainsi que le tien. C’est un tarif de groupe si tu veux. »

Douloureux. Un tatouage, un sourire moqueur apparut sur le visage de l’assassin. Avec l’entraînement qu’il avait subi, la douleur ne lui faisait plus grand-chose. Il posa un baiser sur la tempe de son amante.

« Eh bien, faisons-le tout simplement. »

La guérisseuse était heureuse de sa réponse. Elle embrassa son amant et lui montra ses bonnes dispositions.

Ce rituel lui fit tout de même serrer les dents,  mais il l’endura sans crier. Après plusieurs jours de jeûne, de rétrospection, de chants magiques et d’incantations complexes. Lorsque les derniers traits de son tatouage furent achevés, Ilphrin rencontra son animal totem : Un loup.  L’animal, avec un pelage de couleurs gris et blanc et des yeux bleus, lui sembla familier. Il regarda l’animal et se retrouva en lui. Pour la première fois, il comprit le surnom que son maître assassin lui avait donné. L’asura passa la main dans le pelage de l’animal.
Aerin le regarda avec un sourire

« Pourquoi je ne suis pas surprise. »

L’assassin regarda l’animal. Il se rendit compte de tout ce que les Lùthien lui avaient apporté. Certes sa morale n’était pas encore complètement remise de deux cents d’éducation chez les assassins, mais ils lui avaient appris des choses. L’amour, la bonté, la convivialité, la joie et tout cela sans être malsain ou tordu. Pour la première fois depuis des centaines d’années, des larmes coulèrent sur les joues de l’asura. La magicienne ne comprenait pas les tourments de son amant, ni son soulagement. L'assassin ne lui avait jamais parlé de son passé. Elle se rapprocha et posa simplement la tête de ce dernier contre elle, ils étaient ensemble maintenant. La magicienne ne lui demanda rien, c'était à Ilphrin de parler, lorsqu'il se sentirait prêt à le faire.
Après cet événement, Ilphrin se fit plus doux, plus avenants et joyeux. Il s’ouvrait, se découvrait. Tous les sentiments, qu’il avait dû étouffer pendant tant d’années, commençaient enfin à s’épanouir. Tout aurait pu continuer comme cela, s’il n’y avait pas eu la guerre contre les démons.

Tous les mercenaires rejoignirent les armées. Les éternelles n’échappèrent pas à la règle et ne voulaient pas y échapper. Comme beaucoup à cet instant, ils n’avaient qu’un désir : casser du démon en deux. Ils participèrent à différentes batailles. Ils vécurent les abominations, virent les corps difformes, les champs de cadavres.  Ilphrin ne fut cependant pas trop secoué, l’horreur il connaissait et cette fois il n’était pas seul. Les trois compères se soutinrent, veillant les uns sur les autres pour pallier les faiblesses provisoires et survivre à ces batailles, qui semblaient durées des éternités pour chaque combattant.
L’assassin pensait qu’il connaissait toutes les souffrances, il se trompait, l’asura n’avait pas songé à une chose: la perte de son amante et de son frère de combat. Une bataille avait suffi pour rendre ce cauchemar réel. Une seule débâcle, pour être le seul survivant. Un hurlement de plus retenti sur le champ de bataille, un homme enragé de plus continua la lutte jusqu’au bout. Il n’était pas le seul à avoir tout perdu ce jour-là. Le mercenaire continua la guerre jusqu’au bout, avec pour seules béquilles la colère et la haine. Il n’avait qu’un seul objectif : faire le plus de victimes. L’asura se laissait submerger par ses sentiments et plongeait dans les combats, comme si le sang des démons allait lui rendre les morts.

Cette guerre prit fin, laissant l’asura seul et perdu. Il y avait en lui tellement de douleur, tellement de colère et de rage. Le mercenaire ne voulait pas que la guerre se termine, il avait encore le besoin de massacrer des monstres pour se calmer. Ilphrin se sentit devenir fou à ne rien faire. Il sombra dans l’alcool, tenta diverses drogues, mais il avait été immunisé et ne put en profiter. Ilphrin se laissa tomber. Il n’en pouvait plus, il ne voulait plus survivre. Il avait vécu, c’était trop difficile de revenir dans ce premier état. Son animal totem hurla plusieurs fois pour le ramener, mais cela ne semblait pas affecter l’assassin. Le conflit était terminé depuis un mois, l’asura se laissait toujours pourrir dans une ruelle. Le loup alla chercher Ilphrin dans un quartier glauque et se rapprocha de la loque qui partageait son âme. La chaleur de la fourrure, la douceur et le cœur battant ramenèrent l’homme à la conscience. Il agrippa cette trace de son ancienne vie. L’animal le traîna hors de la ville et le sauva probablement de la folie. Le mercenaire resta deux, trois ans dans la forêt, mais n’y trouva pas la paix. Il se tourna vers le loup, qui avait veillé sur lui, il lui demanda.

« Tu me suivras quelques soient mon chemin n’est-ce pas ? »

L’animal lui lécha le visage, même si l’asura n’avait pas besoin de cette démonstration d’affection. Ilphrin connaissait déjà la réponse, ils étaient liés depuis des années, depuis le rituel. L'asura sentait cette chaleur au fond de son âme, c'était l'âme de l'animal et ce qui l’empêchait de se laisser mourir. L’assassin prépara quelques décoctions avant de se rendre en ville. Avec l’argent restant, il put remettre son matériel en bon état. L’asura se dirigea ensuite vers les bas quartiers. Il avait un intermédiaire à rencontrer.
Il poussa la porte d’une taverne crasseuse. Il respira les effluves aussi nauséabondes que ce milieu. Elles lui étaient si familières, il revenait à la maison. Il se dirigea vers un informateur et s’assit en face de lui sans prononcer un mot. L’homme grogna et leva la tête. Il faillit s’étouffer dans sa bière.

« L’Ombre du Loup!!!! »

L’assassin le fixa immobile. Il y avait des lueurs nouvelles dans le regard de l'assassin à présent, une lueur de douleur, une lueur de colère et une de tueur. L’informateur préféra ne rien ajouter, il se sentait face à une bombe prête à lui exploser entre les doigts. Pour Ilphrin ce nom sonnait étrangement à ses oreilles, il ne l’avait jamais trouvé aussi approprié qu’en cet instant.

« Je suis de retour et j’ai besoin de travail. »

L’homme hocha la tête.

« Ouai, ouai, c’est mon boulot. Alors… »

Il jeta un coup d’œil pour voir si son interlocuteur était prêt à écouter des nuances. Ilphrin était en colère, mais il n’était pas devenu idiot. Il avait décidé de reprendre le contrôle de sa vie, de ses sentiments, il n’allait pas égorger le premier venu. Il se contenterait de se déchaîner, sur ceux qui le mériteraient. Voyant qu’il avait la permission de poursuivre, l’indique continua.

« Les vampires, devas et autres avec une longue vie ne t’auront pas oublié. Les humains, ça va être un soupçon plus compliqué. Surtout que t’es devenu...Une histoire. Tout le monde a cru que t’étais…mort tu vois. T’as bien fait ton dernier contrat, mais t’es jamais revenu, les conclusions sont venues toutes seules. »

Ilphrin aurait préféré ne rester qu’un mort pour le milieu. Il ferma les yeux, voir son interlocuteur apeuré l’énervait. L’indique puait la sueur et tout la montrait, il avait un ton doucereux, il choisissait ses mots avec précaution. Tout dégoulinait de peur, autant que l’urine à deux doigts de couler dans son pantalon. L’assassin se contenta d’un

« Trouve-moi un contrat. »

Il quitta la table avant de perdre patience. Il sortit de la taverne pour garder son calme. Ce n’était pas bon : le calme était la qualité principale pour un assassin. Il devait le retrouver, se calmer, transformer sa colère en une vengeance froide. Des gens périraient pour  calmer sa douleur. Ce n’était pas juste, mais la vie n’avait rien de juste. Les dieux eux-mêmes avaient bien péri de manière pathétique. Il ne dormit pas en ville ce soir, mais rejoignit son dernier compagnon. Il réalisa alors qu’il n’avait jamais donné un nom à son loup. Il le regarda et ajouta

« Je suis revenu Aethor. »

Le loup le lécha et l’asura s’endormit la tête contre la fourrure de l’animal. Bientôt l’asura retournerait en ville. Il le savait, il profita de la chaleur de l’animal. Qui sait, un jour le destin pourrait l’en priver également.  
Le lendemain, il se rendit à la taverne et son indique lui avait déjà trouvé un travail. Il préférait commencer par un contrat pour un humain, afin de lancer le message de son retour. L’assassin accepta le contrat : Une bête histoire de rivalité, rien d’original. L’Ombre du Loup constata avec plaisir que quelques années chez les mercenaires n’avaient pas effacé cent ans d’enseignement et plus de cent ans de pratique. C’est avec une certaine joie qu’il dérouilla son cerveau, ses sens, retrouva ses réseaux et ses habitudes. Des têtes avaient changé, beaucoup de gens étaient morts durant la guerre, mais les réseaux des bas quartiers ne restaient pas vides bien longtemps. L’assassin accompli parfaitement sa première tâche, il mit plus de temps qu’avant. L’Ombre savait qu’il retrouverait vite sa vitesse initiale, ce n’était qu’une question d’assurance. Il avait préféré agir plus lentement, mais sûrement pour sa reprise. Il pourrait bientôt reprendre sa vitesse de croisière.
Son employeur eut cependant une mauvaise idée. Ce dernier préféra ne pas le payer, mais payer beaucoup moins cher des mercenaires, pour que ceux-ci le protègent. Cette information fit plaisir à l’assassin. Lui qui rêvait de se déchaîner, il ne pensait pas qu’un imbécile lui donnerait l’occasion si vite. Un sourire carnassier s’afficha sur le visage de l’assassin lorsque l’intermédiaire lui annonça la mauvaise nouvelle. L’indique fut surpris de ne pas être tué, mais il trembla lorsqu’il vit le visage de l’asura face à lui.

L’assassin prépara sa vengeance tranquillement. Il prit son temps pour découvrir tout de la vie de son ancien client. Il analysa les rondes de deux mercenaires qu’il avait engagés. L’Ombre du Loup sourit, c’était trop facile. La nuit, il fit des repérages et s’aida d’Aethor. La nuit, le loup passait pour un gros chien aux yeux de la plupart des citoyens et ils pouvaient se glisser en bien des lieux.
Une nuit tout fut prêt, il enfila alors un tissu pour cacher complètement son visage. Avec ses marques sur son visage, il devait tout cacher. Ce tissu avait un gros avantage, si personne ne le voyait, la maille était faite pour que lui en revanche voit parfaitement. L’homme jeta un caillou sur les fenêtres de la cuisine. Le mercenaire, en train de manger se dirigea vers celle-ci. L’asura profita de son inattention pour passer par les portes de la cuisine. Il l’avait crocheté quelques heures plus tôt. Le mercenaire se présentait dos à lui. Son armure protégeait les points vitaux, mais comme toutes les armures, elle avait des interstices au niveau des articulations. Elles étaient nécessaires pour que le guerrier puisse se mouvoir. Rapide, silencieux, l’asura planta une dague dans l’interstice avant que le mercenaire ne puisse se rendre compte de sa présence. Sans un mot l’homme s’écroula sur le sol, le poison était instantané et provoquait une crispation de tous les muscles, c’était idéal pour que la victime ne puisse émettre le moindre son.
Il se glissa sous la table et attendit. Aucun bruit de pas ne vint vers la cuisine, comme l’assassin l’avait prévu. L’autre mercenaire était au bout de la maison et viendrait ici dans une petite heure. L’Ombre du Loup l’attendit. Lorsque le pauvre homme entra dans la cuisine, il n’eut pas le temps d’apercevoir grand-chose. À peine son pied dépassa-t-il la porte, que l’assassin l’acheva comme son collègue. Sans un bruit, l’asura se dirigea vers les chambres. Tout le monde dormait, mais il ne voulait pas qu’ils se réveillent. Il plaça un petit flacon pour les plonger dans un sommeil artificiel et les transporta à la cave. Il savait d’avance que la suite serait bruyante. Seule la cave possédait une bonne insonorisation. L’assassin ne voulait pas être dérangé.

Il avait correctement attaché toute la petite famille, deux beaux enfants, une femme et un connard de mari. Il les réveilla à l’aide d’un autre flacon. Les cris, les pleures et les menaces commencèrent aussitôt. Pour calmer le jeu, l’assassin égorgea tout de suite un enfant en précisant.

« Un pour le prix du silence. Faites moins de bruit et peut-être que le second survivra. »

La mère pleura, hurla. L’assassin pointa alors la lame sur la gorge du deuxième. Il commença à presser son arme sur la peau tendre, le mari hurla alors à l’enfant de cesser de pleurer et à la femme de crier.

« Je vais vous sortir de là, mais taisez-vous ! »

Ilphrin rigola devant cette phrase, toutefois elle eut son effet sur l’épouse et son enfant.

« Je me demande bien comment. »

L’assassin regarda la femme. Il prenait un plaisir malsain dans la détresse, la peur et la douleur qu’il vit dans ce regard. Pour la première fois, l’Ombre du Loup comprenait l’Ombre de Nektan. Il aurait dû être effrayé par cela, ce n’était nullement le cas. D’une voix calme et posée, il entreprit de tout expliquer à cette pauvre âme affolée.

« Voilà gente dame. Votre bonne fortune récente est de mon fait. Votre Mari m’a demandé d’assassiner une personne et j’ai fait mon travail. Le problème, c’est qu’il n’a pas voulu me payer. Votre fils n’aurait pas dû mourir ce soir. Si votre mari m’avait payé, vous ne m’auriez jamais rencontré. »

La femme avait du mal à le croire. Il voyait qu’elle luttait contre les informations qu’il lui donnait. Un cri mit fin au doute de la dame et l’asura posa son doigt sur les lèvres de cette dernière, lui imposant ainsi de garder le silence. .

« Je vous paierai. Le double même s’il le faut, je vous paierai. »

La femme  jetait à présent un regard horrifié sur son mari. Il y avait du dégoût, du mépris et de la colère. Lentement, l’assassin se redressa.

« Et avec quel argent mon cher. Vous n’avez même pas de quoi me payer mon dû. Vous aviez juste le nécessaire pour l’avance. Eh oui, je me suis renseigné sur l’état de vos finances mon cher. »

L’Ombre du loup parlait lentement, pour incruster au fer rouge toute l’horreur de la situation aux personnes présentes dans la pièce.

« Vous aurez peut-être les moyens dans les cinq ans à venir. »

Il dardait sa victime avec un sourire narquois. Aucune des personnes présentes ne pouvait voir son visage, mais son aura de triomphe sadique était tout aussi parlante.

« Je vous paierai, je vous jure que je vous paierai, mais laissez ma femme et ma fille en vie. Je vous en supplie. »

L’homme pleurait. L’assurance était envolée, il ne pouvait même plus bluffer. L’Ombre du Loup hocha la tête négativement.

« Votre parole n’a aucune valeur. Je vais vous dire ce que je vais faire : Votre fille restera en vie. »

L’assassin arrêta ses paroles ici. Il voulait voir les traces de soulagement s’afficher sur le visage des parents. Ils étaient désespérés et prêts à croire à tout.

« Je vais la vendre à un réseau des bas quartiers. Les pervers des royaumes vont lui apprendre bien des choses. »

Les hurlements reprirent de plus belles, les pleures également. L’assassin passa son autre lame empoisonnée sur l'épaule de la petite fille et de la femme. Elles étaient toutes deux trop bruyantes, les deux se turent. Les muscles du cou, les cordes vocales ainsi qu'une partie des muscles faciaux étaient provisoirement atrophiés, à cause du liquide présent sur le poignard. C’étaient douloureux, elles ne pouvaient prononcer un mot et elles arrêtèrent bien vite d’émettre le moindre son. Elles avaient compris que le seul moyen de calmer cette douleur était de ne rien dire et d'éviter de bouger. L’assassin se retourna face à son interlocuteur et lui demanda.

« La question est de savoir ce que l’on va faire de votre épouse. Sans vouloir vous offenser Madame, vous êtes bien trop vieille pour ce genre de commerce. »

L’homme hochait misérablement la tête en implorant pitié. L’assassin approcha les deux époux pour les mettre en face de l’autre. Le mari voyait le regard affolé de sa femme. Il y vit des torrents de larmes, il y lisait la peur, la colère, le dégoût, l’envie de s’en sortir. Elle le haïssait, elle le haïssait pour ce qu’il avait fait. L’homme ne pouvait détacher son regard de celui de son épouse, tandis qu’elle tentait de hurler. Ce n’était même pas un visage et des son humains à cause de la paralysie des muscles. L’assassin mit fin à cette horreur d’un coup sec, il trancha la jugulaire. Il laissa le sang se projeter sur le mari, l’artère faisait toujours gicler énormément de sang. Il fallait d’ailleurs toujours être derrière sa victime à ce moment-là. Enfin même ainsi, on n’était pas toujours à l’abri des éclaboussures. Le mari hurla sa douleur et sa colère. L’assassin attendit que le sang cesse de jaillir et s’avança tranquillement vers lui.

« Souvenez-vous bien de ces images. »

Ilphrin posa alors ses pouces sur les yeux de l’homme, augmentant la pression doucement, jusqu’à les crever. Il jeta l’homme à terre tandis qu'il hurlait aussi à cause de la douleur physique. L’Ombre du Loup s’accroupit pour murmurer à l’oreille de sa victime.

« C’est toujours plus dur de survivre et vous survivrez ce soir. Vous n’aurez cependant pas le temps de me chercher. Votre fille, vous consacrerez tout votre temps à chercher votre fille dans les réseaux les plus sales. Vous allez découvrir un sacré univers de malade, mais vous vous accrocherez pour elle. Pour la sortir de ces réseaux avant qu’elle se fasse tuer. Vous n’aurez pas le temps pour moi. Je vous dis donc adieu et je vous préviens : cette nuit-là, vous allez la revivre encore longtemps dans vos rêves. »

L’homme à terre, couvert de son sang et de celui de son aimée, n’émettait même plus aucune parole. Ilphrin avait pris son temps pour tout expliquer avec un ton calme, comme un enseignant qui tentait d’expliquer un théorème à un élève ayant des difficultés. Le mari tremblant n’émettait que des sons pathétiques, sa voix était devenue rauque à force de pleurer et de crier.  
L’Ombre du Loup se retourna vers la petite fille. Celle-ci se crispa, elle pleurait, elle était aussi tétanisée que son père, mais bien plus silencieuse. L’assassin lui caressa les cheveux doucement, pour la rassurer.

« Je suis désolé pour toi. »

C’était une phrase sincère. L’assassin avait une attitude terriblement déplacée au milieu de cette folie. L’assassin hocha de nouveau la tête et soupira. Il devait enterrer sa morale et ses états d’âme. Il ôta brusquement sa main et ajouta d’un ton plus brusque.

« Un conseil, reste courageuse comme ce soir et sort toi de ce pétrin. Ne compte plus jamais sur les hommes et leur folie. Souvient-en pour tenir. »

Ce fut la dernière chose qu’elle entendit avant de tomber dans l’inconscience. Ilphrin venait d’utiliser la potion pour la plonger dans un sommeil artificiel. La gamine était toute légère, il la plaça dans un grand sac, qu’il plaça sur une épaule. À l’étage, tout était étrangement calme. L’assassin s’arrêta et prit une grande bouffée d’air. Le silence et l’air de la maison lui firent du bien, autant que le ciel de la nuit qu’il vit à travers les fenêtres. Un frémissement parcourra son dos lorsqu’il repensa à ses actes dans la cave. Il avait décidé de redevenir un monstre pour échapper à la douleur et depuis longtemps l’asura s’interdisait d’avoir des regrets. D’un geste rageur, il fit tomber une des bougies allumées pour la nuit. La petite avait peur du noir, ses parents en allumaient dans plusieurs pièces. L’assassin passa rapidement d’une pièce à l’autre et en fit tomber plusieurs. L’incendie allait bientôt attirer l’attention de tout le quartier et le mari à l’abri dans sa cave survivrait.

Il passa par la cuisine et se connecta à Aethor pour trouver un chemin rapide vers le port. Le trafiquant l’attendait pour la marchandise. L’assassin lui tendit le sac et un loup au loin hurla à la mort. L’animal était sorti de la ville avant lui et hurlait une douleur que son ombre ne pouvait plus exprimer.

« Maître, je suis de retour dans notre sordide jeu. »

Murmura l’assassin pour lui-même. Le prix reçu était bien maigre en comparaison de son contrat. Cela remboursait tout du moins une partie des frais. L’assassin reparti et contrairement aux règle du milieu, il raconta ce qui était arrivé à son indique. L’Ombre du Loup voulait faire savoir qu’il était de retour, toujours aussi efficace et méthodique, mais davantage intransigeant et violent. La rumeur se propagea vite et l’assassin sur le retour n’eut pas de mal à trouver des contrats.

Les murmures parvinrent jusqu’aux oreilles de l’Ombre de Nektan. Le maître assassin fut ravi d’entendre la nouvelle. Il jubila lorsqu’il apprit le massacre et les tortures infligées à la famille, son petit avait bien grandi.  Il avait toujours su que son disciple n’était pas mort. Il ne put s’empêcher d’aller voir sa nouvelle disciple.

« Ombre de la Lune Rouge, j’ai une bonne nouvelle. Ton aîné est de retour et tu vas avoir terminé ta formation dans quelques mois. Je pense que la compétition va être bien plus amusante à trois non ? »

Une deva se releva, une lame à la main. L’Ombre de Nektan était fier de son dernier coup, il avait réussi à pervertir une deva. Il se demandait si la peau de la demoiselle allait aussi devenir noire et si les cheveux allaient blanchir. Un sourire s’afficha sur le visage de l’apprentie assassin.

« Et j’aurai le droit de le tuer ? »

Un chat, l’Ombre de la Lune Rouge ressemblait à un félin avide de jouer avec ses proies. Le maître ria devant la proposition.

« Tu penses ne pouvoir y arriver qu’en trichant ? Tu me déçois… »

Répondit malicieusement l’Ombre de Nektan.



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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Jeu 6 Nov - 21:28

Alors fiche terminée et comme on a vu le problème sur le chat pour les yeux, j'ai changé la couleur pour bleu (et d'ailleurs pour les changement pour les avatar et la signature, la demande est dans demande de kit, pour plus de visibilité).
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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Jeu 6 Nov - 23:44

Et bien, puisque tu as fini, je serais la première à me pencher sur ta fiche, comme promis ^^
Je vais commencer en te souhaitant officiellement la bienvenue parmi nous !

En ce qui concerne ta fiche dans son ensemble, je commencerais par dire que j'ai pris plaisir à te lire.
Seulement, je pense qu'une petite relecture s'impose, il y a plusieurs fautes d'orthographe et de grammaire qui pourront facilement être corrigées avec une relecture attentive qui te permettra également de faire apparaître quelques mots qui ont sauté dans la précipitation de l'inspiration !

Penchons nous sur la fiche technique. Je relèverais quelques points.

- Le familier. En soit, le concept ne me dérange pas, plus encore si l'on considère que tu as pris la peine de le justifier. Je laisserais le soin aux grands patrons de décider si ces justifications sont valable. Cependant, l'idée d'une communication télépathique me dérange un peu.

Citation :
communiquer part télépathie avec ce dernier

Je vois mal deux espèces aussi différentes, même liée par un sort, communiquer de la sorte. Le reste me conviens, mais cette partie me dérange dans le sens ou je ne vois mal comment il pourrait converser alors qu'il n'use pas du même langage. De plus, je pense qu'il faudra que tu y mette une limite en terme de distance, que le lien ne soit pas aussi fort si le loup est à l'autre bout du monde.

- Les sorts : il faudrait leur ajouter des rangs (D/C ou B). En soit, cela ne change rien à la forme, mais les rangs permettront une meilleures compréhension de la puissance des sorts lorsqu'ils seront utilisé en RP et tes partenaires seront mieux comment réagir puisqu'ils cerneront mieux la puissance du sort. Tu peux les rajouter, te faire aider de Belgarath ou Elcadia, ou bien, leur laisser le soin de décider ^^

Passons au physique et au caractère. Je les trouve personnellement un peu court, mais tout y est, on cerne bien le personnage, c'est clair et assez imagés et puisque tu as réglé le problème de la ressemblance avec Sin (oui, j'y tiens, il est unique mon Alpha *3*... Ok, j'arrête !), tout va bien ^^

Et enfin l'Histoire. Je la trouve intéressante, facile à suivre, relativement originale mais très cohérente, je suis contente de lire un passage sur la Guerre Démoniaque et je constate aussi que tu as un peu creusé le forum. Cependant, je relèverais de nouveau quelques détails qui me chiffonnent :

- Tu emplois les mots "syls" et "demi-syls", pour qualifier Aerin et  Thorondo, hors, à cet époque, les syls n'existent plus depuis longtemps. Ils sont répartis en trois races, les asuras, les deva et les sylvaris (qui ont disparut après la Guerre Démoniaque). Ses deux  personnages peuvent donc être des asuras, des deva ou des sylvaris, mais pas des syls.

- Il te faudra également changé le nom du groupe de mercenaire. En effets, les "Immortels", désigne une faction de soldat d'élite au nombre très réduit assignés à la garde personnelle de la Reine du Nékéharkan. Leur renommée est légendaire, je vois donc mal un groupe de mercenaire osé reprendre leur nom.

- Dernier point que je n'ai pas compris dans ton histoire. Lors du dernier massacre d'Ilphrin, tu écris :
Citation :
L’assassin passa son autre lame sur le bras de la petite fille et de la femme. Elles étaient toutes deux trop bruyantes, le deux se turent. Les cordes vocales étaient provisoirement atrophiées.

Il s'agit de l'effet d'un poison qui atrophie les cordes vocales ?

Voilà, j'ai fait le tour et j'ai relevé les points qui me chifonnent, des détails qui ne remettent pas en cause ton histoire et lorsque tu les aura modifié, je te donnerais ma validation ^^
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Elcadia Arkhendar

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 13:02

Bienvenue parmi nous ^^

Je ne vais pas revenir sur ce qui a été dit mais je vais cependant relever un point important. Tu as choisi le rang B qui est celui des capitaines de l'Aranathdôr. Ton personnage ne peut donc pas être mercenaire avec un tel rang. Il te faudra soit le faire intégrer dans l'armée soit le tomber d'un rang (donc C où il peut être mercenaire mais réserviste de l'armée), même si la préférence pour le forum reste l'armée.

Je rappelle au passage qu'il ne faut pas confondre classe et profession Wink

Pour le familier > c'est bon

Le reste, reprend bien ce que Serilë t'as dis et ça sera bon Wink
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Ilphrin Velardon

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 14:03

Je m'occupe de la relecture, mais faut me laisser un peu de temps pour ça, c'est long à faire mine de rien XD

-Pour la communication, je n'imaginais pas les deux entrain de discuter tranquillement, on est d'accord c'est ridicule. Je pensais le mot dans un sens plus large, comme il ressente les sentiments l'un de l'autre, ils peuvent s'en envoyer. Par exemple, l'asura sens que son loup panique à quelques kilomètres de là, il peut alors se concentrer et lui transmettre un sentiment pour le rassurer (comme le fait par exemple un maître qui caresse son chien apeuré pour le rassurer.). Ils peuvent donc se transmettre quelques chose de l'ordre des impressions, du sentimentale. C'est plus viscérale comme communication, comme en faite entre les gens et les animaux, mais ça reste une communication.
Si la formulation qui te dérange, je peux la changer.

-Rang des sorts et distance du lien avec le familier. J'avoue que j'ai du mal à évaluer les rangs pour les sorts, je veux donc bien un peu d'aide sur le sujet. De même pour la distance du lien avec le familier, en sachant que c'est le sort le plus puissant du personnage, même s'il est incapable de le reproduire ou de le lancer. (C'est le seul qui a été effectué par une mage et non lui, qui bidouille la sannaeth de temps en temps.)

-Oui c'est l'effet du poison. A première vu un effet aussi spécifique semble étrange, mais nous avons tout un tas de médicaments avec des effets ciblés très précis, il en est de même sur les poisons. Si tu trouve ça vraiment trop tordu, je peux augmenter la zone d'effet aux muscles du cou ou une partie du visage, pas de souci ^^

-Oki pour le nom des mercenaires, je changerais ça

-Pour les sylvaris et les deva j'ai une question: Il y a moyen de les distinguer ou pas?

Dernière question: Elcadia, qu'entends-tu par réserviste de l'armée? Qu'il est obligé de répondre si l'armée l'appel? Parce que si c'est le cas, ce ne serait pas cohérent avec le personnage, son métier, son histoire et à peu prêt tous les personnages de l'histoire. Des mercenaires vont dans l'armée qui les paye le mieux, les assassins indépendants n'agissent qu'en fonction du contrat, ça n'aurait aucun sens qu'ils soient réservistes d'une armée, car ça irait à l'encontre même de leur boulot.
J'avais mp Belgarath pour savoir si faire ce genre de personnage mercenaire était possible, il m'avait répondu que oui...donc pour le rang pas de souci je le descend, mais j'aimerai que l'on me précise pour le réserviste de l'armée, car ça détruit un peu toute l'histoire que j'ai écrite et le principe même du personnage en fait^^""
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Elcadia Arkhendar

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 19:06

Pour les sorts alors en rang cela peux te donner :

Liaison à l’animal totem > C
Animiste envers les créatures sauvage > D
Perte des sens > B
Vol d’énergie > A
Immobilisation > C

A noter que plus le sort est haut (surtout s'il est de rang supérieur au tiens), cela te demande de la concentration et de l'énergie et est plus difficile à lancer).

Pour le réserviste c'est assez simple. En cas ne nécessité tu peux être appelé par l'armée en renforts ou pour des missions. Les unités de l'armée asura sont très hétéroclites et beaucoup de soldats possèdent la classe assassin et donc des compétences similaires aux tiennes, donc même étant mercenaire à côté tu ne dénoteras pas dedans. En soit cela ne change pas fondamentalement ton histoire. Il te faut juste ajouter un moment que tu as cette obligation. Il ne faut pas se fier à l'apparence du royaume, le roi contrôle bien plus l'ensemble qu'on peut le penser. Dans le fond les asuras suivent cela volontairement car entre les vampires et toutes les créatures qui rodent sur leur territoire (plus le fait que tous leurs voisins les regardent avec méfiance), plus leur passé, ils sont assez solidaires en ce qui concerne la défense globale ^^
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Ilphrin Velardon

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 20:33

Merci Elcadia pour les sorts

Et désolé de le redire, je ne confond pas la classe et le métier. Il a comme métier assassin indépendant, pour ça que j'ai mis mercenaire. (et sa classe se retrouve la même..parce que c'est le plus cohérent)
Un mercenaire ne peut pas être réserviste, pour la simple et bonne raison que l'armée de sa race l'appelle, il s'en fiche. Si en face il le paye mieux, il ira en face, quitte à se retrouver contre sa propre race. La fidélité ça se monnaye, c'est le principe même du mercenaire.
Pour l'assassin indépendant, je te montre le problème: mon perso à un contrat pour empoisonner un général de l'armée des asuras, il le fera. Comment pourrait-il rester dans les troupes et être fidèle à une armée.
L'armée peut faire un contrat pour une ou plusieurs mission avec lui s'ils veulent, suffit de le payer pour ça. Le personnage peut donc travailler pour eux de temps en temps (et il ne tue pas ses employeurs en cours de travail), mais le personnage ne peut pas avoir d'obligation martiale. Ilphrin se laisse la liberté d'accepter ou non les contrats qu'on lui propose, c'est pour cela que je ne suis pas d'accord avec le terme réserviste.Autre point, les réservistes ne sont pas sous lois civile, mais sous lois martiales, hors bosser pour l'adversaire, c'est trahison, connivence avec l'ennemi etc etc, autant dire pas mal de chose qui aboutisse facilement à une condamnation à mort...et cela aussi rentre en pleine opposition avec son boulot.

La situation que tu me décris donnes comme résultat les suivants: Les mercenaires indépendants n'existent pas et pour le métier d'assassin, en dehors de l'armée, ils n'existent pas..Donc pour tous les personnages de l'histoire bah...il y a un gros problème...

Et je ne parle même pas de la partie caractère avec les asuras. Ilphrin s'en fiche des asuras. Il a passé sa vie sur les routes avec son maître, à passer d'un royaume à l'autre pour tué d'autre personne. Comment aurait il pus développer un sentiment de solidarité? Un sentiment de fidélité ou un nationalisme quelconque? Les seules fois ou il a eu un sentiment d'appartenant, ce fut d'abord dans le duo avec son maître (lorsqu'ils étaient tout deux l'Ombre de Nektan), puis envers son groupe de mercenaire...donc désolé, mais non, volontairement, il ne se pliera pas à un roi qui pour lui n'a qu'une importance pécuniaire (c'est probablement une des têtes avec le tarif le plus élevé, si jamais quelqu'un posait un contrat dessus.)

Après tu es le master du forum, tu as le dernier mot et c'est toi qui décide. Si tu me dis OK ils existent mais je ne veux pas que les personnages type mercenaires ou assassin indépendants soient joué sur mon forum, il n'y a pas de problème, c'est toi le chef ^^

De mon côté c'est assez simple, j'avais posé la question et je pensais le personnage possible à faire. Si ce n'est pas le cas...bah je ne jouerais tout simplement pas, ce n'est pas à prendre comme une menace ou quoique ce soit, c'est un simple constat, car c'est à moi de partir si mon idée n'est pas adapté à celle du forum . Même si je t'avoue que ça m'embête parce que franchement, vous avec l'air sympas et vous vous êtes embêtés à faire un univers construit et cohérent, ce qui est agréable..mais je ne peux pas jouer un personnage lorsque je le juge incohérent et il faudrait que je modifie très sérieusement l'histoire et la psyché du bonhomme pour qu'il soit réserviste... et je t'avoue que pour l'instant je n'ai ni les idées, ni le courage.
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 21:19

Je vais intervenir parce que je pense qu'il y a eu un quiproquo que je me dois d'éclaircir. Quand tu m'as demandé si tu pouvais jouer un mercenaire assassin, j'ai répondu oui car c'est le cas. Le soucis étant en fait le rang, les rangs B et C étant réservé à l'armée, ton personnage doit en faire partie d'une manière ou d'une autre.

Mais il y a bien évidemment des assassins mercenaires sur Valhistar, sinon dans quel monde vivrait on? mrred

Par conséquent si tu prend par exemple un rang D ou E (qui peut évoluer dans le rp à l'avenir), sachant que le E il n'y a pas de contrôle de sannaeth donc c'est autre chose mais bon ce sont des exemple. Il n'y a pas de poste spécifique pour les personnages de ce rang et tu peux donc jouer ton personnage tel que tu le présente et il viendra à gagner des rangs dans l'avenir, rangs qui seront gagné et par conséquent tu ne sera pas automatiquement rattaché à l'armée.

Le Roi Asura contrôle effectivement beaucoup de choses en son royaume, mais comme tu le dis, ton personnage n'est rattaché au royaume que part sa race et rien d'autre. Nous avions pensé au réserviste si tu voulais gardé un rang B ou C mais si ça ne te dérange pas de baisser à D alors tu pourra faire ce qu'il te chante et évoluer dans le rp.
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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 22:02

Je le met en rang D du coup, comme ça il n'y aura plus de problème ^-^
et si vous trouvez en conséquence qu'il faudrait que je me retire un sort ou deux, ce que je peux comprendre, dites le moi. Je les mettrai sous spoil en attendant qu'il augmente son rang et qu'il puise les utiliser.
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Ven 7 Nov - 22:04

Le nombre de sort peut rester le même, mais je pense que Elcadia baissera peut être leur rang afin que tu n'épuises pas ta sannaeth juste en essayant d'en lancer un xD
Mais parfait pour un rang D, mon intervention s'arrêtera là, étant donné que c'est à Serilë et Elca de donner les validations. Tu n'as donc qu'à changer ce qui a été demandé sans te soucier de parler de l'armée.
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Ilphrin Velardon

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Dim 9 Nov - 1:05

Les différentes corrections sont apportées et la relecture est terminée.
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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Mar 11 Nov - 13:10

Plouf, me revoilà... désolé pour le délai, week-end difficile XD

J'ai également relu et est vu les modification demandé apporté.
Pour moi, il n'y a plus aucun soucis (je vais pas chipoter sur les quelques fautes que j'ai relevé, sur un texte de cette taille, peu importe la qualité du correcteur... y en a toujours qui passent entre les mailles du fillet... J'suis bien placée pour le savoir XD)

Bref, tout ça pour dire que tu as ma première validation ^^
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Elcadia Arkhendar

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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   Mar 11 Nov - 15:30

C'est bon pour moi également, tout est ok désormais côté histoire. Tu as ta seconde validation ^^

Au passage je suis repassé sur tes sorts, j'ai juste diminué celui de pertes des sens pour que tu puisses l'utiliser plus facilement. Etant rang D à vrai dire aucun sort ne te seras véritablement facile à lancer. J'ai par contre laissé celui sur l'arme rang A. Cela reste très haut pour un rang D, mais d'un autre côté il est long est difficile à mettre en place de base, mais il te seras du coup très rentable. Puis, plus tu progresseras plus il sera facile à utiliser donc en le laissant tel quel ça te laisse une bonne perspective de progression ^^

Amuse-toi bien Wink
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MessageSujet: Re: Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup   

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Ilphrin Velardon ou l'Ombre du Loup

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