Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Sans contrefaçon, je suis un garçon...

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Peregrine Homaël

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MessageSujet: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mar 12 Aoû - 14:36


                                               

Lilas-Peregrine Homaël
   
   

   

       
  • Rang : E
       
  • Race : Humaine
       
  • Age : Entre 15 et 16 ans, peut-être plus, peut-être moins, difficile à dire.
       
  • Royaume/faction : Aranathdôr
       
  • Fonction(s) : Enfant des rues.
       
  • Classe : Civile
       

 
   
Description physique

Accroupie sur un rocher plat couvert d'algues et de vase, ma fine silhouette est dissimulée sous une cape de grosse toile tellement incrustée de boue que je suis parfaitement camouflée dans le marécage. Capuchon rabattu sur le visage, je suis à la fois détendue et en alerte, prête à détaler au moindre signe suspect - je ne crains pas grand chose dans ce recoin désolé, mais je ne tiens pas spécialement non plus à côtoyer de trop près les trolls des marais. Légèrement penchée en avant, j'ai soigneusement aplatis les hautes herbes et les roseaux en une masse compacte au-dessus d'une mare d'eau claire, et à présent, j'appuie le goulot de mon outre en peau contre ce filtre de fortune pour la remplir d'eau propre.

Concentrée sur ma tache, un éclat indigo attire pourtant mon regard, et lorsque j'y jette finalement un bref coup d’œil, je constate que ce n'est que le reflet de mes yeux dans l'eau. Amusée, j'estime ma gourde suffisamment remplie, la rebouche, puis je me penche un peu plus en avant dans l'espoir de distinguer mon reflet. Mais l'ombre que ma capuche jette sur mon visage empêche mes traits de se refléter dans l'eau, alors, après un dernier coup d’œil aux alentours pour m'assurer que je suis bel et bien seule, je la rejette en arrière, dévoilant mon visage qui se dessine clairement à la surface de l'eau.

Même à la grise lumière du jour, même couverte de crasse, il est absolument impossible de douter de mon sexe. Je suis une fille, c'est indéniable, rien n'est assez androgyne dans mes traits pour m'autoriser un travestissement crédible. Et encore, si je n'étais qu'une femme, peut-être aurais-je mes chances... l'ennui, c'est que je suis une belle femme, ce qui achève toute potentielle chance de transformation.

Plongeant dans l'eau une main dont la délicatesse est dissimulée sous des mitaines usées, je frotte un peu mon visage pour le débarrasser sommairement de la boue séchée et de la poussière qui s'est accumulée sur ma peau, dévoilant progressivement la finesse d'un grain de peau parfait, dont la pâleur laiteuse est plus lisse et soyeuse qu'un pétale de rose. Je n'ai pas souvent l'occasion d'admirer mon reflet - mais chaque fois que cela m'arrive, j'ai l'impression de contempler une étrangère. Ce visage si fin, à l'ovale parfait, au menton légèrement pointu, est-il vraiment le mien ?... Ces traits parfaitement symétriques et réguliers, ces lèvres très pulpeuses et bien dessinées, ce nez droit et fin, légèrement arrondi au bout pour en adoucir l'angle, ces grands yeux ronds de poupée, à la frange de cils si longue et si épaisse qu'elle caresse le rose de mes joues lorsque je baisse les paupières... Même ce grand front blanc contribue à m'embellir, délimitée par la courbe douce de mes sourcils légèrement broussailleux, mais parfaitement dessinés.

Et comme si tout cela n'était pas déjà suffisant pour me rendre inoubliable aux yeux de quiconque ayant aperçu mon visage, il faut en plus que je sois dotée d'iris d'un améthyste profond, oscillant suivant la lumière entre le pourpre et l'indigo. Lâchant un profond soupir, je cale derrière mes oreilles une mèche de cheveux ternie - même mes cheveux, pourtant sales et indisciplinés, apportent une note sauvage et mystérieuses à mes traits trop parfaits. Cascadant en une masse épaisse et emmêlée jusqu'à mes hanches, ils sont d'un châtain tirant sur le gris souris, mais je sais que lorsque de rares rayons de soleil arrivent à percer la couche nuageuse de l'Aranathdôr, ils s'embrasent d'une multitude de reflets roux et or.

Enfin pour l'instant, ils sont de la même teinte que la vase brune des marais, poussiéreux et pourvus de tels nœuds que je doute d'arriver à les démêler un jour. Comme je ne les attache jamais, ils subissent au quotidien les agressions des éléments, et de mon rythme de vie relativement... mouvementé. Depuis combien de temps n'ai-je pas pris de bain ?... La dernière fois que j'ai pris la peine de me décrasser entièrement, c'était dans un baril d'eau de pluie, dans la cave d'une taverne au cœur de la nuit.

Tout comme mes cheveux et mon visage, mes vêtements ont peu à peu pris la teinte uniforme de la boue - ma chemise d'homme est trouée et rapiécée sur sa quasi totalité, et un gilet de cuir sans manches soutient et dissimule à la fois mon peu de poitrine. Même mon corps, portant les stigmates d'une vie à la dure où l'on mange rarement à sa faim, très mince et pourvu d'une musculature sèche et déliée qui ne laisse pas la place à un milligramme de graisse, est pourtant lui aussi indéniablement féminin. Je possède peu de formes, mais mes fesses sont trop galbées, mes jambes trop fuselées, mes hanches trop courbées, ma taille trop marquée et mes épaules pas assez carrées pour pouvoir me jouer de la nature.

Je me cache donc en permanence sous un épais pull d'homme qui me tombe sur les genoux, qui a la double fonction de dissimuler mon corps et de me tenir chaud malgré les quelques trous qui le parsèment. Mon pantalon est quant à lui en meilleur état, tout comme ma veste de cuir et mes chaussures - fruit d'un récent larcin chez un tanneur, il est en cuir fin et souple, parfaitement ajusté. Mes bottes, bien que déjà imprégnées d'une épaisse couche de vase, sont neuves elles aussi, dotée d'une semelle épaisse, mais très souple, lacées sur le devant du mollet jusqu'aux genoux. Des guêtres de laine complètent ma tenue, maintenues sur mes jambes par des lacets de cuir enroulés autour de mes mollets pour les épaissir un peu et masquer ma finesse.

Au final, la seule chose qui pourrait m'aider à me faire passer pour un garçon, c'est ma taille. Je suis assez grande, pour une fille - j'estime atteindre 1,70 mètre, et je sais que je n'ai pas encore fini de grandir. Échappant un nouveau soupir, je secoue la tête pour m'arracher à ma rêverie contemplative, et redresse la tête pour balayer le marais du regard. Où s'est encore fourrée cette maudite bestiole ?... Me raclant brièvement la gorge, j’émets deux petits cris aigus, parfaite imitation des cris d'un faucon, et j'attends. Je n'ai pas à patienter bien longtemps - oreilles flottantes et langue au vent, ma chienne arrive en galopant gaiment dans toutes les flaques du marais, en réponse à mon appel. Trempée d'un savant mélange de vase et d'eau croupie, une algue est enroulée autour de son oreille, dont je la débarrasse en soupirant alors qu'elle patauge gaiment autour de moi.

Même sans la couche de boue et de poussière qui macule son pelage, elle est parfaitement dissimulée dans le paysage marécageux qui nous entoure, grâce aux larges taches noires qui marbrent son pelage gris-bleu. Mais elle est jeune et imprudente, et bien plus dépendante de moi que ne l'était sa mère. Nous formons pourtant une bonne équipe, et je n'ai de cesse d'espérer qu'elle finira par s'assagir en vieillissant. Ajustant ma gourde dans mon dos, dont la sangle passe en travers de ma poitrine, je relève ma capuche, que je rabats sur mon visage, puis je me détourne des marais pour retourner vers le village, ma chienne sur les talons.

(Pour se faire une bonne idée de l'aspect de la chienne, taper "berger australien bleu merle" dans google Wink)
   
Description psychologique

Revêche et têtue, tels sont les deux premiers traits de caractère que le peu de gens qui me côtoient peuvent remarquer chez moi de prime abord. Orpheline depuis mes 7 ans, je me suis enfuie de l'orphelinat vers mes 10 ans, et depuis, je vis dans la rue. De fait, je suis donc très indépendante et débrouillarde, capable de prendre soin de moi et de trouver ma nourriture par mes propres moyens. Traditionnellement, les enfants des rues de mon age se font chef d'un clan de plus jeunes, sur lesquels ils assoient leur domination, leur offrant une protection relative et un endroit où dormir en échange du fruit de leurs vols - bien qu'ayant moi-même été à la place de ces malheureux orphelins, je n'éprouve en aucun cas le besoin de remplir ce rôle pour eux. Cette organisation est certes nécessaire pour les plus jeunes, mais j'ai depuis longtemps prôné mon indépendance, et j'estime m'en sortir bien mieux toute seule, ce qui malheureusement me vaut d'avoir pratiquement tous ces petits chefs sur le dos, qui m'ont classifié comme ennemie et rivale dès lors que j'ai refusé toute forme d'alliance avec eux.

Bien que je souffre parfois de cette solitude imposée, c'est un choix conscient et réfléchit qui me permet de me protéger - je sais ce qui arrive au trois quarts, voir plus, des filles des rues lorsqu'elles atteignent un certain age... et je n'ai pas envie de finir comme elles. Je ne dénigre pas ces femmes, qui n'ont certainement pas eu d'autre choix à un moment que d'offrir leur corps en échange de quelques pièces pour survivre - et encore, lorsqu'on leur a laissé le choix, certains ne se gênant pas pour se servir sans se gêner - mais ma pire crainte reste d'avoir à en arriver là un jour, et je me suis jurée que je ferais tout pour éviter d'avoir à rejoindre leurs rangs.

J'entretiens donc de mon mieux une pseudo rumeur, visant à faire de moi un garçon aux yeux du monde - parfois lors de certains vols, je me laisse prendre sur le fait, m'assurant toujours que ma capuche dissimule mon visage et qu'on ne me voie que de dos, afin que ma grande taille se charge de faire de ma silhouette une ombre masculine. Alors lorsque la populace se plaint de moi, c'est sous les traits du Faucon - j'imite très bien le cri de cet oiseau, et lors de mes petites mises en scène, j'en pousse toujours deux ou trois pour signaler à ma chienne qu'il est temps de filer, et il n'avait pas fallu longtemps pour qu'on m'associe au rapace et qu'on en fasse mon nom de voleuse. Ou plutôt, de voleur.

Pour entretenir le mythe qui me protège, je vis en marge totale de la population - mon visage est mon plus gros point faible, car je ne peux même pas me cacher derrière un masque masculin pour me préserver. Alors je passe le plus clair de mes journées sur les toits, n'ayant pas mon pareil en escalade, et lorsque je dois descendre dans les rues, c'est toujours sous le couvert de mon ample cape brune. Mais je n'aime pas la foule, et je ne m'y attarde jamais plus que nécessaire, craignant toujours que quelqu'un ne tire sur ma capuche pour dévoiler mon visage, ou qu'un clan plus téméraire que les autres ne décide de prendre le Faucon en chasse. A cause de cette vie de paria, je n'ai aucune éducation - je ne sais ni lire ni écrire, je n'ai aucune manières et n'ai jamais eu de modèle, féminin ou autre d'ailleurs, à suivre dans ma vie.

Toutes ces épreuves, ces doutes et ces peurs ont fait de moi une adolescente bravache, méfiante et secrète, difficile à approcher, plus encore à cerner. Je me cache de quasiment tout et tout le monde, y compris de moi-même, et bien que j'en ai vaguement conscience, j'ignore totalement comment changer mes conditions de vie. Je me contente de vivre au jour le jour, avec ma chienne pour seule compagnie, et avec pour seul objectif de survivre au mieux, jour après jours, nuit après nuit. Comme tout le monde, au final. Ou presque.
   


Dernière édition par Peregrine Homaël le Mer 13 Aoû - 1:25, édité 4 fois
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Peregrine Homaël

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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mar 12 Aoû - 14:39


Histoire

« Papa, pourquoi tu pleures ?... »

Lorsque j'ai enfin eu la réponse à cette question, il était déjà trop tard, et le corps sans vie de mon père se balançait au bout d'une corde, pendu à une poutre de notre masure. Mais commençons plutôt par le commencement.

Je vis le jour dans un petit bourg à la frontière de l'Aquasca, non loin des Marais de la Perdition, et de ma vie je n'ai dépassé d'une poignée de kilomètres ses alentours. Mes premiers souvenirs remontent à ma plus tendre enfance – des images floues, mais que je sais bien réelles, d'une petite fille chevauchant un loup-garou au cœur d'une clairière paisible, dont la robe de feu se pare de reflets d'argent à la lueur de la lune, hante les tréfonds de ma mémoire jusque dans mes rêves, ne me laissant qu'un profond sentiment de vide et d'abandon au réveil. J'ai pourtant eu une enfance heureuse, je le sais, et ce malgré l'absence de ma mère.

Aujourd'hui, je ne me rappelle même plus son nom – mon père n'eut jamais la force de me parler d'elle très en détail, mais je sais que je lui ressemble comme deux gouttes d'eau, ou presque. Je sais qu'elle était grande, mince et élancée, qu'elle avait de longs cheveux bruns, et des yeux plus bleus que le ciel bas d'Aranathdôr. Mais surtout, je sais qu'elle était considérée comme étant l'une des plus belles femmes du village, pour ne pas dire du pays tout entier. Je sais aussi qu'elle était couturière, et que si elle avait vécu, j'aurais toujours porté des robes de la meilleure facture, confectionnées par ses soins.

Mais elle mourut en me donnant la vie, et ici s'achève la courte liste de mes connaissances la concernant. Curieusement, je ne me rappelle pas beaucoup mieux de mon père, alors qu'il fut le centre de mon univers durant presque la moitié de mon existence. Je sais que c'est de lui que je tiens mes yeux, aux iris si particuliers – mais ses cheveux à lui étaient blonds vénitiens, et j'ignore totalement ce que j'ai hérité d'autre de lui. Pas grand chose, j'en ai peur – je me rappelle de lui comme d'un homme étonnamment calme, paisible, mais triste jusque dans ses sourires. Il pouvait rester des journées entières inerte, à fixer le plafond sans le voir, sans paraître remarquer ma présence – dans ces moments là, je me faisais discrète, jouant avec des poupées de chiffon, me nourrissant de noix et du pain de la veille, tentant parfois d'aller lui parler, de le faire réagir, généralement sans grand succès.

J'étais abandonnée, mais je n'avais pas peur, parce qu'il finissait toujours par revenir. Il s'excusait en pleurant, je ne comprenais pas tout, mais il me préparait alors un bon repas, et me bordait dans mon lit avant de me raconter des histoires jusqu'à ce que je m'endorme, et j'étais si heureuse et soulagée que je ne tardais jamais à sombrer. Je n'avais pas conscience alors de notre pauvreté – je n'ai que des souvenirs simples, mais imprégnés de paix, de calme et de confiance. Un bon feu de bois dans une cheminée en pierre... une odeur chaude annonçant un bon repas... des bras solides, une douce étreinte, un parfum musqué de terre humide et de bois flotté...

Et le meilleur grand-père au monde. C'est mon plus grand secret, celui que je garde jalousement au plus profond de mon âme. Car mon grand-père n'est pas un homme comme les autres – c'est un Lycan, un être humain à l'âme de loup. C'est sans doute de lui que je me rappelle le mieux – il ne me rendait pourtant que très peu visite, des mois pouvaient s'écouler entre chacun de ses passages, mais lorsqu'il était là, tout s'illuminait. Sous forme humaine, c'était un grand homme à la carrure surdimensionnée, à l'épaisse tignasse rousse et emmêlée qui se confondait avec sa barbe, à la peau tannée par le soleil, et je me rappelle que lorsqu'il posait les yeux sur moi, son sourire était si large que ses petits yeux rieurs aux iris améthystes se plissaient sous ses sourcils broussailleux.

Lorsqu'il était là, mon père paraissait plus vivant que jamais – il ne pleurait plus, se levait le matin, et nous préparait de bons repas alors que je faisais de longues promenades aux alentours avec mon grand-père. Sous forme humaine, il me prenait sur ses épaules, et j'essayais de démêler avec mes doigts ses épais cheveux roux – mais le plus drôle, c'était lorsqu'il était Lycan. Je me cramponnais alors sur son dos, et il traversait les marais en courant à toute vitesse, et c'était si amusant que j'en pleurais de rire. Je me rappelle si bien de tout ça... mais malheureusement, un jour, tout cela pris fin.

Je me rappelle que j'étais assez inquiète à cette époque, autant que peut en avoir conscience une gamine de 6 ou 7 ans – mon grand-père ne nous avait pas rendu visite depuis une longue période, plus longue que la normale – et mon père était de plus en plus distant, de plus en plus... absent. J'allais de moins en moins jouer avec les enfants du voisinage, je me rappelle encore de l'étrange sensation d'urgence qui m'étreignait dès que je m'éloignais un peu trop de la maison. Jusqu'au jour où lorsque je revins pour la dernière fois, je le trouvais pendu dans l'unique pièce qui composait notre demeure.

Mes souvenirs de ce qui s'est passé ensuite sont un peu flous, et je n'ai jamais cherché à éclaircir cette partie de ma mémoire. Je sais juste je n'avais pas su quoi faire, alors je m'étais assise par-terre, et j'avais attendu que mon grand-père vienne. Fort heureusement, je n'avais pas eu à patienter jusqu'à sa venue – une voisine, inquiète de ne plus entendre de bruit, avait fini par oser, deux jours plus tard, entrer dans la maison pour voir ce qui se passait. Je ne sais ce qu'il advint du corps de mon père – moi, je fus immédiatement recueillie par l'orphelinat, et je sais que les trois années qui suivirent furent les pires de toute mon existence.

Je ne m'épancherais pas sur la cruauté des autres pensionnaires, la jalousie des autres filles, que j'étais trop jeune pour comprendre à l'époque – parmi divers traitements qui me marquèrent le plus, je me souviens avoir été enfermée dans une malle plusieurs heures en guise de punition, de filles plus grandes que moi qui me coincèrent un jour dans un couloir pour couper mes cheveux au couteau, d'autres volant mes couvertures la nuit, ou mes maigres repas le jour, le tout couronné par le joug d'ignobles gardiens, brutaux et injustes, qui ne perdaient jamais une occasion de distribuer des coups de cannes à leurs pensionnaires.

Lorsque j'en eu assez, je passais simplement la porte, et personne ne sembla remarquer ma disparition. J'errais toute une après midi dans les rues, cherchant sans le retrouver le chemin de ma maison. Mon salut se présenta finalement sous les traits d'un petit garçon crasseux, vêtu de loques – il s'appelait Ben, et lorsqu'il compris que j'étais orpheline et que j'étais à la rue, il s'empressa de me conduire à son chef, Rank. Je me souviens de cette rencontre comme si c'était hier – j'avais froid, j'avais faim, et j'étais littéralement terrorisée devant cet adolescent au visage si carré, aux épais cheveux noirs et au regard de glace. Il avait d'abord refusé de me prendre dans son groupe, composé d'une demie douzaine de gamins entre 6 et 12 ans – mais Ben avait plaidé ma cause alors que je restais figée comme la pierre, trop effrayée pour ne serait-ce que me mettre à pleurer.

Je restais environs deux ans dans le clan de Rank – deux ans au cours desquels j'appris à faire les poches des passants sans me faire pincer, à repérer les meilleurs étals pour voler au marché, à reconnaître les produits les moins périssables et les plus qualitatifs, bref, à survivre, essuyant parfois quelques colères de Rank, qui était un peu trop porté sur l'alcool et s'emportait de plus en plus souvent après nous. Je nourrissais depuis longtemps déjà l'idée de m'enfuir lorsque l'occasion se présenta enfin – Rank, ivre mort, perdit un combat au couteau contre le chef d'un autre secteur, et je profitais de la confusion qui régna ensuite à la fusion des clans pour filer le plus loin possible et retrouver ma liberté.

Rank mourut probablement des suites de ses blessures – Ben quant à lui était mort peu de temps auparavant d'une terrible fièvre que personne n'avait pu soigner. Plus rien ne me rattachait à la ville, et j'envisageais durant un temps d'essayer de partir – mais je n'en eu finalement pas le courage. Mes années d'apprentissage au service de Rank m'avaient permis d'apprendre à survivre dans la rue – seulement à présent, ce que je volais me revenais directement, et je trouvais ce marché avec moi-même bien plus équitable qu'il ne l'avait jamais été auprès de l'adolescent alcoolique.

Quelques mois s'écoulèrent ainsi, durant lesquels je ne cessais d'espérer la venue prochaine de mon grand-père. Lui seul pouvait me sauver de la rue – je savais que lui seul pourrait m'emmener avec lui, et qu'auprès de lui je pourrais reprendre une vie meilleure – une vie normale. Je développais alors un don certain pour l'escalade – grimper me devint rapidement presque plus naturel que marcher, et depuis les plus hauts toits de la ville je pouvais contempler le marais dans toute les directions, assez loin pour peut-être un jour repérer l'éclat de la tignasse rousse de mon grand-père. Au fil des mois, j'appris à me faire plus discrète, à longer les murs, à choisir les ruelles les plus sombres – je grandissais, et mon corps avec moi, et si la gamine que j'étais passait autrefois totalement inaperçue dans les rues, je commençais à cette époque à remarquer les longs regards traînant que les hommes m'adressaient à la sortie des tavernes.

Mais je ne prenais pas suffisamment de précautions, j'étais trop naïve, pas assez vigilante, et un soir, ce qui devait arriver arriva – je cherchais distraitement une ruelle pas trop sale pour dormir, et je n'avais pas entendu le souffle rauque de celui qui m'avait pris en chasse lorsque j'étais passée devant une auberge. Je me rappelle la poigne de fer qui s'était refermée sur mon bras, la large paume terreuse plaquée sur mes lèvres, et j'avais eu beau me débattre de toutes mes forces, l'homme qui m'avait attrapé me tenait bien, et il m'avait jetée dans la première ruelle venue pour accomplir ses sombres desseins.

Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que ce soit précisément la ruelle dans laquelle une chienne errante avait élu domicile pour la nuit. J'avais crié, je m'étais débattue alors que l'homme me plaquait au sol... alors la chienne avait commencé à gronder. Je me rappelle mon soulagement lorsque l'homme s'était relevé, lentement – je revois les yeux de la chienne dans l'obscurité, brillant comme deux miroirs, et elle s'était approchée lentement, babines retroussée sur ses crocs luisants de bave.

L'homme m'avait jeté en avant pour se protéger, avant de s'enfuir sans demander son reste – j'étais restée recroquevillée au sol, tremblante, priant pour ne pas trop souffrir lorsque la chienne se jetterait sur moi pour me mettre en pièce... Mais l'animal s'était contenté de s'approcher, lentement, calmement, pour finalement venir me lécher les doigts. Avait alors débuté mon association avec cette chienne, de très loin plus fructueuse que celle que j'avais menée avec Rank. Au matin, lorsque la chienne avait voulu me suivre, j'avais commencé par la chasser – puis, fatiguée et n'ayant pas le cœur à lui jeter des pierres, j'avais accepté malgré moi la formation de notre équipe... et quelle équipe.

Son ouïe et son odorat étant bien supérieure aux miens, j'appris bien vite à lui faire confiance pour nous guider à travers la ville dans les passages les plus sûrs et les moins fréquentés. J'avais compris qu'il était plus que temps que je disparaisse aux yeux du monde, et des hommes plus particulièrement – c'est à cette époque que je commençais à prendre l'habitude de porter des vêtements d'homme, trop grands pour moi, et de dissimuler mon visage sous une large capuche. La première fois que la chienne me quitta, je fus envahie par un sentiment d'abandon terrible – mais lorsqu'elle revint finalement deux jours plus tard, portant un lapin grassouillet dans sa gueule, je mesurais une fois de plus la préciosité de notre association.

Je n'avais jamais pensé à chercher ma nourriture à l'extérieur de la ville – et pourtant, je découvris grâce à la chienne que les marécages regorgeaient de nourriture – il suffisait de savoir où chercher, et de parvenir ensuite à l'attraper. Durant encore deux années, je peaufinais mes techniques de chasse et de vol – j'appris toute seule à confectionner des pièges, à pêcher les poissons d'eau douce dans les marres, à tirer les cailles et les pigeons avec un petit arc volé dans une armurerie et des flèches de ma confection. Enfin, je ne manquais plus de nourriture, et je partageais le fruit de mes chasse avec la chienne, qui faisait de même pour moi. Deux couteaux volés dans une forge devinrent eux-aussi de précieux alliés – il me permettaient de vider et d'écorcher mes proies, et de maintenir à distance les autres ados des rues, trop curieux ou trop hargneux pour me laisser tranquille.

Au bout de deux ans d'une vie plutôt pas mal compte tenu des circonstances, la chienne, vieille et fatiguée, mourut peu après la naissance d'une portée de quatre chiots. Peu inventive, je les avais nommés Un, Deux, Trois et Quatre. Un était quasiment mort-né, et était mort quelques jours après la mise bas – Deux, Trois et Quatre, respectivement une femelle et deux mâles, survécurent, et prendre soin d'eux durant les premiers mois de leur existence atténua un peu la douleur de la perte de ma chienne. Durant les premières chaleurs de Deux, Trois et Quatre tentèrent de s'en prendre à elle – voyant Deux terrorisée, je la défendis, Trois et Quatre partirent se satisfaire ailleurs, et ne revinrent pas auprès de moi.

Deux quant à elle, ne me quitta pas d'une semelle, et a désormais pris la place de sa mère à mes côtés, depuis presque deux ans à présent. Contrairement à sa mère, qui était calme, réfléchie, et qui m'avait tout enseigné de l'art de la chasse, Deux est vive, inattentive, et j'eu beaucoup de mal à lui apprendre à se tenir à peu près tranquille en ville, à être assez furtive pour chasser, en bref, à savoir se débrouiller sans moi. Avec la chienne, nous formions une équipe dont les deux membres pouvaient être parfaitement autonomes, et qui n'en étaient que plus performants une fois réunis – avec Deux, je sais que mes responsabilités envers elle sont plus grandes que celles qu'elle a envers moi, et j'avoue souvent regretter l'indépendance, l'expérience et l'efficacité de sa mère.

Ce qui ne m'empêche pas d'aimer ma chienne, et de la considérer, à juste titre, comme ma seule amie. J'ai depuis longtemps abandonné l'idée que mon grand-père viendra me chercher un jour – ou du moins, j'essaye de m'en convaincre, afin de vivre dans le présent, et de survivre, jour après jour, comme je l'ai toujours fait. Le mythe du Faucon me protège, et mes couteaux, bien que je ne sache pas spécialement me battre, suffisent pour l'instant à maintenir les petits chefs de clans à distance - un jour ou l'autre, je sais bien que l'un d'entre eux tentera sa chance malgré tout... à ce moment là, je n'aurais pas trop de Deux pour m'aider à me défendre.
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mar 12 Aoû - 19:27

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa Rage  une femme sans cou  mrred 
Spoiler:
 
Bienvenue  mrred 
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mar 12 Aoû - 19:46

Je ne relèverais même pas UU
Merci  mrred 
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 1:24

Voilà terminé ^^ J'avoue avoir la flemme de me relire, en théorie devrait pas y avoir de fautes, ni de mots oubliés UU Je ne suis pas adepte des histoires sur 15 chapitres c'est vrai, mais normalement tout y est, à vous de me dire si vous relevez des contres-sens ou des oublis, ou tout simplement des éléments qui ne correspondent pas avec le background du forum ^^
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 11:01

Bon vu que ça cause lycan je vais passer le premier  mrred 

Alors pour tout le début de la fiche jusqu'à l'histoire, aucun problème, les descriptions sont plus que suffisante et le fait d'être une civile de permet d'échapper aux pouvoirs sur la sannaeth.

Concernant l'histoire, la taille est très raisonnable pour une rang E, aucun problème là dessus. J'ai juste deux petites remarques, la première est que tu parles d'une ville aux portes du Marais de la Perdition, sauf que dans ce dernier vit une grosse bébête que les gens n'ont pas forcément envie de croiser, j'ai nommé, notre copine l'hydre  mrred Après tu dis aussi que cette ville se rapproche de la frontière de l'Aquasca (par conséquent cela l'éloigne des marais et ça me plait un peu mieux), enfin les vampires ayant obtenus leur indépendance après la guerre démoniaque, sur la carte ton logement se situerait désormais à la jonction de l'Abraethan, de l'Aquasca et de l'Aranathdôr. Pour ma part je trouve cela plausible, avec des conditions de vie extrême comme tu les a décrite, on ne va pas vivre dans le triangle des Bermudes parce qu'on en a envie hein Wink Cependant je ne parlerai pas de ville mais plus de grand village ou de Bourg, à l'instar du village de Bree chez Tolkien (vu que je sais que tu comprendra la référence ça m'évite de devoir expliquer). Donc voilà pour le premier point, plus parler de village que de ville.

Ensuite le second point, mais c'est plus parce que je suis dans le flou, c'est que si le village se situe dans l'Aranathdôr, il est donc sous le contrôle des Asuras et je sais pas, dans ta rpésentation, je m'imagine plus un village d'humains, après Elcadia me contredira peut être, mais je doute que même à cet endroit l'ordure le Roi Asura laisse une telle chose se produire, donc serait ce un village Asura (et pourquoi pas de parias Asura?) dans lequel se sont exilés quelques familles humaines?

Enfin pour l'histoire des lycans j'avais vu plus ou moins ça avec toi via une certaine intermédiaire donc aucun problème pour moi. Après tu ne mentionnes pas du tout la guerre démoniaque dans ta présentation, après techniquement il y a 5ans ta perso n'étant âgé que de 10ans et dans un coin aussi reculé n'a pas eut à en subir les conséquences donc ce n'est pas un problème.

Voilà, plus quelques ajustements et confirmations plutôt que de réels reproches, j'attend ta réponse pour te donner ma première validation Wink

PS : Ce titre de topic est très approprié à mon dernier poste avec Belgarath  mrred  *private joke*
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Peregrine Homaël

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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 12:38

Super pour le début de la fiche ! Pour le village, je l'imagine effectivement là où tu l'as situé, vraiment à la frontière, précisément ici :

Spoiler:
 

Pour l'hydre, je n'en fait pas mention parce que j'estime que le village est assez loin des marais en eux-même, disons qu'il se situe en zone marécageuse, mais bien assez loin des Marais de la Perdition en eux-même ^^ J'imagine plus un groupe d'humain d'Aquasca qui aurait bâti un petit village frontalier, qui resterais là aussi encore assez loin de la frontière de l'Abraethan, juste en dessous pour être précise. Bourg, ça me va impeccable ! Village, j'aimais pas trop, pour moi ça faisait encore trop petit, sachant que j'imagine une petite ville assez autonome, assez vaste disons pour avoir des habitats comme un orphelinat, par-exemple. Mais bourg, je prends, j'ai modifié ça sur ma fiche ^^

Pour le second point... j'avoue ne même pas m'être posé la question. Comme pour la fiche de mon premier personnage, qui elle aussi avait grandit dans un village d'humains en Aranathdôr, personne ne m'avait fait cette réflexion... Franchement, j'imagine pas du tout un village d'Asuras XD Après, le village en lui-même peut être sous le contrôle de la monarchie Asuras... mais dans ce cas Peregrine n'est même pas au courant. Comme le village est à la frontière de l'Aquasca, j'imagine vraiment un village humain, définitivement ^^

Effectivement, je n'en fait pas mention non plus, mais il ne faut pas oublier qu'elle n'a jamais quitté son village, et que la seule chose qui l'intéresse, c'est de survivre, au jour le jour ^^ Elle n'est donc naturellement pas très au fait de ce qui se passe dans le reste du monde UU

Et ah ? XD Je veux bien savoir pourquoi tient UU
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 12:48

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa un point rouge sur la carte!!!!!  Effort 

Pas de soucis pour l'hydre, je comprend mieux en voyant ta localisation, je l'imaginais un peu plus au nord mais là effectivement y'a moins de risque que l'hydre vienne vous faire coucou, surtout qu'elle a l'Abraethan à "surveiller", elle a plein de casse croûte là bas.

Pour la notion de bourg, pas de problème, ça roule ^^

Je me doutais bien que tu t'étais pas posé la question et si on ne te l'a pas dit avant c'est parce qu'on avait pas fait attention non plus, mais là je sais pas c'est venu me titiller les neurones  mrred Je pense que le village pourrait effectivement être composé d'humains avec quelques soldats Asuras qui pourraient veiller à son bon fonctionnement, le Roi aurait pu accéder à sa construction en échange d'informations sur ce qui se passe en Aquasca vu que c'est proche de la frontière, donc pour moi ça me va, reste à voir avec Elcadia mais je pense pas que ça pose de pb.

Comme je t'ai dis, pas de soucis pour la guerre, ce n'était qu'une gamine, au mieux elle a entendu des rumeurs mais elle ne pouvait pas y prendre part activement.

Donc écoute avec ces explications, tout me semble bien, donc je te donne ma première validation Wink

ha et concernant Belga disons que dans le milieu maintenant, on l'appel le travelo magique xD
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 13:15

Déjà rebienvenue de manière officielle cette fois-ci ^^

Sur l'ensemble, très belle fiche, rien à redire sur l'écriture, les descriptions sont des plus complètes.

L'histoire permet bien de suivre le parcours du personnage et les questions sont plus comme Belga les a soulevé sur les localisations.

La localisation du bourg me semble mieux aussi plus côté sud-ouest des marais qu'il y a de la place  loin des vampires et des marais ; D'ailleurs vous parlez de l'hydre, mais si il y avait que ça encore XD
Fin bref ça change pas que c'est invivable même autour.

Concernant l'appartenance à l'Aranathdôr, on y trouve des humains, donc pour ça pas de soucis, bien que ces humains sont souvent des personnes ayant dû fuir l'Aquasca ou le Nékéharkhan pour x raison (recherchés, bannis,...) ou sont des descendants de réfugiés. Ils restent minoritaires et on ne peut pas véritablement parler de village humain. Même les petits villages sont majoritairement asuras et on y trouve des humains. Après il existe dans certains quartiers (enfin surtout pour la capitale) et quelques bourgs des regroupement des rejetés même du royaumes, donc cela peut être des humains, des demi-asuras ou asura ayant commis des actes faisant qu'ils sont rejetés par leurs pairs. Donc vu que tu pars sur un bourg il y a plus de soucis.


Je te donne la seconde validation, je n'ai rien à redire ^^

nb : concernant Belga voici en exclu son nouveau vava :

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 13:18

Et ouais on a la classe ou on l'a pas, c'est tout ce que j'aurai à dire à ce sujet, pour plus d'informations, consulter directement le topic  mrred

Au fait tu connais la procédure, le rang, le carnet (nous avons un concours à ce sujet), bref toussa toussa, et si tu as des questions, n'hésites pas à mp =)
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 13:23

Pour info j'ai redéplacé ton sujet si tu souhaites nous répondre, Elcadia a eut la gachette facile  mrred 
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    Mer 13 Aoû - 18:56

OMG !!! Ce fou rire ! Merci, Elcadia pour le coup, tu m'as juste tuée... One shot XD

Bref, revenons à nos moutons XD Et re-bienvenue ! J'suis ravie, évidement XD
Et même si on s'en fou, j'adhère à ta press, mais c'est pas une surprise XD Parfait comme d'hab ! Et comme d'hhab, t'en laisse largement assez pour le RP... On va bien s'amuser !

 Love 
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MessageSujet: Re: Sans contrefaçon, je suis un garçon...    

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Sans contrefaçon, je suis un garçon...

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