Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Les races se mêlent à l'appel du sang

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Talia Nerendil

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MessageSujet: Les races se mêlent à l'appel du sang   Lun 4 Aoû - 12:09

HRP : Je ne poste pas encore dans le poste de regroupement, tout simplement parce que les devas ne sont pas sensé être encore arrivés là bas, je laisse donc un tour de poste aux vampires & cie pour discuter, puisque l'arrivée des devas ne se fait pas le même jour que celui des vampires. Néanmoins, Jerek (ou un autre) peut avoir été prévenu de notre arrivée et nous accueillir dans ce port improvisé Wink FIN HRP

Talia avait fait venir Yavana à l'approche de Bellicus, nul doute que Esgerd viendrait avec elle, Ravel était également quelque part sur le pont et pouvait entendre la conversation. Cela n'avait aucune importance car ce n'était nullement d'ordre privé. Talia était droite, toujours à la proue du navire, les mains jointes des le dos contemplant l'horizon qui voyait le fleuve qu'elles empruntaient se rétrécir à vu d'oeil. Les navires ne pouvaient pas aller beaucoup plus loin, celui de Talia, plus fin et à la ligne de flottaison plus haute continuerai son chemin vers le champs de bataille à venir, les autres redescendraient sur Cordis pour se protéger, c'était cela en partie qu'elle allait exposer à Yavana...

"Voici la guerre que tu dois remporter à cause de la faiblesse humaine. Je sais qu'il est inutile de te dire cela, mais puisse le maximum de vies devas être épargnées. Les lumières à l'est sont celles de Bellicus, il vous faudra probablement une ou deux heures de marches pour y parvenir. Néanmoins, la demande de notre Reine ne spécifiant pas la nécessite de mes marins de te suivre sur terre, je préfère les renvoyer vers Cordis, ils seront sous les ordres de mon second et reviendront nous chercher à mon signal, s'il n'y en a aucun, ils ont ordre de rentrer à Lothod et de prévenir la Reine de préparer nos défenses. Comme je te l'ai proposé, j'attendrai un peu plus en amont du fleuve, là où ce dernier forme un coude avant de partir vers le nord ouest, c'est l'endroit le plus proche de la frontière. Mon navire possède des armes de défense suffisante pour effectuer un replit si jamais le front s'approche trop de nous, je te laisserai communiquer la position du bateau à tes officiers. Mon rôle dans cette guerre n'ira pas plus loin, je ne suis pas faite pour les combats rangés, préviens moi, si un jour tu souhaites livrer une bataille navale, je suis beaucoup plus douée."

Talia le savait, elle était inutile sur un champ de bataille et savait le reconnaître, elle fit venir Ravel avec elles, le jeune homme semblait s'être dévoué à sa tâche...

"Ce navire servira d'hôpital flottant, si tes dons en soins en valent la peine tu peux rester à bord, sinon le même champ de bataille que les autres t'attend."

Une proposition sincère bien qu'elle n'était accompagner d'aucun signe de bienveillance ou de compassion, Talia n'en n'avait que très peu et elle était pleine et entière pour ceux de sa race, les autres n'avaient aucune valeur à ses yeux. Elle ne doutait pas que Ravel allait préférer descendre du navire, c'était son choix. Elle avait parmi ses propres hommes, un nombre suffisant pour accueillir les blessés devas et uniquement deva, les autres... ne méritaient pas que l'on s'y attarde, sauver une vie humaine ou asura, c'était prendre le risque d'en perdre une deva, chose intolérable pour elle, un sacrilège aux yeux d'Eternius.

Elle ne fit résonner aucun cor, elle ignorait où se trouvaient les troupes ennemis et il n'était pas nécessaire de donner leur position si jamais elles étaient proches. A l'aide d'un signe de main, elle fit mettre les amarres et laissa Yavana coordonner la descente de ses troupes, Talia ne foulerai pas le sol des hommes, pas pour quelque chose d'aussi futile qu'une guerre. La générale enverrait certainement quelqu'un pour prévenir Bellicus de leur arrivée, le Roi lui même devait l'avoir fait. Alors que les troupes descendaient, Talia resta quelques instants au cas où Yavana aurait quelque chose à lui dire.
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Jerek Krahrn

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Lun 4 Aoû - 13:49

[Sur le "quais" improvisé du point de débarquement des dévas, deux hommes, en armure de Markstend attendent. Ce sont visiblement des messagers, ou des guides pour l'armée déva.

Les deux hommes salueront respectueusement les officiers dévas, et leur communiqueront la situation du fort. [HRP: Cf le regroupement]
Par ailleurs, l'un d'eux demandera les différents besoins de l'armée, le nombre de soldat, leur disposition. Enfin, il annoncera qu'une réunion est en cours / commencera bientôt, et proposera aux officiers dévas de l'accompagner en avant de l'armée pour planifier au mieux.

Une fois congé pris, l'un des soldat filera au galop vers Bellicus, tandis que l'autre retera avec l'armée pour la guider sans encombre.]


[HRP: Jerek ne pourra pas être là, mais aura envoyé un messager, c'est pourquoi je me permet de poster ceci]
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Ravel Maurengir

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Mar 5 Aoû - 21:28

Comme l’eut pensé un peu plus tôt Ravel, le combat fut bref. Cela se finit par une attaque au flanc du Général qui aurait été fatale pour la rouquine si la combattante d’expérience n’avait pas eu un contrôle parfait de son arme.

Les traits du visage de l’homme restèrent les mêmes. Il ne doutait pas que la femme mûre présente avait le respect et la sagesse nécessaire pour ne pas humilier complètement son adversaire sans aucune raison valable. Toujours un sceau et une éponge à la main, le mage écouta les conseils qui étaient donnés.

Par la suite, le Général sembla vouloir reprendre la route sans attendre. L’homme du désert n’avait pas trop de problème avec l’eau, mais il préférait de loin le vent et la terre ferme. Lorsque la femme se présenta, Ravel eut un léger hochement de tête en guise de respect et pour signifier qu’il avait bien compris.

Le voleur fut heureux de voir que la Capitaine voulait que son argent soit distribué équitablement dans son équipage. Sa réponse était toujours peu humble et sage, mais le geste derrière cet air hautain était une bonne action en soi et cela suffisait bien amplement à l’homme pour faire monter le Capitaine dans son estime. Il savait très bien qu’elle n’en avait rien à faire, mais peut-être qu’un jour, cela aurait son importance, même plutôt qu’ils ne l’auraient cru.

Ravel fut légèrement déçu lorsque sa compatriote fut désignée pour être l’écuyère de la femme en charge des soldats présents. Il aurait apprécié pouvoir lui parler un peu durant le trajet. L’homme devait avouer qu’il était rare qu’il veuille parler, surtout avant une bataille comme celle qui s’annonçait, toutefois, il tentait de mettre en application les maintes fois où on lui avait conseillé de plus communiquer et de travailler en équipe. Cela pouvait sembler bénin, mais à plusieurs, il pouvait être plus aisé de sauver plus de vies. Un léger soupire lui échappa et le faucheur se dit que ce serait pour une autre fois. Au moins, dorénavant il savait les noms de toutes les femmes présentes.

Tout homme normal se serait senti privilégié de se retrouver ainsi entouré de belles créatures. S’il y avait longtemps que la pudeur de Ravel s’était envolée à vivre dans la rue sans être à l’abri des plus vieux métiers du monde, il n’avait jamais développé un intérêt particulier pour les femmes, ayant d’autres priorités en tête. Il avait rencontré nombre d’entre-elles qui étaient magnifiques et savait les reconnaître, mais il demeurait respectueux. Il tenait à faire régner légalité et à être un mage digne de ce nom.

Esgred lui adressa un sourire que Ravel lui rendit sans toutefois aller jusqu’à dévoiler ses dents. Sourire n’était pas une question d’habitude, il fallait dire que les occasions étaient rares.

L’homme prit la place qui lui était attitrée le temps du voyage et entendit la douce mélodie des cors retentir. Il se mit dès lors au travail, frottant le pont avec une grâce innée. Il prenait de petites pauses pour se redresser un peu et changer de sections. En effet, il avait divisé stratégiquement la partie du bateau dont il devait s’occuper pour arriver à nettoyer le tout à temps et proprement.

Une fois le tout terminé, Ravel se releva et mit un peu d’ordre dans ses vêtements et ses avoirs, puis, il alla un peu plus vers l’avant du navire pour s’approcher du Capitaine et des deux autres femmes avec qui il avait fait connaissance un peu plus tôt. L’homme grimpa sur le rebord du bateau pour s’y asseoir confortablement en s’agrippant avec ses mains et ses jambes. Le vent repoussait ses cheveux vers l’arrière tandis que le magnifique paysage emplie de créatures de toutes sortes lui donnait envie de voler et d’être aussi léger que l’air. C’était le calme avant la tempête. Ravel savait très bien ce qu’il arriverait encore une fois. Il voulait profiter de ses derniers moments de calme et de paix avant de devoir affronter à nouveau la guerre. Il sentait déjà la mort ronger ceux qui l’entouraient. La chose seule dont il pouvait être sûr à l’issus de la bataille, c’est qu’il serait encore en vie. La mort ne le prendrait pas pour lui permettre de souffrir encore un peu plus chaque jour. Il pourrait au moins tenter d’établir une certaine égalité. C’était maintenant sa seule raison de vivre.

Les paroles du Capitaine furent la première chose qu’entendit Ravel lorsqu’il sortit de son état de méditation et de contemplation. Encore une fois, elle ne ratait pas une occasion de rabaisser la race humaine. C’était uniquement que très peu utile et cela n’aiderait pas à sauver des vies qu’elles soient Devas, Vampires ou Humaines. Au moins, elle avait l’intelligence d’avouer qu’elle n’était pas faite pour être en première ligne. En fait, Ravel se doutait bien qu’elle était brillante, toutefois, sa fierté, parfois, avait tendance à l’aveugler. Si suite à cette guerre, le monde s’en sortait et que son peuple avait été le seul à ne pas prêter main forte, elle aurait sûrement pu dire adieu à une bonne partie de son commerce.

Lorsque Talia Nerendil fit signe au voleur d’approcher, celui-ci s’exécuta sans rien dire. Cela n’en valait pas la peine, pas ici, pas maintenant.

Ravel répondit à la Capitaine qui n’était pas le genre de femme à avoir passé sa vie près d’un champ de bataille.

-Souvenez-vous Capitaine Nerendil que les blessures les plus difficiles à guérir ne sont pas celles qui sont physiques. Même si vous n’êtes pas au cœur de la bataille, vous verrez la souffrance des autres et celle des vôtres. Je ne partage pas vos idées, mais j’estime votre courage… peut-être que l’avis ou l’aide d’un humain vous importe peu, toutefois, je tiens à ce que vous ayez cela, dit-il en lui tendant une petite flûte faisant office de sifflet. Ma place est sur le champ de bataille, mais si jamais votre navire est en danger, soufflez. Heureusement pour nous, les ondes voyagent plus vite qu’un messager, ajouta Ravel.

Ce n'était plus réellement l'homme qui avait parlé, mais la douleur. Il ne souhaitait à personne d'avoir des souvenirs comme les siens.

Si elle soufflait, Talia remarquerait que cela ne produisait aucun son, cependant, les ondes, elles, se transmettaient vite et loin. Il ne doutait pas des capacités de la Capitaine, loin de là, toutefois, il était bien placé pour savoir que personne n’était à l’abri des surprises ou des complications.

Il s’assura subtilement que l’appareil récepteur du sifflet ainsi qu’une copie de celui-ci soient toujours dans l’une de ses pochettes, puis il se dirigea vers la terre ferme.

-Merci Capitaine, dit-il en marchant.

Il s’arrêta à la hauteur du Général.

-Tenez-vous à ce que je sois sous vos ordres?
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Yavana Finariel

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Mer 6 Aoû - 19:45

Pas d'effusion de joie, seulement un peu de surprise de la part des soldats suivi d’un sourire. Comme attendu Yavana avait gagné mais n’avait pas mis à terre et blessé la jeune femme. Le général était resté neutre, non par circonstance mais par habitude. Des questions de respect de l’adversaire d’autant qu’elle n’avait pas voulu l’humilier mais seulement la mesurer. Elle ne tirait aucune fierté de cela compte tenu de leur différence d’expérience. De toute manière, elle n’avait jamais cherché la gloire et la réputation qu’elle s’était faite était venue de l’extérieur comme son surnom de Maîtresse des Lames. Pas d’elle.

Cela pouvait aussi se voir par ce qu’elle avait dit à la jeune femme. Pourquoi lui donner des conseils si elle n’avait cherché qu’à la battre ? Des conseils qui demandaient à être médité, c’était certain, mais tout prétendant au titre de maître d’arme se trouvait face à ces sujets un jour ou l’autre. Etait-ce le cas de la jeune femme ? Elle l’ignorait. Si cela était le cas alors un jour cela lui parlerait. Si elle n’était destinée qu’à être une combattante comme tant d’autres, alors cela lui passerait au-dessus. Pour l’instant la tête affichée de la jeune femme laissait entendre qu’elle ne saisissait pas tout. Peut-être se poserait-elle les questions, peut-être chercherait-elle les réponses.

Pour le moment, il fallait embarquer de nouveau, le temps consacré à tout ceci était écoulé. Les deux étrangers ayant accepté les conditions, ils repartirent, Talia faisant quitter du port ses navires aussitôt, sans chercher plus, connaissant la situation.  Yavana reprit sa place sur le pont, tranquillement, laissant ses soldats tranquilles ainsi que les deux nouveaux à bord. Ravel était occupé par Talia, quant à la jeune femme, Esgred, un nom sonnant un peu étrange à son goût, pouvait se payer le luxe de ne rien faire compte tenu du statut temporaire que Yavana lui avait donné.

Au bout de quelques heures, Bellicus apparut au loin et les soldats commencèrent à s’activer tranquillement, se préparant à débarquer en étant prêt comme leur général l’avait ordonné. le général se leva quan Talia l’appela et elle vint à ses côtés pour l’écouter.

- Il ne va de soit, un maximum d’ennemis défaits pour un minimum de perte, cela fait partie des priorités. nous sommes là pour les aider, pas tomber à leur place.

Elle poussa un soupir regardant le fort humain au loin.

- Au moins ce ne sont pas des flammes que nous voyons, nous n’arrivons pas trop tard, mais pour combien de temps avant qu’ils ne soient là ? La position de tes navires conviendra, il n’y a pas mieux à faire. Pour le reste nous te ferons passer les informations au besoin. Inutile si cela échoue ici d’aller jusqu’à la capitale. L’arrière garde est déjà à la frontière à l’heure qu’il est. Si replis il doit y avoir, avertis-les et poursuis ta route jusqu’à ta destination.

Talia fit venir Ravel, lui faisant délaisser les tâches pour ne pas dire ingrates qu’elle lui avait donné. Elle lui expliqua le rôle de ce navire, mais l’homme préféra aller sur le champ de bataille. Il s’arrêta avant de repartir au niveau de la hauteur du Général, si elle voulait qu’il soit sous ses ordres, ce qui poussa un nouveau soupir à la jeune femme.

- Tu es libre de rejoindre l’armée de ton propre royaume. mais si tu tiens à rester avec les devas alors tu seras sous mes ordres.

Elle fit signe à Nearen de s’approcher.

- Dans ce cas là avec Esregd vous resterez à mes côtés. Vous vous occuperez des gnolls les moindres ce qui me permettra de me concentrer plus sur des plus imposants. D’ailleurs à ce sujet, ne les sous-estimez pas parce qu’ils sont des bêtes sauvages, ils savent se battre. Donc n’attaquez pas plus gros que vous ne puissiez.

Certes il s’agissait d’humains, mais une vie restait une vie. Si elle devait choisir entre celle d’une deva et d’un humain cela était vite décidé, cependant elle préférait éviter la perte des deux si possible et ces deux là, s’sils savaient se battre, n’étaient pas soldats pour autant. Cela était peut-être voire sans doute leur première bataille.

- Tout le monde débarque ! ordonna-t’elle.

Elle avança et fit signe à Nearen de la suivre.

- Je vais avoir besoin de ton aide, je dois passer mon armure. Sois rassurée il s’agit juste de m’aider pour l’enfiler et  les sangles.

Elle se dirigea vers la cabine et enleva sa tenue habituelle, sans guère de pudeur étant en présence d’une autre femme, dévoilant son corps mince mais assez athlétique à la peau claire. poser les éléments de son armure n’étaient guère difficile, elle était habituée à cela le faisant quasiment toujours toute seule, mais avec de l’aide cela prenait moins de temps surtout pour les sangles des gantelets et des épaulières.


- Une fois descendus à Bellicus tu es libre de rejoindre l’armée de ton pays si tu le désires. A vrai dire, rien ne te lie à moi contractuellement. Mais si tu restes nous pourrons sans doute plus discuter, tu auras une place dans ma tente. Mes hommes ne vont guère apprécier votre présence.

Ravel étant un homme elle s’inquiétait moins pour lui, car malgré la différence de race des hommes restaient des hommes et une bière pouvait vite fait dissiper les problèmes entre eux. Pour une femme parmi des hommes cela était différent.

- Très bien merci dit-elle faisaint quelques gestes pour s’assurer que son armure était en place. Allons-y.

Elle prit ses affaires et remonta sur le pont et descendit, rejoignant ses troupes qui finissaient de débarquer, son cheval l’attendant. Elle fixa ses épées non sanglées sur elle à la selle et tourna la tête vers les soldats humains qui les accueillaient, écoutant les questions qu’ils posaient.

- J’ai environ 1000 hommes avec moi. Soldats, cavaliers, archers, mages, mages guerriers, nous avons de tout. Concernant la disposition, tout ce que nous avons besoin à notre arrivée c’est un endroit où nous installer, de préférence écarté des asuras et des vampires s’il sont arrivés.

Une réunion ? il était plaisant d’entendre que les choses s’organisaient du côté de l’Aquasca ce qui semblait ne pas être le cas du tout depuis le début compte tenu des informations transmises. Elle acquiesça de la tête.

- Très bien, j’y serai dès notre arrivée.

Elle attrappa ensuite un de ses soldats qui passait.

- Trouve-leur en désignant Nearen et Ravel une monture à chacun.
- A vos ordres Général.

Elle tourna ensuite la tête vers Talia

- Inutile de te rappeler de faire comme prévu et d’agir prudemment. Que les vents soient favorables à tes navires.

La jeune femme monta ensuite sur son cheval, regardant ses troupes déjà en colonnes prêtes à avancées; Elle leva la main.

- Calandoriens, en avant !
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Nearen Dhal

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Lun 11 Aoû - 3:20

Magnifique. Elle se retrouvait écuyère d'une déva un peu trop armée pour la santé de ses voisins. L'ancre levée elle n'avait donc rien à faire. Accroupie en tailleurs dans un coin, elle entreprit d'enduire chacune de ses lames de poison après avoir renoncé à les affûter plus encore devant leur tranchant impeccable. Elle aimait habituellement les poisons qui tuaient lentement, laissant le temps à l’extrême majorité des preuves le temps de disparaître ainsi qu'une certaine place à la souffrance, avouons-le, mais en temps de guerre les choses étaient nécessairement différente ; il lui fallait du foudroyant. Sur cette base elle élimina d'office tout extrait de laurier rose, d'if et plus encore de colchique. La belladone était redoutable à condition d'être ingérée, ce qui allait se révéler complexe. Haussant négligemment les épaules elle décréta qu'un curieux mélange de concentré d'aconit et de datura feraient l'affaire ; sans les tuer sur le coup, le mélange serait suffisament violent pour les rendre inaptes au combat en quelques minutes. À condition qu'ils soient sensibles à ces substances... la majorité des animaux l'étant, elle avait bon espoir. Par pure curiosité (malsaine) elle se demanda si les syls et compagnie y étaient réceptifs. À vérifier un jour très lointain.

Cette activité ne lui prit cependant que quelques dizaines minutes, condamnant le reste de son trajet à se dérouler dans un ennui marqué du sceau de l'angoisse d'autant plus qu'elle savait pertinament que s'ils ne se battaient pas dans les heures suivant leur arrivée, elle devrait réitérer l'opération sans quoi les poisons perdraient en efficacité. L'inactivité laissa à son esprit le temps d'imaginer mille fois la mortelle rencontre qui les attendait et très vite elle fit les cent pas en ruminant. Quelle utilité pourrait-elle bien avoir sur un champs de bataille ? Ce n'était pas son domaine et elle se savait certes être une bonne combattante mais ne surestimait-elle pas ses capacités ? Tout aurait été tellement plus simple si ils avaient combattu des hommes ; elle aurait infiltré leur camp et empoisonné leurs repas et boisson, tranché la gorge d'un dirigeant si possible quitte à risquer sa peau ou a faire sonner l'alarme. Mais chez les gnolls jamais elle n'aurait réussi à passer inaperçue suffisamment longtemps pour bouger le petit doigt. Le temps allié à ses cogitations finit par avoir raison de ses tripes et elle dû luter et verrouiller sévèrement son estomac pour ne pas avoir le mal de mer. Bien heureusement ce léger malaise finit bien par passer et il ne lui resta qu'à méditer à nouveau avant de voir se profiler Bellicus. S'en suivit une discussion entre la capitaine et la générale dont elle n'écouta que le début, bien vite agacée par la suffisance de la première. Elle était si convaincue par la supériorité de sa race que pour elle les vies des différents peuples ne se valaient pas et ce n'était nullement une forme de patriotisme de sa part. Elle entendit cependant Ravel offrir un sifflet en guise de signal d'urgence. C'était un geste creux. Si les navires étaient en position délicate jamais depuis le front lui ou les troupes entières ne pourraient arriver suffisamment vite pour faire la différence ; les matelots étaient entraîné et le bateau armé. De ce fait l'Ombre douta fort que Nerendil ait la moindre reconnaissance. Au mieux elle en sourirait avec une railleuse indulgence et au pire elle s'en sentirait superbement insulté. Qu'un homme pense qu'elle puisse avoir besoin de son aide, qu'elle l’appellerait au secours et que plus beau encore il parviendrait à les sauver. Suprême outrage.

Finariel offrit la possibilité au jeune homme de regagner l'armée humaine. Pour sa part elle n'en ferait rien ; se soumettre à l'autorité de la générale qui l'avait jugée capable valait mieux que de rejoindre l'armée humaine qui déclarerait qu'elle ferait mieux de rester en arrière pour la simple et bonne raison qu'elle était une femme doublée d'une civile. Un mince sourire étira les lèvres de la fausse rouquine en tenue d'assassin quand la générale leur donna un conseil. Celle-ci n'en avait donc quelque chose à faire de leurs vies ou bien était-ce de la conscience professionnelle ? Sans un mot elle suivit la guerrière pour l'aider à revêtir son armure et tout en s'exécutant elle admira la finesse de celle-ci. C'était indéniablement une très belle pièce bien que curieuse à ses yeux. N'entravant certes pas la mobilité elle ne couvrait cependant pas tout le corps et si elle n'avait pas su que toutes deux se rendaient sur un champ de bataille elle l'aurait pris pour une armure de parade. Un instant elle se demanda si c'était commun à nombre d’armures devas ou si cela faisait partie de la signature de la générale. Cette dernière lui offrit à son tour de rejoindre les armées d'Aquasca et elle formula la pensée de plus tôt :

'' Je ne dois rien à l'armée de mon pays. Je ne fais partie de leur rang et ils ne voudraient probablement de moi tandis que tu m'as jugée capable de me battre et donc de choisir si j'étais prête ou non à risquer ma peau. Je reste. Après une petite seconde de silence elle ajouta : Quant à la tente, c'est généreux, merci. ''

C'était un fait. Comme elle l'avait dit rien ne les liait et de ce fait elle n'était en rien obligée de faire ce geste. C'était simplement.. bienveillant ? Elle en était presque étonnée ; envers les inconnus elle avait en règle générale plus pris l'habitude d'arracher ce qu'elle voulait plutôt que de recevoir quoique ce soit sans attente quelconque en contrepartie. Il y avait en plus un certain contraste avec la femme austère et froide qu'elle avait ''combattu'' sur le pont à l'exception près des conseils qu'elle lui avait donné. C'était à cela qu'elle pensait en avançant qu'elles pourraient discuter ? L'écart entre elle et la capitaine semblait impressionnant, mais, après tout, les Hommes offrant une large palette il était normal qu'il en aille de même chez les autres peuples. Les différences entre deux individus de la même espèce pouvaient parfois s'avérer plus grandes qu'entre deux personnes n'appartenant pas à la même race.

Les sangles correctement verrouillées, les deux femmes quittèrent la cabine pour enfin débarquer. Elle s'était attendue à ce que le passage du pont à la terre ferme distille une sensation d'engourdissement dans ses jambes mais il n'en fut rien tant l'eau était immobile. Le léger balancement avait cessé depuis un moment déjà sans qu'elle ne s'en aperçoive. Si en tant qu'humains elle et Ravel attirèrent quelques regards curieux de la part de leurs paires pendant que les informations militaires étaient échangées, aucun commentaire ne fut fait à ce sujet et sans un mot elle grimpa sur sa monture. La dernière fois qu'elle était monté à cheval, l'équidé s'était fait la malle pour la laisser perdue dans les pleines de la félicité. Que la générale Finariel ne veuille à ses côtés ni des asuras ni des vampire l'amusa sans qu'elle ne sut trop dire pourquoi. Elle n'allait nullement s'en plaindre ; si quelque part les lycans la fascinait, elle avait plus de mal avec les vampires qu'elle voyait comme des gigantesques sangsues bien trop dangereuses et pâlichonnes. Quant aux asuras elle s'en méfiait de par leur simple affiliation à la magie noire.

Avec un ensemble irréprochable les troupes se mirent en route pour le site où ils devraient édifier leur campement. Le martèlement des sabots sur le sol tel un roulement de tambour annonciateur des événements à venir. Ils étaient devas, ils étaient humains. Ils étaient masculins, ils étaient féminins. Ils étaient la flèche, la dague, l'incantation et l'épée. Ils étaient la mort. Un fabuleux frissons électrisa les sens de Nearen dont le visage revêtit un sourire sauvage. Elle avait beau savoir qu'ils allaient simplement piquer des tentes elle se sentait voler, emportée par l'adrénaline. Peu après leur arrivée Yavana quitta les lieux pour se rendre à cette fameuse réunion (un conseil de guerre ?) si bien quelle ne sut très vite que faire et décida d'aller s'occuper du côté de Ravel. Quand elle l'eut trouvé elle vérifia si elle pouvait ou non l'aider à faire quoique ce soit et entreprit d'ouvrir la discussion ;

''Tu as la même dégaine que moi ; celle d'un vilain voleur. Tu ne te dis pas que l'on va se faire littéralement éclater ? ''
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Talia Nerendil

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Lun 11 Aoû - 12:28

"Tu es la générale, tu connais la guerre aussi bien que je connais l'état de mes comptes, aussi te ferais je confiance."

Avait simplement répondu Talia en guise d'accord à ce qu'avait ennoncé Yavana, après tout elles étaient de la même famille, par alliance, mais jusqu'à présent, aucun sentiment n'était ressortit de leur conversation en public et cela convenait parfaitement à Talia, elle n'avait jamais vraiment eut de sentiments pour autre chose que les ioks et ses propres marins, pour le reste ce n'était qu'une perte de temps inutile qui ne lui permettrait pas d'obtenir plus que ce qu'elle désirait en réalité. Que cela paraisse étrange ou non, elle était aimé des devas en règle générale, elle faisait tout pour le bonheur du peuple et autant qu'elle le pouvait, mais elle avait déjà bien assez à faire sans avoir à se soucier des peuples primitifs des frères et soeurs d'Eternius le puissant. Elle tenait d'ailleurs toujours dans sa main le bâton du dieu, symbole de son pouvoir sur l'ensemble des voies maritimes du Calandor.
Lorsque Ravel lui répondit, elle haussa légèrement un sourcil avant de lui répondre...


"Croyez vous que j'ignore ce qu'est la souffrance? Humain. Nous aurons certainement l'occasion d'en reparler, un jour ou l'autre, mais voilà de nombreux siècles que je peux évaluer tout les degrés de souffrances qui peuvent exister en ce monde. Nos peuples ne sont pas fait pour se comprendre, vous n'avez pas la même vision de Valhistar que nous, c'est pour cela que nous vous venons en aide aujourd'hui." Elle tendit sa main pour recevoir le sifflet. "Rare sont les cadeaux des hommes envers ceux de ma race, l'inverse est également vrai. Je n'ai nul courage à rester loin du front sur mon navire, je sais où se situe ma place et L'Eternel possède de nombreuses ressources. Néanmoins, je prend acte de votre sollicitude, puissiez vous échapper à la souffrance que vous semblez fuir."

Une autre Talia? Pas vraiment, le sujet était différents, aussi ses propos l'étaient également. Ces marins l'avaient comprit, mais ses invités d'une traversée s'en étaient ils rendu compte? Laver le pont d'un navire était certes une chose ingrate, mais elle permettait à chaque marin de ne pas trébucher ou glisser sur quelque chose qui n'a pas sa place. La Capitaine avait donc offert à ce Ravel, une place bien plus importante qu'elle ne semblait être à la base. Un bateau est un lieu de vie, un lieu où chaque chose doit être à sa place pour que les marins n'aient pas à les chercher en cas de besoin urgent. L'Eternel était désormais propre et si jamais il venait à être attaqué, il saurait se défendre et grâce à ce Ravel, tout était en place. Bien entendu Nerendil n'aurait pas assez d'homme ou de puissance de feu pour renvoyer dans les abysses une armées entière et pourtant, si la guerre devait venir à elle, elle ne bougerait pas, elle resterait là, comme les rochers se faisant battre par les vagues, elle tiendrait sa position, car il en allait de l'honneur de son nom et de sa race, mais qui en ce monde pouvait encore comprendre ce genre de sacrifice?

Alors que la générale s'en retourna afin de pouvoir mettre son armure avec Nearen, la capitaine regarda le petit sifflet dans sa main, même si elle était en danger, même si elle utilisait ce sifflet, elle serait bien trop loin pour que les secours arrivent à temps, c'était inutile mais le geste de Ravel la fit sourire, ces humains... ils ne changeraient donc jamais. Elle reprit son air dur et profitant de l'absence de la générale, ordonna à ce que l'on arme le navire. Ainsi, des trappes s'ouvrirent et grâce à un ingénieux système, des balistes et des harpons furent hissés sur le pont, ces bâtiments étaient certes conçu pour le commerce en eau peu profonde, mais Talia avaient tenu à ce qu'au moins L'Eternel, dispose d'un arsenal suffisant pour se défendre. Les secrets de la poudre ayant été enterrés avec les nains, il lui avait fallut trouver d'autres moyens, ses hommes n'étaient pas des militaires, mais ils savaient comment aborder un navire adverse ou au contraire, défendre le leur. Ainsi, une dizaine de lance harpon et de balistes furent hissés tout autour du pont, elle n'avait pas beaucoup de munition, elle avait dû faire de la place pour les hommes de Yavana, mais c'était un sacrifice qu'elle était prête à faire.

C'est lorsque que Yavana réapparue que deux hommes vinrent à leur rencontre pour leur expliquer la situation du fort et ce qui était prévu, cela ne concernait que peu Talia, qui continuait de donner des ordres afin que les troupes débarquent le mieux possible sur ce quai de fortune qui visiblement, n'était pas habitué à sentir autant de pieds le fouler.

Alors que Ravel allait prendre son cheval, Talia l'interpella depuis le pont de son navire...


"Humain! Je ne suis pas femme à se laisser offrir des cadeaux sans faire quelque chose en retour, attrapes!"

Elle lui lança un petit pendentif avec un liquide brillant à l'intérieur...

"Si toi aussi tu te retrouves en mauvaise posture, cela te prendra moins de temps à avaler qu'à prononcer un de tes sorts en soin, nous sommes quitte à présent."

Elle se détourna de lui et se tourna vers Yavana pour lui faire ses adieux...

"Tu sais bien que je ne suis pas une femme à qui l'on doit répéter deux fois une informations, je lèverai l'ancre dès que vous aurez disparues à l'horizon. Et je n'espère pas te voir sur mon navire avant que tout cela ne soit terminé, montre leur ce que vaut une deva au combat!"

Talia retourna près de ses hommes, les adieux avaient été bref, mais peu importe, elle se moquait des vies de Ravel et de Esgerd, celles des devas c'était autre chose, mais elle savait ce qu'était la guerre, elle savait que bientôt, les corps mutilés arriveraient vers son navire et qu'elle ne pourrait rien faire pour empêcher cela et la guerre allait nuire au commerce. Elle donna ses derniers ordres afin que les autres bateaux redescendent le fleuve et elle fit gonfler les voiles de L'Eternel pour continuer de monter vers le Nord, elle prendrait un rythme lent, le temps que Yavana arrive à Bellicus et fassent part de ses conseils, cela prendrait encore du temps.

Edit by Belgarath => Je vous conseil néanmoins de refaire un tour de poste à la suite pour décrire la chevauchée par exemple car les vampires n'ont pas encore répondu à Bellicus, vous ne pouvez donc pas arriver tout de suite.
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Ravel Maurengir

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Mar 12 Aoû - 3:46

Le jeune homme ne s’était pas fait d’idée quant à la réaction du Capitaine à l’égard de son petit cadeau. C’est d’ailleurs par précaution qu’il ne lui avait pas fait part de la deuxième utilité de la petite flûte qu’il lui avait donné.

Ce que disait la Deva n’était pas faux. Leur vision des choses était nettement différente, il n’y avait qu’à voir la durée moyenne de vie de chaque race. C’était un détail que Ravel avait omis en s’adressant au Capitaine Nerendil. Elle avait bien plus d’années que lui derrière elle. Était-ce cette clarté et ce semblant de jeunesse intemporelle qui avait fait oublier à Ravel que cette femme était plus vieille que feu son arrière-arrière-arrière-grand-mère? On pouvait soit voir à quel point la vie était longue ou encore à quel point elle pouvait être éternellement belle.

La surprise s’afficha pour la première fois depuis longtemps sur le visage de l’homme. Elle voulait en reparler? Elle avait ne serait-ce que l’intention de peut-être revoir l’humain qu’il était? Ravel lui
donna son présent et ne prit la parole qu’après s’être assuré que le Capitaine avait fini de parler.

-Alors, nous en reparlerons, cela sera signe que deux vies de plus auront été épargnées. Le temps y est pour beaucoup dans notre façon de penser, chaque créature vivante voit les choses différemment, mais nous avons malgré tout quelques points communs. Visiblement pas notre définition du courage… Et puis, sachez que je me suis résigné à ne plus fuir la souffrance, sinon, il y a longtemps que j’aurais mis fin à mes jours.

Ravel vit un léger sourire apparaître sur le visage du Capitaine. Peut-être est-ce ce vouloir d’aider qui lui était propre qui la faisait réagir ainsi… L’homme savait qu’il pouvait paraître naïf parfois en défendant son idéal, mais il croyait en ses valeurs et ses idéaux et personne ne pouvait lui enlever cela. C’était l’une des seules choses qui lui importait.

Suite à sa question, Ravel acquiesça à la réponse du Général.

-Je serai avec vous à moins que les miens me demandent d’être avec eux. Nous livrons tous la même bataille.

Suivant les ordres, Ravel posa pied à terre. Il sentait encore les remous des vagues sous ses pieds. Le jeune homme ferma doucement les yeux et inspira profondément. Puis, l’homme se dit qu’il tenait à la vie autant que la mort ne tenait pas à lui.

Il attendit sagement l’arrivée du Général et se tint à ses côtés pour écouter ce que disait les messagers. Ravel aurait bien aimé assisté à la réunion, mais il savait qu’il n’était certainement pas invité.

Le jeune homme monta sans attendre sur le cheval qu’on lui désigna. C’était une belle bête. Un cheval qu’il n’avait jamais monté auparavant, celui d’un Deva. Plus souple et rapide à ce qu’on disait, l’homme pourrait le tester au cœur de l’action. Peut-être n’était-ce pas le meilleur moment, mais il faudrait qu’il fasse avec.

Avant même qu’il ne puisse finaliser sa première impression, il se fit interpellé. C’était encore le Capitaine Nerendil. Curieux, Ravel fit en sorte que sa monture se tourne dans la direction de la dame. Dans un geste agile, il attrapa le pendentif et le mit autour de son cou. Il attendit que les adieux fussent faits et resta quelques instants alors que la majorité du groupe avait déjà commencé à avancer. Il s’adressa au Capitaine avant que celle-ci ne retourne auprès des siens.

-Vous ne me devez rien, mais merci. Il faut savoir voir les choses sous plusieurs angles. Si vous le faites, bouchez vos oreilles, c’est de courte portée, mais puissant. Je n’ai jamais essayé sur les Gnolls, mais je doute qu’ils apprécient.

C’était bel et bien le premier cadeau que lui offrait une femme. Ne s’attardant pas sur ce détail, Ravel reprit la route. Le Capitaine Nerendil semblait être une femme dangereuse, tout dépendant si on était de son côté ou non. Elle avait beaucoup de pouvoir et être son allié ne pouvait jamais nuire. Il ne se considérait pas comme tel, loin de là, mais il se savait aussi loin d’être un ennemi.

Ravel espérait que ses paroles avaient été assez claires. Son cadeau avait en effet deux fonctions. D’un côté, il alerterait son récepteur avec des ondes à longues portées imperceptibles par une oreille humaine -il ne savait guère si les autres espèces pouvaient l’entendre, mais il doutait que ce soit dérangeant ou souffrant- et de l’autre, cela propulsait une onde à bien plus courte portée, mais faisant un son assez strident pour déconcentrer et même mettre pratiquement hors de combat les êtres se trouvant dans les environs. En fait, ce sifflet était plus qu’utile jumelé à l’effet de surprise, toutefois, le détenteur de l’objet et son camp n’était pas à l’abri de la souffrance. En situation de crise ou dans des opérations faites en solo, il était idéal.

Le jeune homme n’était pas très familier avec le paysage, ayant été élevé dans la partie désertique du monde. Ayant pris un léger retard sur le reste du groupe, Ravel fit aller son cheval au galop jusqu’à rejoindre sa compatriote humaine et le Général.

C’est vers la fin du trajet, alors qu’ils étaient plus ou moins seuls qu’Esgerd s’adressa directement à lui pour la première fois.

-Je dirais même que je suis un bon vilain voleur, dit-il sur un ton sérieux. Je pensais que c’était vous… enfin, toi qui avait un tempérament explosif, pas nos ennemis, compléta-t-il avec un sourire taquin.

Ravel regarda vers le ciel, il n'aurait pas le temps d'observer de si jolis paysages durant les prochains temps.

-Est-ce ta première grande bataille?, demanda-t-il à la jeune femme. Pour répondre à ta question, je ne pense pas que ce sera facile, mais j’ai foi en mes capacités et en mes convictions. L’esprit est celui qui pose les limites du possible pour le corps.

HRP~ Nearen:
 
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Yavana Finariel

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MessageSujet: Re: Les races se mêlent à l'appel du sang   Mar 12 Aoû - 16:41

Après tout ce temps passé sur les navires, cela avait du bon de se retrouver sur la terre ferme. Certes les voyages par les eaux étaient pratiques et agréables, mais Yavana n’était guère amatrice quand cela était trop long. Elle caressa l’encolure d’Epona en regardant ses hommes se mettre en marche. Elle jeta un dernier regard vers Talia, sans rien dire de plus, car tout avait été dit. les dernières paroles n’étaient que répétitions de ce qui était convenu, chacune sachant que l’autre s’y tiendrait et savait ce qu’elle avait à faire. De plus chacune était bien trop sérieuse pour parler d’autre chose à cet instant. Yavana regarda de nouveau vers ses hommes qui visiblement eux aussi étaient plutôt contents de se dégourdir les jambes,, bien que leur destination n’était pas des plus plaisante. Cela se voyait sur les traits tendus, la nervosité chez certains. Qu’ils n’aient jamais affronté de gnolls, que cela soit leur première bataille, qu’ils avaient désormais une famille, qu’ils étaient simplement nerveux de nature. Tous pouvaient avoir une raison d’être dans cet état là. Malgré son attitude calme, Yavana avait également ses craintes. Après tout, seul un inconscient, une marionnette n’aurait même pas un brin d’appréhension. La capacité à dominer ses peurs et ses craintes faisait la différence par la suite, mais nul ne pouvait prétendre ne pas en avoir. Combattre revenait à effleurer la mort voir la rencontrer, car en cela certains subiraient ce sort. Même si pour le Général chaque vie comptait, que celle des siens passaient avant les autres, elle ne pourrait tous les ramener sains et sauf. C’était une chose que l’on devait accepter en tant qu’officier, qu’il fallait vivre avec les morts que l’on avait sur la conscience, tombés à ses côtés ou par sa propre main.

Elle avait pris les deux humains à ses côtés en partie pour cela. S’ils devaient y rester, elle en prendrait la responsabilité, ne la laissant pas à ses hommes, qui ne l’accepterait sans doute pas. Elle savait déjà d’avance qu’ils n’approuvaient guère leur présence et sa décision. Mais ils savaient aussi que Yavana Finariel était une tête de lard et qu’il ne fallait pas contester. Elle avait cependant laissé le choix à Ravel et Esgerd. Le premier avait décidé de rester tant qu’il n’y avait pas de demande des siens. Quand à la seconde, quand elle se tenait derrière elle ajustant les sangles de son armure, la réponse avait été la même, bien que les raisons différentes mais justes.

- Je ne crois pas t’avoir permise de me tutoyer, mais tu peux. Du moins pas devant mes hommes. Je me doutais que tu dirais cela, après tout ton royaume mais sans doute pas désespéré au point de devoir engager des mercenaires.

Elle avait fait une pause souriant légèrement, satisfaite de l’ajustement de son armure.

- De rien, même militaire, une femme reste une femme avec le besoin d’un minimum de confort. Mais surtout, je préfère éviter de te laisser seule au milieu de ceux-là dit-elle pensant à ses hommes. Même sil y a quelques femmes, tu n’es pas deva.



Attendant que la cohorte avance un peu plus elle détacha Masamune de sa ceinture, la remplaçant par Phantom. La lame nékéharkanienne serait plus adaptée contre des gnolls que la lame exotique. Elle veilla ensuite qu’Azazel soit bien dissimulée sous son tissu. Elle l’aurait peut-être prise mais les devas n’aimaient guère la vue d’une arme asura. Pourtant, elle était une très bonne lame, une lame soit disant maudite, mais qui y avait-il de mieux que le mal pour combattre le mal, même si l’ennemi en soit n’était qu’une horde sauvage. Mais elle devait éviter de l’agiter sous le nez des asuras également. Après tout, elle l’avait obtenu en battant en duel un de leurs anciens généraux. Cela avait été la loyale et en plus c’était lui qui l’avait défié, mais elle préférait être prudente.

Elle finit par se mettre en marche rejoignant assez vite les deux humains. Elle les laissa discuter, les écoutant tout de même. les deux se jugeaient à l’allure de voleurs et à vrai dire, leur allure n’était guère des plus cohérentes avec celle de l’armée deva. Même les rôdeurs faisaient moins brigands qu’eux, surtout Esgerd qui avait piètre allure. Une fois à Bellicus elle devrait lui faire trouver quelque chose de mieux, pour Ravel aussi, histoire de ne pas l’impression d’avoir ramassé deux vagabonds en chemin. la question de Ravel lui donna la confirmation qu’il n’avait jamais participé à une bataille. Des combats peut-être, mais pas cela. D’une autre côté, il n’y avait pas de batailles tous les jours, bien que l’histoire de Valhistar en était jonchée. Elle espérait que les deux n’allaient pas faillir le moment venu, cela pouvait arriver le moment fatidique. Enfin en les gardant à côté d’elle cela les aiderait peut-être, les mettant plus en confiance, que si elle les avait laissé à côté d’autres soldats, dont certains pouvaient se montrer autant sûr qu’eux. Après, elle ne pouvait pas faire plus pour eux, mais s’ils assuraient le rôle qu’elle leur avait donné, alors tout se passerait bien et elle pourrait être plus efficace. Elle chassa cela de son esprit, avant de penser à ce qui se passerait sur le champ de bataille, il fallait penser à sa préparation. Mais cela ne se déroulerait que lors de la réunion, quand ils arriveraient à Bellicus. Pour le moment ils pouvaient avancer, en pensant encore à autre chose...
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Les races se mêlent à l'appel du sang

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