Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Belgarath Eridan

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Belgarath Eridan

Coeur de Sannaeth

Coeur de Sannaeth
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Race: Humain(e)
Fonction(s): Fondateur des légions phénix, ancien membre du conseil des mages, membre de la cours du Nékaharkan
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MessageSujet: Belgarath Eridan   Lun 20 Fév - 16:36


Belgarath Eridan


  • Rang : Ω*
  • Race :Humain
  • Age :35ans
  • Royaume/faction :Nékéharkan
  • Fonction(s) :Ministre de la Justice de Khemdara / Fondateur des légions phénix / Membre du conseil des mages
  • Classe : Mage (3 éléments) => Magie noire (2) + Magie Blanche (1)




Équipement et Pouvoirs


  • Arme(s) :

    -Anarkia : Une épée lourde qu'il manie à une main
    -Un bâton qui lui sert à concentrer la Sannaeth

  • Armure :

    -Une armure légère qu'il a lui même forgé (utilisée la plupart du temps)
    -Une armure lourde qu'il a lui même forgé mais qu'il n'a jamais porté

  • Objets spéciaux:

    -Bague longue : elle lui permet de prendre l'apparence de créatures
    -Un anneau offert par Luhiel et dont la chaine est un des cheveux de cette dernière

  • Caractéristiques raciales:

    -Il est un peu plus grand que la moyenne, approchant d'environ 1m95
    -D'une carrure impressionnante il n'en reste pas moins un être humain

  • Don(s) :

    - Phoenix : Belgarath n'a aucun rival dans le maniement des flammes dans tout Valhistar
    - Coeur de sannaeth : le cœur de Belgarath a été remplacé par l'orbe d'Histar, un artefact puissant qui décuple sa puissance.

  • Sorts / Techniques / Domaines :
    - Magie noire (2)
    - Invocations :
    Belgarath est loin d’être un maître en matière d’invocation, à vrai dire… il n’a jamais aimé cela et ne s’y ai jamais réellement consacré, c’est pour cela que la plupart de ses créatures sont… atypiques. Les noms démoniaque étant trop compliqué pour lui, il a décidé de renommer chacune de ses invocations.

    Nom : alias Bob ou Crétin ou « lâche cette poitrine tout de suite ! »
    Race : Lutin
    Rang : D

    A vrai dire ce lutin est très peu efficace au combat, véritable pile électrique, il est plus un compagnon de beuverie pour Belgarath qu’autre chose. Il faut dire qu’il est aussi amateur de bonne chair, qu’elle soit humaine ou non, c’est d’ailleurs pour cela que Belgarath évite de l’invoquer en présence de monde bien qu’il ait réussit à faire passer cette vilaine habitude à la petite créature en le rendant accroc aux… farces et attrapes, en effet, le lutin adore les blague potache, maître des jeux de mots un peu bidon qu’il a appris auprès de Belgarath, il aime aussi jeter des boules puantes ou encore mettre des insecte dans les vêtements des gens, bref en soit rien de bien méchant. Au-delà de ça, le lutin a deux passions dans le monde des humains, les femmes (son côté un peu pervers met d’ailleurs Belgarath la plupart du temps dans des situations peu recommandable) et… les cheveux… allez savoir pourquoi, ce lutin adore coiffer les gens, dès qu’il a une paire de ciseaux entre les mains, plus rien ne l’arrête et le résultat est le plus souvent… déconcertant, enfin Belgarath vous dirai qu’il faut savoir vivre avec son temps.

    Réplique possible : « oh des cheveux ! Ayaaaaa ! »

    Nom : alias Lolo ou « sors de là et bats toi !»
    Race : Succube
    Rang : B
    L’histoire entre Belgarath et cette succube est plutôt… interessante, bien qu’il est inutile de s’y attarder ici. Quoiqu’il en soit, en provenance direct du troisième cercle, elle était, avant de tomber sur Belgarath, la maîtresse de l’un des maîtres démons du cinquième cercle et elle en a gardé certain toc… . En effet, outre le fait de vouloir sauter sur Belgarath toutes les cinq secondes, le considérant comme son nouveau maître, elle possède la fâcheuse tendance à vouloir être tout le temps punie et… à aimer ça. Loin de l’image de la succube dévoreuse d’homme, elle serait même plutôt extrêmement timide et se cache la plupart du temps dans des vêtements qui cache l’intégralité de son corps quand elle ne se cache pas derrière Belgarath quand elle doit faire face à un adversaire. Quoiqu’il en soit, elle est très fidèle au sorcier et lui obéit aveuglément du moment qu’elle a une récompense à la fin… .

    Réplique possible : « Si seulement il pouvait me frapper… »

    Nom : alias Nany ou « mais putain qu’est ce que j’ai encore fais ? »
    Race : Démone de l’eau
    Rang : B
    A l’opposé de la succube, cette démone de l’eau est comme dire… très caractérielle, elle a passé son pacte avec Belgarath parce qu’elle n’avait pas le choix, serviable au début son comportement a littéralement changé à l’arrivée de la succube et elle fait tout pour être son exact opposée mais surtout, elle pourrie littéralement la vie de Belgarath n’hésitant pas à l’attaquer lorsque ce dernier l’invoque. Elle porte un minimum de vêtement, pouvant prendre une forme aqueuse durant laquelle elle ne porte plus rien. Essaye-t-elle de rendre jaloux le sorcier ou autre chose, ce n’est pas facile à dire, en effet, son caractère bien trempée la rend exaspérante pour son invocateur et donne lieu à des scènes de dispute assez fendarde pour quiconque regarderai sans s’en mêler.

    Réplique possible : « Tout est une question de fan service »

    Nom : alias Terminator ou « arrêtes de t’excuser ! »
    Race : Démon majeur
    Rang : S
    La toute première invocation réussie de Belgarath et à vrai dire… une erreur de jeunesse. Dans sa fougue il libéra cette démone d’une maldiction qui courrait sur elle depuis des millénaires avec son ancien maître qui ne pensait qu’à la maltraité. Aussi le sorcier ne pensa absolument pas qu’elle était une démone majeure du cinquième cercle. Extrêmement reconnaissante et polie, elle s’excuse à chaque fois que sa force dépasse ce qu’elle avait imaginé… à vrai dire, elle s’excuse aussi parfois d’avoir été invoqué… . Extrêmement douce, elle vénère Belgarath qui l’a libéré de ses peurs et n’accepterai pas que l’on s’en prenne à lui. Elle use d’une magie extrêmement puissante et dévastatrice en parfait désaccord avec ce qu’elle parait être.

    Réplique possible : « je heu… excusez-moi… je voulais pas vraiment détruire cette ville… je visais juste la petite maison là-bas… enfin… plutôt là-bas maintenant … pardon pardon pardon pardon.»
    - Magie Blanche (1)


    Spoiler:
     
  • Pouvoirs rang S :

    -Prière de l'Orbe : C'est un pouvoir acquit par Belgarath lorsqu'il a trouvé l'orbe du Dieu lors de l'un de ses voyages. Elle lui confère un pouvoir presque infini sur les choses, elle peut téléporter, faire disparaitre... il faut cependant lui parler en langage assez simple, un seul mot, un seul geste et ne surtout jamais la contrarier sous peine d'autodestruction de sa part et de celle de son porteur. Bref c'est un pouvoir que Belgarath n'exerce presque jamais tellement l'effort pour le faire est immense et jusqu'à présent il ne s'en ai jamais servit.

    - Glas : Une technique de l'ombre qui permet à Belgarath de lancer un maléfice sur son ennemi lorsque ce dernier est affaibli. Ce sort consomme une partie de la vie de Belgarath mais en échange le débarrasse de son ennemi en lui faisant subir de graves blessures et en scellant sa magie/ou ses capacités physiques selon le bon vouloir de Belgarath .

    - Sans cœur
    Un envoutement puissant où Belgarath entrave la volonté de son adversaire, la brisant pour qu'il ne réponde qu'aux ordres du sorcier.

    -Aspiration de vitalité lvl 3
    Belgarath peut absorber la vie de créatures immenses tel que les dragons, sa vitesse est également augmenté mais lancer ce sort prend du temps.

    -Envouter des objets pour leur donner vie lvl 4
    Belgarath peut donner vie à des créatures gigantesques comme un dragon de pierre ou géant de métal. La durée de vie est presque illimité (mais ils peuvent subir des débats et tomber au combat comme toute créature).

    -Entre lumière et ténèbres lvl 5
    Mélange de lumière et de ténèbres attaque toute puissante qui explose sous la forme d'une horde d'animaux sauvage (images seulement) qui viennent dévorer une quantité importante d'ennemis.

  • Pouvoirs rang A :

    - Se fondre dans les ombres
    Le sorcier peut disparaitre dans n'importe quelle ombre pour se téléporter ou juste attendre. Il est alors impossible de l'atteindre car il devient l'ombre lui même en étant invisible et non détectable par la Sannaeth.

    - Manipulation de la destinée
    Le sorcier a autrefois apprit à jouer avec le destin des mortels. Aussi a t il envouter un livre qui est capable de maudire un homme sur simple demande du moment que cette malédiction n'oblige pas l'homme à faire des choses qui sont contre sa manière de penser.

    - Combustion spontanée
    Belgarath fait naître en son ennemi un feu immortel qui le ronge de l'intérieur et le consume.

    - Pouvoir des flammes lvl 4 : Création d'un phénix de flammes (dernier stade de son pouvoir de flammes)
    Phénix immense qui brûle tout sur son passage et que rien ne peut arrêter pas même de l'élément opposé. Seul Belgarath en a la maîtrise et peut l'arrêter.

    - Bouclier de l'ombre lvl 4
    Issue des ténèbres ce bouclier peut protéger Belgarath des attaques physiques comme magiques. Il peut se fondre complétement avec le corps ou l'armure du Sorcier sans que celui ci ait besoin de le porter.

    - Téléportation des objets grâce aux ombres lvl 2
    Belgarath peut téléporter de très gros objets animé ou inaminé, lui même et d'emmener quelqu'un avec lui. Il peut également se téléporter dans un lieu qu'il ne connait pas du moment que la description qui lui en a été faite est assez conséquente.

    - Aspiration de vitalité lvl 2
    Belgarath puise dans les corps ou les plantes pour soigner ses propres blessures. Mortel pour les plantes, les hommes qui la subisse peuvent également y laisser la vie pour les plus faible.

    - Mur de flamme lvl 3
    Le sorcier est capable de dresser un mur de flammes gigantesque pour stopper son ennemi. Il en manipule la taille, la densité et la forme.

    - Terre brûlée lvl 2
    Le diamètre s'est agrandit et Belgarath peut choisir les cibles qui en subisse les conséquences.

    -Envouter des objets pour leur donner vie lvl 3
    Belgarath est devenu maître dans ce domaine, il peut donner vie à des statues ou des objets de la taille d'un troll environ.

    -Entre lumière et ténèbres lvl 4
    Une boule de lumière ou de ténèbres qui explose sur un large champ d'action et qui touche les ennemis que Belgarath décide.

  • Pouvoirs rang B :

    -Pouvoir des Flammes lvl 3
    Troisième niveau, Belgarath joue avec les flammes et ces dernières lui obéisse, il peut intensifier ou réduire le feu même si il ne le contrôle pas au départ ou qu'il n'en est pas le créateur.

    -Bouclier de l'ombre lvl 3
    Troisième niveau, le bouclier peut maintenant se dresser devant l'ensemble du corps de Belgarath et stopper des attaques magique comme physique de rang B.

    -Enchanter une arme/bouclier/objet avec le pouvoir des ténèbres, de la lumière et du feu lvl 2
    Belgarath peut enchanter les objets à distance.

    -Téléportation des objets grâce aux ombres lvl 1
    Le sorcier peut téléporter d'un point A à un point B tout objet ne dépassant pas la taille humaine ou lui même. A condition qu'il connaisse l'endroit où il les téléporte.

    -Aspiration de vitalité lvl 1
    Belgarath peut aspirer la vie de tout objet en possédant pour se régénérer. A ce niveau ce n'est pas mortel pour la personne dont la vie est aspirée.

    -Mur de flammes lvl 2
    Le mur est immense et Belgarath peut en varier la forme et sa densité.

    -Terre brûlée lvl 1
    Belgarath fait s'embraser la terre sur un diamètre restreint mais néanmoins conséquent, il brule alliés comme ennemis sur plusieurs tours.

    -Envouter des objets pour leur donner vie lvl 2
    Le temps et le type d'objet est plus important.

    -Entre lumière et ténèbres lvl 3
    Une boule de lumière ou de ténèbres puissante qui possède un grand rayon d'action et dont la fragmentation peut mettre à terre un groupe d'homme en armure.

  • Pouvoirs rang C :

    -Pouvoir des Flammes lvl 2
    Deuxième niveau il peut jouer avec quelques flammèches.

    -Bouclier de l'ombre lvl 2
    Deuxième niveau, le bouclier est plus important et peut se greffer sur le corps même du sorcier.

    -Enchanter une arme/bouclier/objet avec le pouvoir des ténèbres, de la lumière et du feu lvl 1
    Belgarath peut enchanter si l'objet est dans ses mains.

    -Mur de flammes lvl 1
    Belgarath créé un véritable mur de flammes brulante de taille respectable.

    -Envouter des objets pour leur donner vie lvl 1
    Belgarath utilise son pouvoir d'envouteur pour donner vie à n'importe quel objet de petite taille sur un temps limité.

    -Entre lumière et ténèbres lvl 2
    Une boule de lumière ou de ténèbres qui explose avec un rayon d'action convenable mais qui se fragmente pour toucher les ennemis avec plus de précision.

  • Pouvoirs rang D :

    -Pouvoir des Flammes lvl 1
    Premier stade de la manipulation des flammes, il sert à Belgarath pour allumer un feu ou embraser sa main.

    -Bouclier de l'ombre lvl 1
    Un bouclier qui vient se fixer sur le poignet de Belgarath, il lui permet une faible défense.

    -Entre lumière et ténèbres lvl 1
    Une boule de lumière ou de ténèbres qui explose à faible porté et de manière imprécise (comparable à une grenade)

Description physique
Belgarath possède une carrure impresionnante, il a toujours été plus musclé et plus grand que la moyenne, mais son enfance à la cours du Nékéharkan ne lui a jamais offert l'opportunité de s'en servir. De plus, lui même cherche plutôt à cacher ce corps athlétique sous les grandes robes de mage sous laquelle se trouve déjà son armure légère. Belgarath est un homme brun, comme son père, aux cheveux mi long.
Ses yeux sont une énigme pour beaucoup de personne, certains disent que la Sannaeth elle même y coule à l'état pure, c'est d'ailleurs ce qui fait de lui un être si singulier et reconnaissable lorsqu'il se déplace : il possède un œil dans les teintes rouge saphir et l'autre est vert émeraude, on croirait qu'ils sont sans cesse en conflit. On ne sait pas vraiment comment est apparue cette particularité génétique, il est ainsi depuis sa naissance et c'est ce qui lui a valu d'être enlevé à ses véritables parents.
Sur son dos est gravé un immense tatouage, fait d'anges et de démons se livrant une guerre sans fin, il l'a obtenu à la fin de ses années d'errances, un sort jeté par un sorcier en représailles d'une mort de trop. On peut qualifier ce tatouage de sort car il est véritablement vivant, de temps à autres les anges et les démons et déplacent pour guerroyer ce qui lui inflige de profondes cicatrices. On dit également qu'ils peuvent s'en prendre à quiconque toucherai Belgarath directement sur son dos. Il symbolise la lute qui se fait en lui même entre la Sannaeth blanche et la Sannaeth noire.
Son coeur : le sorcier est atteint d'une grave maladie incurable depuis sa plus tendre enfance, la conséquence principale est qu'il ne pourra pas vieillir au delà de ses 45ans tout au plus et s'il est un peu soigné, mais hélas Belgarath n'est pas du genre à prendre soin de sa santé. C'est une maladie infantile et la plupart des enfants naissant avec meurent dans les quelques mois après avoir vu le jour. Mais Belgarath avait été soigné par son mentor en partie, mais cette bénédiction qu'il a perdu durant ses années d'errance a été retrouvée lorsqu'il a rencontré Luhiel Symanth qui a jeté un sort de glace directement sur son cœur, lui permettant de respirer plus facilement. Mais hélas cela ne suffit pas toujours et le cœur de Belgarath s'emballe lors de longues courses ou de combats prolongés, d'émotions tel que le stress, l'amour etc... mais il se bat contre cette maladie et il lui ait arrivé de courir pendant 4 jours et 3 nuits sans s'arrêter pour poursuivre une proie.


Description psychologique
Belgarath est un être étrange et pour faire court, c'est un révolutionnaire. Il l'a toujours été depuis sa plus tendre enfance. Son maître, Maximus, ancien sorcier à la cour du Nékéharkan, a jeté sur lui un sort d'entrave de l'esprit lui permettant d'oublier d'où il venait et ce qu'était véritablement le sens du mot "famille", aussi si vous demandez à Belgarath qui sont ses parents ou d'où vient il, il ne vous répondra jamais, non pas parce qu'il ne veut pas, mais parce qu'il ne peut pas. Cette entrave a été le point de départ de toute sa psychologie, réfractaire à l'autorité il préférait se faire cogner et punir plutôt que d'obéir à Maximus et quand il le faisait, c'était pour mieux se servir de ses enseignement contre lui plus tard. Il a grandit avec une fille de la noblesse, nommée Cyradis Grigan, leur histoire est complexe et sera relaté bien plus tard. Mais quoiqu'il en soit, lorsque Belgarath s'enfuit de Khemdara et commença ses années d'errances, il devint peu à peu cruel et sans aucune pitié, se livrant à des assassinats pour des simples contrats il en oublia toute notion de magie blanche pour se perdre dans les ténèbres, son maître de l'époque, un grand sorcier, un mage noir envouteur lui apprit tout ce qu'il savait, mais voilà, lorsque l'élève devient le maître, le maître précédent devait être tué, Belgarath l’assassinat froidement et se mit à parcourir le monde, la tête remplie de meurtre et de sang. Lorsque vint une sorte de première prise de conscience, il loua ses services au tribunaux et oublia toute humanité, préférant grandement pourchasser les criminels en fuite il devint l'ombre sur laquelle on a peur de se retourner, un conte pour que les enfants aillent se coucher. Il n'était pas connu sous son véritable nom à l'époque et sa seule motivation était de tuer, avoir de l'argent et des femmes, les besoins primaire de tout mâle en mal d'identité.
Mais tout changea lorsqu'il rencontra, au hasard de ses tracts, une femme... Luhiel Symanth, il l'aima rapidement et fut torturé mentalement par son maître du Nekéharkan pour cela. Toujours cependant indépendant, il voua sa vie à défendre Luhiel, même si ses paroles pouvait sembler irréelles.
Son engagement politique ne s'est fait que récemment, lorsqu'il fit chuter un des tyrans de l'ombre qui voulait oppresser son peuple... c'est à ce moment qu'il décida que sa vie d'errance était terminée et qu'il servirait désormais Histar,  et Sa propre Reine, Luhiel. Il fonda un mouvement, le Phénix, et désormais il parcourt le monde, non pas à la recherche de rédemption mais à utiliser les dernières années qui lui reste à vivre pour faire passer un message, pour que jamais un tyran ne prenne la place d'un Roi, à soulever les peuples pour qu'ils se fassent entendre, dans la paix.


Dernière édition par Belgarath Eridan le Mar 7 Oct - 14:41, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Belgarath Eridan   Mer 23 Mai - 14:12


Histoire

« Mon histoire, elle n'est pas différente des autres, j'emploie juste des mots qui la rende racontable »
-Belgarath Eridan, place de la capitale d'Aquasca-

Chapitre I
Les mois d'angoisse

Toute chose à un début, une heure H où il a vu le jour. Le Dieux eux même sont venus au monde, de la même manière que les humains. Si vous demandiez maintenant à Belgarath ce qu'il pense des Dieux, il vous dirait simplement que ce sont des hommes qui avaient la possibilité de faire de grandes choses et qui n'ont fait qu'engendrer de grandes peines.

L'homme est né une première fois, dans les mois où la chaleur est encore supportable en Nékéharkan. Belgarath est le fils d'une servante du palais et d'un chasseur. Sa mère, une femme magnifiques aux formes généreuses et à la chevelure de la même couleur que les flammes ; ses yeux, d'un vert émeraude étincelant, avaient sût envoûter son époux. Femme fidèle, elle aimait sincèrement le père de Belgarath, ce dernier le lui rendait bien également. La pauvreté de leur foyer était relative, disons qu'ils vivaient bien, pour des gens du peuple mais qu'il était assez rare de pouvoir sortir au marché pour acheter autre chose que de la nourriture. Son père parvenait à les nourrir en allant chasser, parfois jusque dans les nécropoles, chasseur de primes également à ses heures perdues, c'était un homme d'une grande stature et à la carrure impressionnante. Ses cheveux brun étaient rasés au plus près de son crane pour ne pas souffrir de la chaleur du désert, il avait acquit des techniques de survit qui lui étaient propre mais revenait parfois au bout de plusieurs semaines à moitié mort, provoquant l'inquiétude de son épouse... mais c'était un mal nécessaire pour qu'ils survivent. Depuis l'époque des grandes guerres les choses étaient encore plus compliquées, le royaume s'était encore un peu plus renforcé derrière les murs impressionnants de la forteresse, une prison dorée où même les sables du désert n'osaient pas entrer.

Ils habitaient une petite maison dans la citée que le père de Belgarath avait acheté à la sueur de son front, mais il mettait toujours un point d'honneur à ne pas avoir de dette. Il n'y avait que trois pièces, une chambre, une pièce d'eau (privilège rare) et une partie commune qui faisait également office de cuisine. Mais ils étaient à l'intérieur des murs de la citée, cette forteresse que même les forces du mal durant la grande guerre n'avaient pas put prendre et c'était bien là l'essentiel.

Leur vie paisible fut bouleversée lorsqu'elle tomba enceinte, bien qu'ils furent les personnes les plus heureuses du monde et que l'argent serait un soucis secondaire. Mais la grossesse fut compliquée du premier au dernier jour elle fit souffrir la jeune mère de 24ans et provoqua une angoisse persistante chez son époux de 6ans son aîné. Les mois passèrent et le jour de l'accouchement, plusieurs guérisseurs furent appelés pour faciliter l'accouchement de la jeune femme. Les cris pétrifièrent même son époux dont la main devenait de plus en plus bleu au fur et à mesure qu'elle était serrée par celle de sa femme. Un homme arriva sur la fin, ne faisant rien il se contenta de regarder l'assemblée, qui, trop occupée par le travail qui se compliquait, ne fit pas attention à lui. A l'extérieur le temps était en demi teinte, la saison des moussons arrivait et l'orage grondait au dessus de la citée.
Mais enfin vint la délivrance, l'enfant naquit, un bel enfant, bien portant avec déjà quelques cheveux sur le crâne. La joie de ses parents fut immense, mais les guérisseurs hésitèrent à le leur confier, car lorsqu'il ouvrit les yeux, leur lueurs les fit frissonner, sa pupille gauche était aussi flamboyante qu'un feu ardent et la droite brillait comme la plus belle des émeraudes. La magicien prit enfin la parole, s'apercevant de sa présence, les guérisseurs mirent tous un genoux à terre, l'homme à la longue barbe était connu dans la citée, un homme froid et dangereux mais dans les bonnes grâces du souverain, suffisamment pour avoir le droit de vie ou de mort sur le peuple.


« Donnez moi l'enfant... »

Sa voix forte ne laissait aucun place à la réplique. L'homme qui avait le bébé dans les bras le lui tendit. La jeune femme n'avait pas la force de faire quoique se soit, mais son époux s'empara de l'arc qu'il laissait toujours dans la pièce et mit l'homme en joue, une flèche d'airain encochée

« Lâchez mon fils... »

Le magicien se contenta d'esquisser un petit sourire, sûr de lui il ne craignait nul ennemi et d'aucun dans le royaume lui prêtait des origines syls qui l'aurait rendu immortel. Mais le père de Belgarath était un homme suffisamment grand pour ne pas avoir peur des simples hommes, aussi divins puissent ils être. Nombreux étaient les monstres qu'il avait vaincu à la seule force de ses bras, il ne faiblissait pas, l'amour qu'il avait développé pour son enfant à peine né était déjà immense, mais l'homme face à lui ne reculait pas non plus, il se contenta d'une seule phrase...


« Sais tu seulement envers qui tu pointes cette flèche, humain ? Ton enfant a reçut la marque des Dieux et je suis le seul apte à l'élever et faire de lui un homme de bien. Baisse cet arc si tu veux qu'il vive... baisse cet arc si tu veux vivre. »


Le père hésita, la voix du magicien avait quelque chose de mystique, d’envoûteur, suffisamment pour que la plupart des hommes s'ôtent eux même la vie si tel était son désir. Mais l'époux se mit tel un bouclier devant sa femme, ne pouvant se résoudre à laisser partir son enfant. Des larmes cristallines commencèrent à ébranler la muraille au fur et à mesure qu'il regardait cet homme en face, la peur de blesser son fils le tiraillait et celle de perdre sa femme tout autant. Il devait se rendre à l'évidence, il ne pouvait pas tuer cet homme qui le tenait dans ses bras... une force, étrange et inconnue l'en empêchait. Le temps était suspendu, la corde de l'arc tendue, le sorcier inflexible, un vent glaciale semblait parcourir la pièce pourtant brulante... . Un des guérisseurs se leva brutalement, brisant cette pseudo harmonie et la flèche fut décochée en plein entre les deux yeux du magicien. Cependant avant même qu'elle n'atteigne sa cible, le simple regard du magicien la dévia en plein dans la gorge du guérisseur qui avait déclenché tout cela et qui se vida de son sang dans des sanglots immondes, ce fut le premier mort que l'enfant contempla, son regard bicolore semblait pénétrer l'esprit du mourant et la main du bébé passa au dessus de lui, l'homme, n'était plus.

« Vous avez comprit à présent... dites moi seulement comment vous désiriez l'appeler. »
« Belga... Belgarath ! » hurla la femme encore brillante de sueur à cause de l'effort qu'elle venait de fournir pendant des heures.
« Alors c'est ainsi qu'il se nommera. »
Puis le magicien sortit de la pièce, le père de Belgarath voulu lui courir après mais un groupe de garde royaux l'attendait, ils durent se mettre à 5 pour le maîtriser. Car ce n'était pas pour sa vie qu'il craignait mais celle de son fils et l'amour d'un père est plus fort que tout, capable de créer une tempête de glace dans le désert. Trois gardes y laissèrent la vie avant qu'il ne soit maîtrisé.

Le magicien donna ses consignes, les deux parents seraient exilés à Marksten, mais ils resteraient ensemble, on leur donnerait argent et terres afin qu'ils vivent convenablement. Avant cela il leur apposerait un sceau suffisamment puissant pour qu'ils oublient jusqu'au fait même d'avoir eut un enfant. Et il fit de même avec le jeune Belgarath, pour que jamais il ne puisse demander d'où il venait, un maléfice fut employé sur son esprit pour qu'il oublie jusqu'à l'existence même de ses géniteurs et la compréhension des relations filiale lui serait à jamais obscur. Il appellerait le Sorcier : Maître.
Mais ses parents, bien qu'amnésiques, sentir à jamais en eux un vide et leur vie en Marksten fut dénué de tout intérêt, on perdit jusqu'à leur trace et les fichiers officiels furent détruit pour que l'on ne puisse jamais prouvé leur existence légale au Nékéharkan. On retrouva seulement quelques années plus tard deux squelettes, enchevêtrés l'un dans l'autre à quelques centaines de mètres à peine de la forteresse Manian.

Mais le jeune Belgarath n'en saurait jamais rien, il allait grandir... dans ses plus grandes peurs.



Chapitre II
Les terreurs de l'enfance

La peur, la colère... ce sont les deux sentiments que Belgarath apprivoisa rapidement. Nulle tendresse, nulle caresse, nulles lèvres aimante ne vinrent se poser sur son front ou ses joues. A la cours il passait inaperçu, son maître le tenant fermement près de lui pour qu'il n'aille pas vagabonder dans des endroits qui risqueraient d'endommager la précieuse formation qu'il avait entreprit. Jusqu'à l'âge de deux ans, il ne sortit pas de la chambre de son maître, une gouvernante lui était attitrée pour le nourrir et le changer. Mais son enseignement quant à lui commença dès le berceau, l'homme, le Sorcier, parlait à voix haute pour que les sorts et les formules atteignent l'esprit du très jeune garçon dont les yeux étaient sans cesse en éveil, même durant son sommeil, ses paupière ne pouvaient s'empêcher de bouger, comme une machine il recevait des données brute qu'il ne parvenait pas encore à traiter.
A partir du moment où il sut se tenir sur ses jambes et avoir un minimum d'attention, Maximus, car tel était le nom que le sorcier avait prit, lui donna des cours où le garçonnet avait pour seul consigne d'écouter et de répondre sans que l'échec ne lui soit permis. Mais ce fut également à partir de cet âge qu'il commença à réfléchir à comment échapper à ce professeur un peu trop contraignant. Même si son corps ne pouvait pas encore aisément le porter son esprit, lui, était vif, son maître imputa cette explication à la Sannaeth qui coulait dans ses veines en quantité plus importante que chez la plupart des sorciers, même s'il n'en su jamais rien.
C'est à l'âge de 5ans qu'il parvint à maîtriser son premier sort et également à réaliser sa première fugue, tout comme il rencontra quelques temps plus tard une jeune fille de la noblesse nommée Cyradis, mais c'est une autre histoire.

Depuis longtemps déjà la magicien avait prit sa décision, il avait préféré éduquer le jeune homme plutôt que de mettre un terme à son existence, il voyait en lui un potentiel non négligeable, un potentiel que, s'il s'y prenait convenablement, il pourrait maîtriser et modeler... mais les ambitions et les plans de Maximus restèrent secret jusqu'à la fin et même encore aujourd'hui, tous ignore ce qu'il attendait réellement de Belgarath.

Ce n'est qu'à l'âge de 6ans que le jeune homme reçut un cadeau de la part de son maître, deux jeux sur deux faces d'un grand plateau, la première face représentait un jeu d'échec, populaire parmi la noblesse et sur la seconde face, un jeu de dé auquel le peuple jouait sans cesse. Même si la signification de peuple ou de populace était plus que vague pour le garçon, n'ayant jamais quitté jusqu'à présent l'aile réservé au magicien et à sa suite. Il se prit d'amour pour les échec, élaborer des stratégies lui vint rapidement à l'esprit et l'enseignement de son professeur, même s'il se faisait à base de coups et de punition, avait pour lui d'être suffisamment marquant pour que l'enfant ne fasse jamais deux fois les mêmes erreurs. Les dés passionnèrent le jeune sorcier, il ne le savait pas encore, mais il allait gagner des fortunes grâce à eux plus tard, lorsqu'il ne serait plus dans ce palais... à vrai dire, lorsqu'il n'aurait plus nul part où aller si ce n'est des tavernes fréquentés par des orcs et des asuras.

Plusieurs fois Maximus fut convoquée par le conseil des mages et à chaque fois il leur signifia la même chose, l'enfant devait être formé, car lui seul avait le pouvoir de plier la Sannaeth à sa volonté comme personne et lui seul pourrait faire de lui le Sorcier le plus puissant que la terre n'ait jamais porté. Jamais le conseil ne fut autant partagé sur un sujet et pourtant ils acceptèrent que l'enfant continue sa formation, du moment qu'elle n'entre que dans le domaine de la Sannaeth blanche. Mais ce que Maximus leur cachait c'est que Belgarath devenait de plus en plus instable chaque jour, ses fugues mais également son pouvoir était instable, oscillant dangereusement entre la la lumière et les ténèbres : créer un bouclier de Sannaeth lui était désormais facile mais à chaque fois celui ci prenait une forme plus agressive ou était parcouru par une énergie offensive, non pas des éléments mais au contraire, des choses les plus pures qui puissent jamais exister en ce monde : Le Mal et le Bien. Pourtant son professeur continua, encore et encore inlassablement à lui inculquer les sorts, la magie, la différence entre le bien et le mal... mais Belgarath la connaissait déjà cette différence, les coups, le sang que Maximus lui faisait couler à chaque fois qu'il le frappait, les hématomes... oui Belgarath savait ce que signifiait « avoir mal ». Mais jamais il ne se rebella directement contre son enseignant, les pouvoirs du magicien dépassait l'entendement, mais même dans son esprit, le jeune homme n'y avait jamais pensé, une autre barrière mentale instaurée par Maximus pour mieux le contrôler même si cette dernière s’érodait de plus en plus le vieil homme ne jugea pas utile de la remettre en place.

C'est à l'âge de 12ans qu'il fut autorisé à voir une autre personne que sa gouvernante et son maître, ce dernier ayant accepté, plus à cause de pression politique que part une réelle envie, de prendre sous sa coupe un jeune fils de noble qui voulait avoir quelques rudiments en matière de magie curative. Mais l'isolement durant toutes ces années, bien que Belgarath ait déjà rencontré d'autres personnes lors de ses échappées dans le palais mais jamais de manière à ce qu'il puisse discuter longuement hormis avec la jeune Cyradis, son degré de sociabilité approchait du zéro absolu et il en résultat une rencontre des plus froide.

C'était un matin, au sein de la grande bibliothèque où le jeune sorcier avait désormais le droit de se rendre sous la surveillance de plusieurs gardes. Belgarath était plongé dans un vieil ouvrage sur les dieux et leur impact sur le monde. Déjà à 12ans il ne croyait pas vraiment en ces êtres mythiques, des contes pour enfant, voilà ce qu'il en pensait...


« Je suis Ezékiel, ton maître m'a accepté comme élève. Puis je te déranger ? »

Belgarath leva un sourcil, une expression qu'il allait garder pendant de longues années et dévisagea Ezékiel. Ce fils de noble était plus âgé que lui, peut être 14 ou 15ans et pourtant le sorcier ne voyait en lui qu'un autre de ces nobles agaçant qu'il avait aprfois entendu dans les couloirs...


« La question en elle même a pour but de me déranger alors pourquoi la poses tu ? Je lis... est ce que tu aimes être dérangé lorsque tu lis Ezékiel ? Si c'est le cas alors c'est que tu ne sais pas lire. »

Belgarath reprit sa lecture, laissant le jeune homme interdit devant lui, jamais dans sa jeune existence quelqu'un avait osé lui répondre comme venait de le faire le jeune sorcier et pourtant … il se ravisa, ferma son livre en soupirant et lui fit signe de s'asseoir.

« Je suis fatigué que veux tu ? »

« Je me demandais simplement pourquoi tu suivais l'enseignement de maître Maximus ? »

Il y eut un long moment de silence. A vrai dire Belgarath ne s'était jamais posé la question, on lui avait dit que c'était ainsi point, il n'avait jamais élaboré de choses comme « pourquoi » ou « dans quel but » enfin, si une fois ou deux, mais la réponse de son maître avait à chaque fois été suffisamment « marquante » pour ne pas se reposer la question. Mais il fini par répondre...

« Je suppose que j'aimerai voir ce royaume grandir et qu'il retrouve la beauté qu'il avait autrefois et que l'on ne peut lire à présent que dans les livres. »

« C'est un beau rêve... je t'aiderai à le réaliser si je le peux un jour. »

Belgarath lui sourit, il avait lancé cette idée au hasard comme il aurait pu répondre qu'il aurait aimé voir un jour une poule avec des dents, mais si ce rêve était capable de plaire à un enfant de noble alors pourquoi pas.

Alors que se terminait la douzième année du sorcier il comprit enfin la manière d'échapper aux gardes du palais pour pouvoir sortir dans la cité. Il fut submergé d'émotion lorsqu'il découvrit la vie et les métiers qu'il n'avait jusqu'à présent découvert que dans les livres. Les vendeurs ambulants, les marchands de fruits et de légumes, les commerçants en tout genre. Le monde extérieur n'était pas incipide comme l'avait laissé entendre Maximus, comment aurait-il pu l'être car c'était devant les murs de cette immense ville que s'était tenue l'une des plus importante bataille des temps jadis. Peu de gens prêtèrent attention à lui, si ce n'est en remarquant ses vêtements, qu'il le veuille ou non, Belgarath avait l'allure typique du fils de bourgeois et même si ses habits étaient sales et un peu déchiré à cause des chemins emprunté pour échapper aux gardes, il comprit bien vite qu'il dénotait complétement. Il était trop lisse, trop parfait et ceux qui avaient tenté de s'approcher de lui pour le voler avaient reculés à cause de ses yeux. Une rumeur était tenace et les servantes du Palais racontaient sur le marché que dans les couloirs royaux trainait un démons aux yeux vairons. Pendant son parcours ce fut la forge qui retint le plus son attention. Dans ses yeux brillait déjà une flamme celle de l'avenir rougeoyant qui l'attendait, un avenir de flammes et de métal...
Il resta plus d'une heure à regarder le forgeron travailler, un homme grand et fort, à côté de Belgarath dont le teint était blanc et le corps encore frêle à cause des années de captivités qu'il avait subit.
Il rentra juste à temps ce jour là pour ne pas que l'on remarque son absence mais déjà il s'était juré d'y retourner le lendemain.

Ce soir là, il s'endormit au son encore persistant dans ses oreilles du marteau frappant l'enclume. Durant la nuit, il sentit une force étrange l'appeler, une voix dans son esprit. Il l'entendit jusque dans la grande bibliothèque où l'un des murs semblait avoir pivoté sur lui même pour offrir un chemin tout tracé vers l'obscurité. Étrangement, il ne ressentit aucune peur et s'y engouffra, il marcha pendant de longues minutes jusqu'à pénétré dans un endroit étrange, une sorte de sanctuaire où la nature avait reprit ses droits, mais qui brillait d'un étrange reflet avec la lune. Chacune des runes qui s'y trouvait était en harmonie avec l'astre, lui offrant une lumière plus intense encore que celle du soleil. Au milieu de l'endroit, juste sous une arche, se trouvait un parchemin. Sans hésiter un seul instant Belgarath en brisa le sceau et libéra une étrange mélopée. Sur le papier était inscrit une liste de nom, des fonctions, mais aussi ne histoire, celle de sorciers, capable de maîtriser les ténèbres qu'ils avaient dans leur cœur et d'en faire une arme pour conquérir un pouvoir plus grand encore que celui des dieux. Le manuscrit fit changer l'expression de Belgarath, comme si au sein même de son cœur se réveillait une puissance latente depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu'il lu les dernières lignes du texte, un bâton apparu, il était froid comme du métal, bien plus grand que lui et même s'il commençait d'une seule pièce, il se divisait en haut en deux serpents, l'un en face de l'autre tenant dans les crocs une orbe unique, aux reflets d'or et d'émeraude.
Lorsque le jeune sorcier s'en empara il fut brutalement ramené jusqu'à sa chambre par une force inconnue, le bâton avait disparu de sa main, rien ne semblait s'être passé, mais dans sa poitrine étaient désormais placées les graines de la colère.

Il retourna en ville le lendemain, un mal de crâne en prime, pour voir le forgeron de la veille, il resta là à l'observer, un turban sur la tête à l'instar de touareg pour dissimuler son visage. Au bout d'une heure d'observation, le forgeron se retourna vers lui...


« Que fais tu ici mon garçon ? Ta place ne devrait elle pas être au palais ? »

Belgarath hésita un instant, il savait que son costume ne ferait pas illusion alors le jeune sorcier se contenta de pointer la forge du doigt.


« Apprenez-moi. »

L'homme écarquilla les yeux et eut un léger sourire, c'est un homme bon, comme la plupart de ceux de sa profession et se moquer n'était pas réellement dans sa nature.

« T'apprendre ? Je doute que tes précepteurs au palais t'accordent le droit d'apprendre un tel métier et sans vouloir être méchant... tu n'es pas tout à fait tailler pour ça. »


« Mes précepteurs ? Ils ne savent que lire des livres, moi je veux apprendre, c'est la deuxième fois que je sors du palais mais il y a quelque chose de beau dans ce feu, il façonne la vie, il réchauffe les cœurs. En tout cas... le miens. Mais monsieur... vous, vous n'avez pas peur de moi ?»

Le forgeron grimaça un instant, si l'on apprenait qu'il enseignait les arts de la forge à un gamin de la noblesse, on le ferait arrêter sur le champ si ce n'est jeté aux cachots. Et les yeux de ce gamin, ce qu'il venait de dire. L'homme baissa les bras...

« Très bien, mais que cela n'entache pas ton apprentissage au palais, si l'on sait que tu viens me voir, je suis cuit ! Et fichtre dieu, non je n'ai pas peur de toi, la seule chose dont un homme devrait réellement avoir peur, c'est la colère de son épouse !»

Il se mit à rire et le regard de Belgarath se fit bienveillant. A partir de ce jour il fugua moins du palais, suivant attentivement les enseignements de Maximus et à la forge il apprenait ce qu'était la vie du peuple, mais également leurs déboires, la notion d'imposition, de misère, les rafles que faisaient certains soldats. Le forgeron ne lui épargnait rien, car selon lui c'était en connaissant tout les aspects de la vie que l'on pouvait les améliorer. Il admirait son maître forgeron jouer avec les flammes et les instruments, comme si le feu lui obéissait, comme s'il venait à lui et comme si les métaux se plier par la seule force de son esprit. C'était fascinant pour le jeune homme qui parfois pouvait s'éterniser devant les flammes entrain de danser. Mais entre tous, c'était les geste avec le marteau qui lui était le plus plaisant d'apprendre car à chaque fois que l'instrument tombait sur le métal en fusion, c'était lui donner la vie, un battement de cœur. Le chant de la forge était des plus mélodieux à ses oreilles et une fois qu'il eut un peu plus de carrure et de muscle, il s’avéra être un élève plutôt doué... très doué même. Au palais, Belgarath se mit à apprendre le maniement des armes, visiblement certains précepteurs qui s'étaient vus ajouté à Maximus contre l'avis de ce dernier, semblaient penser qu'une épée valait mieux qu'un sort ou une incantation. Le jeune sorcier ne refusa pas, car en lui mûrissait le désir de liberté et d'évasion. Il avait une sorte d'équilibre dans sa vie, mais le cachait dans les ténèbres de son cœur pour que jamais son maître ne puisse l'entrevoir.

Il réussit à dissimuler cette double vie pendant les trois années qui suivirent, années durant lesquelles il devint un jeune homme plutôt séduisant et aux muscles saillants. C'est quand il atteint l'âge de 15ans qu'une nouvelle fois sa vie changea.

Lorsqu'il arriva à la forge ce matin là, son maître était des plus impatient, peut être plus que lui encore et il lui annonça sans tarder la nouvelle, comme un père fier de son fils.


« Aujourd'hui tu as 15ans, un âge important pour tout jeune forgeron de cette cité, car tu as atteint l'âge auquel tu vas véritablement pouvoir forger ta propre lame, je serais ton assistant, laisse le métal chanter sous tes doigts et tout se passera bien. »


Le jeune homme ne pu contenir sa joie ni retenir la crie de joie qui s'échappa de ses poumons. Bien entendu il avait déjà imaginé cette lame, il en avait même fait plusieurs fois le croquis, pour que la lame ne soit pas trop lourde, que l'alliage puisse tenir face à tel ou tel ennemi. Enfin Belgarath voyait ses efforts récompensés, enfin il allait pouvoir prouver à son enseignant qu'il valait quelque chose, cet homme qui avait si bon envers lui, après tout, le forgeron lui parlait sans cesse de sa femme, « une créature divine » comme il s'amusait à la surnommer, il rabâchait sans cesse les oreilles du sorcier avec les joies du mariage, d'une union, mais ce dernier se contentait d’acquiescer ne comprenant pas véritablement ce qu'était l'attachement à quelqu'un. La seule personne à qui il tenait réellement à cette époque était la jeune Cyradis, entre lui et elle s'était noué un lien inaltérable, mais de là à parler d'amour, non, Belgarath n'en était pas capable.
Il forgea avec d'autant plus d'ardeur que le matin même il avait apprit qu'il pourrait siéger au conseil de la citée avec l'autorisation de Maximus, ce dernier voulant lance son apprentie sur la scène politique. Espérant seulement que le langage fleurit qu'il avait acquis auprès du maître forgeron ne fasse pas surface en pleine séance du conseil.

Ce soir là, alors que dans la forge attendait l'épée du jeune Belgarath, ce dernier ayant dû la délaisser pour la séance du conseil. Le sorcier était vêtu d'une tenue de conseiller qu'on lui avait taillé pour l'occasion. Dans sa main, sans véritablement s'en étonner, il retrouva son bâton. On lui octroya le droit de parole en fin de séance, dans cette salle faite en forme d'hémicycle blanc pour ne pas retenir la chaleur du soleil. La voix de Belgarath était forte pour son âge, sa prestance assurée et  surtout, son regard hypnotiseur. Le Roi était présent, le sorcier fut invité à descendre devant ses désormais pairs.


« Mon Roi, conseillers, amis de longues dates. Rares ont été les fois où l'on a entendu quelqu'un d'aussi jeune que moi s'exprimer parmi vous. Aussi mon discours sera aussi bref que le nombre d'année que j'ai passé dans ce Palais à vos côtés. Plus ou moins remarqué, plus ou moins apprécié. Mais désormais peu importe car je me tiens en tant que votre égal pour vous faire une proposition qui permettra à notre peuple, notre cité et son palais de recouvrer sa gloire d'antan. D'avant les nécropoles qui pourrissent le paysage de notre désert, d'avant même que le sable ne soit notre seul océan. Pourquoi mes frères, est ce que je vois sur les étales de notre cité nos seuls produits ? Pourquoi est ce que je vois des enfants sombrer dans la folie à cause d'un sang qui se fait trop rare ? Conseillers, je vous le demande humblement, reconsidérer la vieille loi désormais obsolète autarcique et primaire qui gangrène notre belle ville. Il fut un temps où les Dieux eux même ont défendu ces murs, ne souhaitez vous pas les honorer comme il se doit ? Voilà donc ma proposition, que désormais les royaumes voisins deviennent des alliés et qu'Aquasca soit notre principal fournisseur. Ensemble reconstruisons notre royaume ! »

Par un tel discours, Belgarath ne remettait pas seulement en cause la politique, mais il remettait en cause le Roi, le traitant à demi mot de faible et de couard. Un silence de mort s'installa, un silence pesant sur les épaules du jeune homme qu'était Belgarath, mais ce n'était que le calme avant la tempête. Un des plus vieux conseiller se leva et déclama...

« Jamais nous n'admettrons que notre royaume tombe dans une telle déchéance ! Ces murs nous ont toujours protégés, non seulement de nos ennemis, mais également des Dieux et de leur colère ! La faim ne tenaille pas les habitants et encore moins vos prétendus consanguins ! Que connaissez vous du monde extérieur vous qui n'avez jamais eu à quitter votre confortable chambre ! Je vote pour que cette proposition soit rejeté en l'instant même et que le Roi y mette un veto définitif ! Nous ne sommes pas de ces sauvages d'Aquasca, s'ils pénètrent nos murs ils apporteront les maladies, la famine et qui sait encore quel maléfice ! Récemment encore les rumeurs font état d'une délégation sur nos terres dans nos nécropoles et sans notre consentement ! Tout ce que mériterait Aquasca, c'est la guerre !»

L'assemblée applaudie le vieillard et Belgarath s'en alla, humilié et courroucé par de tels propos. Le visage du sorcier était marqué par la colère, mais celui de Maximus dans l'ombre, ce visage que personne ne remarqua à cet instant précis, portait un sourire satisfait.
Le jeune homme croisa Ezékiel dans les couloirs du palais...


« Belgarath attend ! »

« Non je n'attend pas ! Non je ne me calme pas ! Les as tu entendu ?! Ces vieillards faibles et trop têtus pour reconnaître leur erreur, pétris par autant de peur que de rides marquants leurs visages ! Ils ont peur Ezékiel ! Peur de découvrir que au delà des murs de la citée se trouvent des forces qui leur sont supérieures ! Tout n'est devenu que vaine ambition ! Je vais prier pour que les Asuras aient plus de courage qu'eux et prennent la citée ! Les ténèbres sont encore plus salvateur que leur prétendue lumière ! »

« Salvateurs ? Non Belgarath... pas toi, pas comme ça ! Tu es un être bon, juste et... »

Le sorcier plaqua son ami contre le mur non loin et le souleva de 10 bons centimètres...


« Tu ne sais pas ce qu'est la Justice !! Je crois en ce qui m'arrange, dis ce qui m'arrange ! Je rendrai la Justice oui, ma Justice et comme bon me semble, tu verra, je vais atteindre ce pouvoir ! »


Il regagna ses appartements, ne parvenant pas à se calmer il dormi d'un sommeil agité. Le lendemain à la forge, il se concentra sur son épée, voyant en elle le moyen de se venger, d’avoir sa revanche sur tout ces politiciens et leur méthode vieillissante. Il expliqua à son maître ce qui s'était passé la veille...

« Et c'est une raison pour malmenée le métal peut-être ?! Belgarath, sens le, tu ne lui donne aps la vie, tu tente de le tuer avec des coups aussi fort et irrégulier, reprends toi ! »

La colère quitta peu à peu le sorcier qui retrouva un rythme de croisière dans la manufacture de son arme. Cela prit presque une semaine à la terminée. Lorsque son maître lui demanda si il voulait y ajouter quelque chose, il y nota quelques runes dans un langage qu'il se surprit lui même à connaître. Une langage noire avec des mots justes... « Pour que jamais des chaînes, n'entravent ma liberté ». Mais ce jour là, alors qu'il notait ces quelques runes, il se brûla, plus profondément que d'habitude et le métal en fusion s'introduit en lui. Seulement quelques gouttes mais suffisamment pour se mêler à la Sannaeth de son corps.

"Belgarath, il lui faut un nom..."

"Pourquoi?"

"Parce que sans nom une lame n'est pas grand chose, aimerais tu que l'on retrouve ton corps sans que l'on puisse dire ton nom, que sur les murs ancestraux ne figurent pas cet homme vaillant défendant une cité?"

"Je me moque que cette cité se souvienne de moi, mais... je suis d'accord, à partir de ce jour je brandirai Enorya, la princesse de sang"

"Ainsi soit-il"

Pour la première fois le visage du forgeron se ferma et il n'ajouta pas un mot.

Le temps passa, il excella dans tout ce qui était sorcellerie et maniement des armes, la forge n'avait elle non plus, aucun secret. Il atteignit l'âge de 18ans, et comme il l'avait prédit, laissa tout derrière lui. S'échapper du palais était une formalité, il ne dit jamais au revoir au forgeron, mais lui laissa un phénix de bronze qu'il avait lui même forgé, un phénix renaissant de ses cendres, comme dans la légende. Et ce jour là, plus qu'un autre il se concentra sur la forge et les flammes en l'absence du forgeron. Il se concentra, se laissant enivrer par sa colère, par sa haine, par tout ce qu'il abandonnait, par la fausse promesse qu'il avait fait à Cyradis, sa haine contre lui même prit le dessus, les ténèbres de son cœur finissait par l'envahir à tel point tellement qu'un flamme vint jusqu'à sauter dans le creux de sa main. Une flammes qui allait marquer le début de ses errances.


Chapitre III
Le temps des errances

Combien de temps pensait il pouvoir tenir ? Lui l'enfant sorcier qui se targuait de détester nobles et noblesse mais avait il seulement connu la vie en dehors de sa tour d'ivoire ? La première nuit à l'extérieur du Palais fut tout simplement terrible, car en dehors de la citée il n'y a que du sable et absolument rien pour s'orienter si ce n'est le soleil. Mais surtout où aller ? Quelle direction ? Quel pays voudrait bien d'un gamin errant. A 18ans, Belgarath était certes une force de la nature, taillé comme tout bon forgeron et les cheveux noir qu'il attachait pour lutter contre la chaleur. Il s'était toujours refusé à les couper, même lorsqu'il travaillait dans la forge, il voulait être différent.
Mais voilà, il est facile de se permettre d'être différent dans un palais mais à l'extérieur quand seule votre vie compte et qu'il n'y a rien, si ce n'est le sable, le soleil et la survie qui comptent...
mais voilà c'était sa liberté, et il connaissait le désert pour ce qu'il en avait entendu parlé, habillé tel un touareg il avançait, s'imaginant être au cœur de sa forge intérieure il continua. Jusqu'à ce qu'il rencontre cet homme, au milieu du désert, voyageur comme lui, sorcier comme lui... une hallucination ? C'est ce qu'il cru au début, mais voilà, lorsqu'un homme tente de vous assassiner en plein désert, les réflexion philosophiques cessent rapidement. Le bâton de Belgarath apparue dans sa main, mais sa part de ténèbres l'envahissait, trop peut être, pour se concentrer réellement, son adversaire lui, était dévoué à cet art ancestral, il dévorait peut être peu Belgarath jusqu'à ce que ce dernier s'écroule au milieu du sable brûlant, entre scorpions et serpents, il voyait la fin venir, mais au contraire ce n'était que le début...


« Suis moi... »

L'homme ne dit rien de plus, il emmena le sorcier jusque chez lui, enfin chez lui, Belgarath hésita entre les portes de l'enfer et le marais des morts. Son ancien adversaire dont le nom s'avéra être rapidement imprononçable pour Belgarath qui choisit de le raccourcir en Urus, un terme qui lui convenait très peu en fait tellement l'homme était maigre et petit, pas autant qu'un nain, mais sa constitution physique ne laissait en rien présager de sa force mentale.
Sa demeure, quelques pierres assemblées par ci par là pour faire ce qui ressemblait plus ou moins à une maison, se situé à la frontière nord-est du Nékéharkhan, quelques centaines de mètres suffisaient pour rejoindre le Royaume d'Aranathdôr, bref une zone de non vie mais également de non droit où s'étaient installé la plupart des sorciers pratiquant les arts obscurs en l'honneur d'Espsia, une caste à part, mais suffisamment puissante pour ne pas être inquiété par les morts du désert et les vampires un peu plus au nord.
Lorsque Belgarath fut dans un meilleur état il commença à poser des questions


« Pourquoi m'avoir attaqué et m'avoir sauvé ensuite ? »

Urus ne répondit pas tout suite, se préoccupant plus de la potion entrain de bouillir devant lui que de l'état de son « protégé ».

« Parce que tu peux devenir quelqu'un, tu as le pouvoir qui circule dans tes veines, le pouvoir de faire ce que bon te semble, quand tu le souhaite et où tu le souhaites. Mais j'ai sentis en toi la peur de l'utiliser... deviens mon apprentie et je te montrerai ce qu'est le cœur des ténèbres »

Bien que Belgarath comprit rapidement qu'il ne recevrait de son sauveur rien de ce qui pourrait s'avérer t être des relations sociales classiques, il accepta, il n'avait nul part où aller et contrôler les ténèbres, s'en servir... pourquoi pas après tout ? N'était il pas prêt à tout pour servir ce qu'il nommait la justice, pour prendre sa revanche sur le conseil de Nékéharkhan ? Il sentit la sannaeth bouillir en lui et il signa enfin son pacte avec le diable.
Car loin d'être un sorcier ordinaire, la maîtrise des ténèbres et des flammes que possédait Urus était immense, lui cet homme à qui l'on aurait facilement donné 60ans ne reculait devant rien pour obtenir ce dont il avait besoin.
C'est à l'âge de 19ans, 6mois après son arrivée dans ce camp, que Belgarath commit son premier meurtre, sur l'un des sorciers, le seul moyen de monter en grade et en importance dans leur société, tuer ce qui se trouve au dessus de lui. Et il y prit plaisir, un plaisir qu'il ne retrouva jamais d'ailleurs, pas même lorsque ses meurtres seraient plus cruels, plus intenses, jamais il ne retrouva cette envie d'arracher les entrailles comme il l'avait eut ce jour là. Le motif de ce meurtre ? Il ne s'en souvint pas le lendemain, mais voir quelqu'un se faire consumer part nos propres ténèbres était quelque chose d’excitant. Et à partir de ce jour, il oublia toute notion de magie blanche, aucune magie curative, si ce n'est celle qui était innée en lui mais qui deviendrait bientôt son pire cauchemar.

Belgarath ne s'arrêta pas à cette mort, bien au contraire, il jubila, sombrant un peu plus chaque jour dans les ténèbres il exécuta quiconque s'opposait à lui et bientôt on le salua avec respect dans le camp espérant ne pas attirer ses foudres.
Au bout de deux ans, il fut capable de se fondre totalement parmi les ombres, de jeter des malédictions à distance et d'animer des objets, des choses pour qu'elles lui obéissent, tel des génies prisonnier de la lampe qu'était ce nouveau maître des ombres. Son maître le persuada d'ignorer les arts de al forge, il savait qu'à travers eux, Belgarath pouvait retrouver cette part d'humanité, ce cœur qui venait de lui être volé.
Belgarath le sorcier était né, durant toutes ces années d'errance peu d'entre elles sont racontable et à vrai dire, lui même ne les évoque plus et personne n'est là pour les raconter, tous sont morts, tous ont disparu dans les ténèbres, leur vie aspirée par les pouvoirs du sorcier. Vampires, Asuras, Sorciers, Magicien, Sylvaris, Devas, Humains, Nains... pas un seul n'échappa à sa violence et à sa haine, il parcouru le monde tel un criminel pour assassiner et assouvir sa soif de vengeance, contrôler par cet homme Urus, il devint l'un des plus grand criminel que Valhistar ait jamais connu. Mais voilà qui était il à l'échelle des guerres encore présentent dans tous les esprits ? Pas grand chose, si ce n'est, rien du tout. On ignora jusqu'à ce nom, jusqu'à ce jour, dans le royaume de Marksten, où au moment d'assassiner un nain, il entendit la son d'une forge et la chanson, plutôt joyeuse et à vrai dire la plupart des personnes qui l'entendaient la trouvait grivoise mais ce jour là, la lame de Belgarath s'abattit sur la pierre à côté du nain et se brisa en plusieurs morceau.
Le nain sursauta et le sorcier prit d'un seul coup conscience de ses crimes, de l'horreur d'une telle chose, mais au contraire de revenir vers la lumière, il s’engouffra encore plus dans les ténèbres, il se laissa dévorer par la haine et par la vengeance. Le nain, encore pétrifié par la mort à laquelle il venait d'échapper tenta de s'approcher de Belgarath, mais ce dernier s'enfuit, emportant avec lui les reste de sa lame. Il couru sans s'arrêter, et même si son corps durant toutes ces années avaient perdu de sa superbe de forgeron, il continua encore et encore, volant les montures qu'il pouvait jusqu'à épuisement. Il arriva à peine une semaine plus tard au campement de son maître et il les tua tous, rongé par la haine, rongé par les remords, il voulait exterminer son mal et ses ténèbres, mais à travers cet acte, il ne faisait que tomber un peu plus dans le vide de son propre cœur. Lorsqu'il arriva devant Urus, le combat fut acharné, il ne lui laissa aucune seconde de répit, il le matraqua des sorts les plus puissant qu'il était capable d'invoquer, il rongea un peu plus les ténèbres quand enfin, lorsqu'il arriva au plus profond de son âme, il descella une lumière, infime partie de sa vie d'avant, et ses flammes devinrent blanches, et sa puissance déferla. Il en souffrit énormément, mais lorsque son ancien maître fut à terre, il s'approcha de lui le tirant par les cheveux et l'égorgea en prononçant cette phrase...


« Je reprend ma liberté »

Et le sang coula, le règne d'Urus se termina dans des râles mêlés à son propre sang, mais à la fin, il n'avait qu'un sourire sur le visage. Car son dernier acte venait d'être marqué. Une douleur immense prit alors Belgarath. Il hurla lorsqu'une lumière salvatrice et des ténèbres enivrants, il lutta contre lui même, pour sa propre vie, parce qu'il voulait réparer ses péchés. Parce qu'il voulait que la vraie justice puisse enfin être reconnue.
Et ce n'est qu'au bout d'un nombre d'heure incalculables qu'il se releva enfin, dans son dos, un étrange tatouage et dans sa poitrine, une douleur intense. Pourquoi avait il survécu ? Un présent des Dieux ? Non il n'y croyait pas. Seule sa force mentale et physique l'avait amené à respirer de nouveau mais voilà, il avait ce qu'il désirait : La marque de la rédemption.




Dernière édition par Belgarath Eridan le Lun 8 Déc - 1:17, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Belgarath Eridan   Mer 23 Mai - 15:04


Histoire


Chapitre IV
L'époque de la rédemption


Il avait 23ans lorsqu'il s'émancipa de ce maître qui lui avait fait commettre les pires crimes. Pendant très longtemps Belgarath le teint pour unique responsable de son malheur, mais voilà... il devait se rendre à l'évidence, il pouvait partir, quand il le désirait, il n'avait subit aucun sort d'hypnose et encore moins de manipulation ou de contrôle, il avait juste fait un mauvais choix qui l'avait conduit dans la haine et la violence, qui l'avait salit à jamais.
Combien de temps dura sa réflexion... presque une année, durant laquelle il se refusa tout contact avec la société, vivant comme un ermite, loin de tout et du monde, dans une de ces cavernes à l'intérieur desquelles on se croit à l’abri de tout, dans le genre d'endroit où la fin du monde pourrait arriver on n'en serait même pas informé. Il détesta cette vie, encore plus que celle au palais, mais il se l'infligea comme seule punition de ses crimes sans trouver un seul moyen de rédemption.
C'est le hasard, d'aucun dirons les Dieux, qui mena le sorcier à changer la course de son propre temps. Ce matin était comme tous les autres, sa caverne n'avait pas bougé, toujours en pierre orienté face au soleil levant, Belgarath avait dû tuer un troll pour pouvoir y loger, une maigre épreuve face à tout ce qu'il avait vécu jusqu'à présent. Mais ce matin là allait changer les autre, lorsqu'il revint dans sa caverne il y eut la délicieuse (ou pas) surprise de trouver deux femmes dans son lit, l'une d'elle avait dans les 18ans, une jeune sylvaris à en juger par son allure et son teint bruni, l'autre était une humaine tout ce qu'il y a de plus banal, dans les 40ans, toutes deux avaient les cheveux blonds. La plus âgée était allongé dans ce qui servait de lit au sorcier, de sérieuses coupures, blessures et entailles plus ou moins profondes étaient sur son corps, la plus jeune semblait moins « endommagée », bien que le peu de vêtement qui lui restait, l'absence de chaussure et son corps couvert de terre et de poussières pouvait cacher bien des plaies.
Belgarath portait plusieurs branches de bois pour alimenter son feu, le souffle coupé à cause de son problème cardiaque qui ne faisait qu'empirer depuis des mois, en les voyant, il haussa un sourcil pour s'agenouilla à côté de son feu naissant... il leur parla avant même qu'elles n'aient pu dire un mot...


« Partez... »

Devant leurs regards à la fois affolée et d'une tristesse infinie il continua tout en préparant les braises...

« Je ne veux pas d'ennui, je veux être seul, partez ! Je me moque d'où vous venez, pourquoi vous êtes ainsi et encore plus comment vous êtes arrivé ici... partez... »

La plus jeune s'approcha de lui, elle semblait vouloir lui dire quelque chose, mais c'est alors qu'il s’aperçut de deux détails qui ne l'avait pas frappé de prime abord. Mais les oreilles de la Sylvaris avaient été réduite et arrondis grossièrement, la plaie était mal cicatrisée et même Belgarath qui n'était pas médecin prévoyait une amputation totale si rien n'était fait. Plus grave encore, si la jeune femme n'avait poussé que de léger cris depuis que le sorcier était revenu c'est parce qu'on l'avait privé de langue, Eridan s'en était aperçu lorsque les petits cris avaient fini par l’agacé, il avait empoigné le visage de l'adolescente et sous la pression la bouche de cette dernière s'était ouverte faisant voir l'horrible spectacle... il l'avait alors relâchée en la projetant contre le mur de la caverne.
La jeune femme n'avait visiblement pas mangé depuis plusieurs jours et la malnutrition avaient fait de leurs corps à toutes les deux des objets si fragile que le geste de Belgarath avait faillit la briser en deux.

Il n'aimait pas particulièrement être violent avec les femmes, mais il avait revu à travers elles, deux de ses propres victimes, de ses propres mutilations. Etait ce ces deux jeunes femmes ? Une vision à cause de l'isolement trop prolongé ? Non... elles étaient bel et bien là. Il se releva, s'approchant de l'humaine la dédaignant du regard...


« Je ne peux plus rien pour elle, elle sera morte dans quelques heures. »

En entendant ce jugement si froid, si détaché du sorcier, le sylvaris s'accrocha à lui, presque le suppliant du regard, la seule arme qui lui restait encore...

« Ce n'est pas ta langue que j'aurai coupé si j'avais été eux... je t'aurai arraché les yeux pour que jamais mon regard ne vienne m'importuner. Ce sont les asuras... non... les vampires... dans ce cas il n'y a plus à réfléchir... »

Belgarath sortit une lame et avant même que la sylvaris n'eut le temps de s'enfuir, il perça le cœur de l'humaine, d'un geste froid détaché...

« Ne reste pas là, je t’appellerai quand j'en aurai terminé... »

La jeune sylvaris ne savait pas où regarder ni où se mettre, elle pensa un moment à s'enfuir mais pour aller où ? Elle n'avait plus la force de bouger devant le corps désormais inerte de sa compagne humaine qui rendait son dernier souffle. Belgarath se saisit du corps d'une seule main et de l'autre en trancha la tête sans même réfléchir à l'impact sur la jeune femme, si elle était resté là c'était son problème pas le siens. Puis il emmena le corps à la lumière du jour, ce dernier disparu en cendres en quelques instants. Le sorcier revint devant la sylvaris prostrée dans un coin de la grotte. Il soupira...

« Elle avait été mordue, d'ici quelques heures elle serait devenue l'une des l'heure et t'aurais chassé comme une proie, acceptes le ou meurt avec une autre idée, cela m'importe peu. Si tu veux voiler al vérité avec un mensonge en me traitant de meurtrier, vas y, je l'ai mérité pour tellement d'autres choses. Maintenant reposes toi, tu partira dans quelques jours, pour où et comment je m'en moque... tu pourra dormir par terre près du feu... et... »


Il vit de nouveau les yeux suppliant de la jeune femme...


« D'accord prend mon lit, tu te débrouillera pour en changer les draps que ta copine a souillée. »

Belgarath reprit le cours de sa journée sans se soucier de la jeune femme, quand vint le soir, elle n'avait plus la force de lutter et s'écroula de sommeil dans les draps ensanglantés. Le sorcier soupira  un long moment puis s'approcha d'elle, la regardant un instant, il fit chauffer de l'eau et s'agenouilla pour se mettre à sa hauteur, sortant un linge chaud de cette eau il commença à l'appliquer délicatement sur les plaies de la sylvaris qui se réveilla en sursaut et commença à faire de grands gestes pour l'éloigner, dans un mouvement de panique général...

*Par Nektan je ne comprendrai jamais les femmes...*

Il la plaqua contre le lit d'une seule main et lui parla doucement, la première fois peut être depuis le début de cette journée...

« Calme toi, calme toi ! Je veux juste te soigner... »


Elle n'eut pas la force de lutter et se reposa dans le lit, les yeux remplis de larmes...

« Je sais ce que font les vampires à ceux qu'ils ne transforme pas. Il faut soigner tes plaies sinon elles vont s'infecter. Je ne suis pas un grand médecin, mais je sais comment tuer donc soigner ne devrait pas être très compliqué. »

Il passa le linge sur ses oreilles en premier lieu pour les nettoyer, mais la sylvaris s'y refusa, la honte allait au dessus de la douleur. Belgarath se leva alors, la jeune femme prostrée dans la crainte d'un coup de le part du sorcier. Il enleva seulement le vêtement qui lui couvrait le buste et lui montra ses propres plaies et le tatouage dans son dos...


« Ce ne sont que mes plus petites hontes alors ne crains rien... »

Elle fut horrifié par le tatouage, un regard que Eridan aurait l'habitude de voir à l'avenir et plus jamais il ne remontrerai ainsi ses blessures. Puis il recommença à la soigner, doucement, plaie par plaie, toutes ses plaies. Il les recousue une à une de la meilleure des manière qu'un homme pouvait faire sans pour autant être expert en la matière. Il se maudit de nombreuses fois de ne plus se souvenirs des sorts de soins qu'on lui avait apprit par le passé. Maudit Maximus, maudit soient ils tous de s'acharner ainsi sur lui.

Durant les jours qui suivirent, le jeune Sylvaris n'oublia pas sa peine, mais Belgarath toléra sa présence. Il la força à manger et à se remettre sur pieds, elle l'accompagna bientôt en forêt, à la chasse comme à la pêche. Mais ne jour, peut être un mois ou deux après son arrivée, elle l'entendit rallumer sa forge improvisée à l'entrée de la grotte et battit le fer qu'ils avaient récolté ces derniers mois. Le travail lui prit plusieurs jours, mais lorsqu'enfin il fut terminée il offrit à sa protégée une des meilleures lame qu'il ait jamais forgé, une de ces lames courbes qui ont la grâce des elfes. Comment savait il forgé un tel art ? Lui même l'ignorait, il lui suffisait d'écouter le métal et il le pliait à sa volonté..., il lui offrit également une armure légère dans un mélange de fer et de bronze, les deux métaux en abondance dans la montagne du sorcier. Mais ce n'était pas tout, il lui avait également forgé deux bijoux, magnifiques pour qu'elle puisse les porter à ses oreilles pour cacher ses cicatrices.
A la ceinture du sorcier, brillait une épée, il l'avait reforgée, celle là même qui s'était brisé le jour où il avait tourné le dos aux ténèbres, de cette lame sortait un son nouveau, une mélodie bien plus gracieuse. La jeune elfe ignorait de quel métal il s'était servit pour atteindre ce degré de perfection, mais quoiqu'il en soit, désormais elle possédait un nouveau nom, un nom connu de Belgarath seul.

Le lendemain il lui annonça de but en blanc qu'elle devait partir, il ne lui donna pas réellement d'explication. Mais avant de partir il détruit tout ce qui lui appartenait, hormis son précieux bâton, son épée, un sac en tissu et une bouteille vide...


« Le temps de mon exil est terminé, désormais je dois payer pour mes crimes. Mais ce n'est pas face à la Justice des hommes que je me présenterai, aucun tribunal ne me condamnera jamais à une peine assez lourde pour ce que j'ai commis, non je vais chercher la rédemption auprès de Valminia elle même et purger le monde de Valhistar, je ne suis pas là pour servir les Dieux, mais si ils existent... ils sont bien les seuls à pouvoir m'imposer des épreuves digne de ce nom... »

Puis il ne dit plus un mot, il partirent tout deux vers le village d'Aquasca le plus proche. Pendant tout son séjour, Yliana, la jeune elfe, avait apprit peu de chose sur l'histoire du sorcier, mais ils avaient tenté de communiquer tant bien que mal.
Ils s'étaient séparé avec un simple sourire, même le sorcier s'était forcé pour une fois, puis il avait cherché. Pendant longtemps il s'était tenu à l'écart des crimes des hommes, mais voilà, la situation avait empirée, bien plus encore que ce à quoi il s'attendait.

Il partit dans chacun des royaumes et offrit ses services à toutes les cours de Justice... au début septique, les juges présentèrent l'idée à leurs souverains respectifs, sauf ceux de Nekharkan devant lesquels Belgarath ne se présenta même pas. Il allait devenir une force de l'ombre ne dépendant d'aucun état mais n'étant soutenu par aucun d'eux non plus. Il devint l'homme dont le nom était tabous, celui que l'on appelait lorsque la justice ne pouvait mettre la main sur ses bourreau, bientôt certaines familles louèrent ses services pour traquer des assassins qui avaient échappés à la Justice. Son nom ne fut jamais dévoilé.
Pendant 3 longues années il traqua les pires criminels connu, échappant autant aux assassins qu'aux forces de l'ordre, notamment à Marksten où l'ordre Manian voyait en l'image qu'il représentait une manière bafouée de rendre la Justice. Les nains firent souvent appel à ses services, mais dans l'ombre, les très Saint Devas devinrent ses clients les plus fidèles. Durant son parcours il rencontra une poignée de personne qui allaient devenir ses plus proches alliés pour les années à venir...


Mais l'une de ces rencontre le perturba plus que les autres celle d'avec une jeune femme. C'était durant l'une de ces journées de courses interminables et qui avaient le don de le mettre en rogne, un maudit cailloux avait faillit lui faire perdre sa cible, machinalement il l'avait rangé dans l'une de ses poches sans y prêter d'avantage attention. Lorsqu'enfin il rattrapa l'homme, sa sentence fut sans appel, il brula sur place, ne laissant de lui que des cendres. Mais voilà, pour la première fois il avait été négligeant, quelqu'un l'avait vu commettre ce meurtre, dans l'empressement il n'avait pas remarqué la jeune femme blonde qui se baignait juste à côté de lui. Il ne vit pas d'intérêt à s'expliquer avec elle... son nom ? Luhiel Symanth... en quelques heures cette jeune femme serait celle qui allait faire basculer sa vie en lui faisant prendre un nouveau tournant.

Durant chaque minutes qui s'égrainait en sa présence il se demanda pourquoi il ne fuyait pas, pourquoi il continuait de lui parler, pourquoi entre eux s'instaurait cette relation. Puis il comprit alors sans prévenir il lui promit de l'aider, peu importe la situation et pour la première fois il lui mentit, comme il l'avait fait pour Cyradis, c'était tellement facile, tellement moins compliqué que de se perdre dans des explications trop longues trop complexes, il lui dit que peu importe où elle se trouverait, elle pourrait l'appeler et qu'il viendrai à son aide pour que jamais elle ne périsse. Elle la guerrière, lui le sorcier, il lui répara son armure avec une minutie extrême et c'est alors qu'il terminait par se laver qu'elle le surprit, en avait il conscience ? Lui même l'ignore encore aujourd'hui, mais elle vit le tatouage dans son dos, vivant, vibrant même... les heure s'égrainèrent, continuèrent, jusqu'à ce que pour la première fois, il l'embrassa. Dévoré par le plaisir et les remords de s'attacher à elle, il prit néanmoins sur lui, commençant une relation qui allait être complexe, bien trop peut être, jusqu'au jour où les Dieux allaient venir s'en mêler...


Chapitre V
Le choix divin


La nuit se passa et le soleil qui leur fit ouvrir le lendemain les découvrit, elle s'endormant sur lui qui avait faillit une nouvelle fois périr dans une de ses crises. Bien qu'il s'y était habitué il ne pouvait pas les contrôler pas plus qu'il ne pouvait contrôler le fait que le soleil se lève chaque jour. Et pourtant Luhiel tenta de briser cette malédiction, influençant ainsi le destin du sorcier, lui offrant certainement des années de vies auxquelles il ne pouvait même pas penser.
Usant de son froid elle calma le muscle cardiaque de son désormais amant, ce dernier se sachant comment la remercier d'un tel présent. Comment lui un être aussi égoïste pouvait il admettre que l'on puisse s'occuper de lui ?

Ils étaient désormais accompagné d'un petit être de bois, un tigre que Luhiel avait sculpté pour Belgarath la veille, le sorcier en signe de reconnaissance et pour signer la paix qui les avait amené dans les bras l'un de l'autre avait donné la vie au petit être et l'avait surnommé « Ash », un terme lourd de seul pour la Manian bien qu'il ne puisse le deviner.
Tout comme il gardait pour lui ses secrets, que se passerait il lorsqu'elle apprendrait qui il était réellement ? Ce monstre qui avait hanté les nuits de bon nombre d'habitants de Valhistar pendant tant d'année, il ne cherchait pas à se faire pardonner et encore moins à expier ses fautes, il était un homme que l'on pouvait qualifier de cruel et qui pour la première fois depuis Cyradis éprouvait quelque chose pour quelqu'un d'autre que lui même.

Ils se mirent en route, mais le chemin fut semé d'un bien plus grand nombre d'embûche qu'il ne pouvait s'y attendre. Il fut prit d'une intense douleur et s'écroula sur le sol, manipulé à distance par son ancien maître Maximus qui lui proféra de nombreuses menaces et tortures jusqu'à lui faire avouer ce qu'il ressentait pour cette femme. L'amour était une chose étrangère au cœur de Belgarath, une chose que Maximus venait de lui dicter comme un ordre souverain bien qu'il n'ait pas influer sur les sentiments du sorcier envers la manian il avait accéléré les choses dans l'esprit de celui ci. Pourquoi ? Les plans de son maîtres étaient tellement obscur. C'est à partir de ce jour que Luhiel se jura de tuer Maximus... une croisade folle que Belgarath se jura d'arrêter autant qu'il le pourrait, Maximus n'était pas un adversaire à la porter que quiconque à partir du moment où cette personne était humaine, d'aucun lui prêtait une essence divine, le sorcier s'était toujours refusé d'y croire mais pourtant, comment expliquer une telle manipulation mentale si loin de chez lui au milieu de la nature ?... Non son maître était l'un des magiciens les plus puissant de son époque capable de rivaliser avec le conseil blanc lui même, ce mythe que l'on raconte aux jeunes enfants qui souhaitent apprendre les arts de la Sannaeth.

Le conseil des mages, Belgarath n'y avait jamais cru, comment croire qu'un ramassis de vieux barbu confinés dans une tour pouvait être assez puissant pour changer la face du monde. Non... le sorcier ne voyait pas la sannaeth et son pouvoir comme ça. Pas le cul assis sur une chaise à faire des hypothèse sur un monde potentiellement meilleur. Oh le sorcier ne se jugeait pas meilleur que les autres, mais il défendait son point de vue et ne le faisait pas loin de toute chose comme un de ces vieux ermite énervant qui pensent connaître le monde mieux que ceux qui y vivent.

Mais la vie de Belgarath se compliqua énormément après sa rencontre avec Luhiel, non pas qu'elle en fut la cause, mais voilà, avoir une personne à protéger c'était avoir des responsabilité et même si extérieurement il ne semblait pas prendre soin de la sécurité de la jeune femme, tout le temps de leur périple il fut là à chaque instant où une difficulté se montrait sur leur chemin. Pourquoi et surtout comment ? Comment un être aussi peu altruiste que Belgarath avait pu devenir ainsi. Lui même n'en savait rien, mais ce qu'il savait c'était que perdre Luhiel serait se perdre lui même et pourtant, une autre partie de lui même lui disait de s'enfuir, de la laisser là pour ne pas qu'elle souffre à cause de ce qu'il était et ce qu'il pouvait potentiellement devenir. Car ce n'était pas parce qu'il ne commettait plus les pires atrocités que le sorcier était devenu un être bon. Sa soif de Justice et son travail pour les cours de certains royaumes faisait de lui une sorte d'assassin magique,il était efficace à n'en pas douter, mais il se rongeait lui même peu à peu... sa vie éphémère n'aurait pas été une belle histoire si il n'avait pas rencontré la manian. Oh certes le fait qu'il soit capable d'aimer et de ressentir quelque chose envers quelqu'un le rendait plus humain, mais n'excusait en rien les actes qu'il avait pu commettre par le passé.

Ensemble ils combattirent ce qui pouvaient s’apparenter à une hydre, une bestiole si puissante et plutôt répugnante leur donna plus de fil à retordre que prévu. Elle était puissante et immense mais surtout immortelle. Bien que Belgarath n'ait jamais cru en l'immortalité, pas même en celle des Sylvaris, des Devas ou des Asuras, une épée dans le ventre et ils trépassaient comme tous le monde alors soyons sérieux, l'immortalité ? Non... cela n'avait aucune espèce d'importance dans un combat car tout être pouvait se voir transpercé par une flèche ou une lame et mourir. Le combat fut intense et chaque coup de la créature pouvait entraîner l'un de nos héros dans les abysses de l'enfer. Mais ils combattaient, ben que le souffle vint rapidement à manquer au sorcier il passa au dessus de cela, se découvrant une nouvelle force une nouvelle puissance allant au delà de ce qu'il avait pu toucher jusqu'à présent. Son pouvoir sur le feu grandit, mais il faillit succomber après avoir arrêté avec son propre corps le souffle de la créature. Mais ce ne fut ni Belgarath ni Luhiel qui gagnèrent cette bataille... il y a quelques mois, Belgarath avait gagné un étrange œuf qu'il baladait partout avec lui et alors que la mort étaient proche pour les amants, de la coquille sortit un grand et majestueux phénix, source de vie et d'immortalité qui carbonisa et réduisant à néant le monstre. Ce combat terminé, l'oiseau éternel se posa aux côtés de son maître déversant une larme sur son corps il soignant toutes ses blessures avant de prendre la forme d'un bébé... Arianna c'est ainsi que Belgarath décida de baptiser l'enfant dont plus jamais il ne se sépara.

Luhiel le conduisit à Aquasca, la capitale, où il reçut les soins appropriés et pu se remettre sur pied. Et c'est à ce moment là que tout bascula, il reçut une missive très étrange lui donnant l'ordre de venir dans une ancienne tour, bien loin dans le sud, il dû se résoudre à laisser Luhiel avec qui la relation et les adieux furent plus qu'étrange. Comment dire adieu à une femme à qui l'on a peur de dire « je t'aime » ? Il savait qu'il la reverrait, bientôt très certainement.
Quoiqu'il en soit il continua son périple seul jusque dans le sud avec pour seul bagage ses armes et Arianna. Il arriva dans un canyon et gravit toute une pente de roche friable avant d'arriver à une tour que l'on disait avoir été battît par les Dieux eux même. Mais quelqu'un l'attendait, une femme, mystérieuse et puissante qui lui ordonna de subir une épreuve si il voulait avancer vers sa rédemption.

Étrangement, la pierre qu'il avait ramassé lors de sa rencontre avec Luhiel commença à luire d'une étrange couleur. Pourquoi il accepta ce défi ? Peut être pour Luhiel et Arianna, pour leur prouver qu’il n'était pas un monstre alors qu'aucune d'elle ne prétendait qu'il le soit. Pour se battre contre lui même et peut être chercher à atteindre un autre plan, une autre puissance pour que jamais il ne se retrouve faible sans pouvoir aider celles qu'il s'était juré de protégé. Quoiqu'il en soit, il gravit la tour, chaque étage, chaque énigme il les résolu comme il l'était de ne pas mourir aussi bêtement. Belgarath ne croyait pas aux Dieux, du moins les considérait il comme de simple hommes ayant été là les premier et ayant pu écrire l'histoire... mais cette tour le changea. Lorsqu'il brisa le sceau de la dernière salle, il se retrouva de nouveau devant cette femme, il avait la pierre dans les mains. Elle même n'en connaissait ni le contenu ni la puissance et pourtant elle s'agenouillait devant, car elle lui apprit la légende. Avant de partir, l'être suprême Histar, laissa sur terre une partie de lui pour surveiller ses enfants, hélas bien qu'emprise d'un grand pouvoir et ayant sa volonté propre, l'orbe n'était rien sans porteur et aucun homme jusqu'à présent ne s'en était montré digne.  
Cette femme s'avéra être une ancienne Syl, mais son corps avait disparu depuis très longtemps, seul son esprit était resté sur Valhistar jusqu'à ce jour béni par les Dieux. Belgarath se refusa de croire au destin, il se forgeait son propre chemin... et pourtant, elle lui apprit les véritables origines de Luhiel et lui demanda de veiller sur elle, avant de disparaître.

Depuis ce jour, Belgarath peut se servir de l'orbe d'Histar qui possède une puissance bien supérieure à la sienne, puissance destructrice comme créatrice. Mais il y avait un inconvénient que le sorcier n'avait pas prévu. Histar lui même était capable de parler au travers de son orbe et il n'a pas fallut quelques minutes pour que le sorcier remette le Dieu à sa place, depuis ce jour leurs rapports sont... conflictuels mais pourtant l'entente subsiste. Dès lors Belgarath fit le choix d'Histar comme seul Dieu auquel il vouerait son existence, sans jamais le reconnaître ouvertement.

Mais voilà d'autres événements arrivèrent, dans tous Valhistar on parlait d'un sorcier noir qui voulait se servir des morts vivants pour conquérir le monde connu et ressuscité la reine damnée...


Chapitre VI
L'Eveil sacré


Belgarath retrouva l'être noir dont la force n'avait d'égal que la stupidité, mais il retrouva également Luhiel, partie elle aussi à la recherche visiblement de cet homme qui pensait détenir un droit absolu sur la nature humaine, une sorte de descendance divine risible que Belgarath se fit un plaisir à ridiculiser. Mais voilà, on ne ridiculise pas un homme de cette puissance sans en subir les conséquences. Son pouvoir sur les illusions était sans conteste l'un des plus puissant que le sorcier avait vu jusqu'à présent.

Les discussions furent âpres, pour arriver à une résultats des plus discutables. Il est inutile de raconter ici les détails de cet histoire, mais l'être écœura Belgarath, cette volonté de dominer toute vie, d'écraser et de se faire obéir, de se faire vénérer comme un Dieu fit entrer le sorcier dans une rage folle et ce fut... un cataclysme, il ne resta rien de l'être se faisant passer pour un Dieu et Belgarath eut une révélation ce jour là, ce jour là il décida qu'aucun tyran n'avait le droit de gouverner. Mais plus encore, il décida ce jour là d'abandonner les armes et de faire de sa parole sa seule et unique arme. Sa lame et son bâton il les destinait à présent aux monstres et aux créatures pouvant blesser les humains.

Mais alors qu'il se relevait du sang et des flammes on lui apporta une missive, le Nékéharkan avait changé de Roi et le nouveau Prince tenait à se rendre à aux funérailles données dans le royaume d'Aquasca en compagnie des autres seigneurs de ce monde pour un sommet des plus importants. En tant que conseiller il répondit à l'appel comme cela se devait d'être fait. Il rencontra le nouveau Roi, un être qu'il avait croisé juste avant de s’exiler de la citée. Il ne le jugea ni bon ni mauvais et évita tout contact avec lui. Ce fut une torture pour lui, la noblesse, retrouver son rang oublié, mais surtout les vêtements plus inconfortable qu'un nid de frelon et cette fausse remplie de serpent dans laquelle il avait été jeté. Soyons honnête, cette réunion le persuada dans son idée, il resta le temps nécessaire. Stupidité ou simple concours de circonstance, Luhiel le surprit en posture compromettante avec une jeune femme, une marin du nom de Vivianna qui n'avait rien trouvé de mieux que de plaquer ses lèvres contre les siennes en échange d'un service que le sorcier s'était promit de le lui rendre. Quoiqu'il en soit, la discussion et les excuses qu'il fournit furent plus oui moins accepté non sans contre partie, le sorcier avait réellement comprit ce jour là à quel point les sentiments qu'il avait pour elle étaient forts, pourtant il devait partir, pour des raisons personnels, elle, allait être nommée chef des Manians, lui allait s’enfermer, il repensa à son opinion sur ces vieux ermites et se mit à sourire, décidément il ne valait mieux que personne. Il présenta Luhiel à ses amis de toujours, même Cyradis, car ensemble ils allaient bâtir une force plus puissante que toutes les autres.


« N'oublie pas, peu importe le temps où je serai absent, peu importe la distance qui nous séparera, appel moi et je viendrai, promet moi, Luhiel, de ne jamais perdre espoir, et même si tout devait devenir cendre autour de toi, si la nuit les ombres t'entourent, de toujours croire en moi, car depuis que je crois en toi, rien n'est capable de m'atteindre. »

Il l'avait embrassé, de cette manière presque adolescente dont il avait l'habitude entre l'hésitation et le bonheur profond de sentir de gout de miel des lèvres de Luhiel. Il avait franchit les portes de la citée. Il avait développé son pouvoir et continuerai de le faire. Mais il devait luter dans le sud, il devait retourner à cette tour dont il avait franchit les obstacles. Sur la route du retour il rencontra de nombreuses personnes qui voulu croire en lui. Mais plus encore, ceux des premières heures revenaient, les légions phénix devaient naître de ces rencontres. Une fois dans le sud il ne trouva que des ruines de la tour où il avait passé tant d'épreuves. Il entreprit alors de la reconstruire, d'en faire l'endroit où il pourrait méditer, loin de tous, dans ce qui allait devenir une oasis de vie. Mais voilà, il fut arrêté par les forces du Nékéharkan, une obscure secte qui convoqua le peuple pour faire le procès du sorcier. Luhiel était présente, Cyradis, Thot et tous les autres, mais Belgarath refusa à ce qu'une vie soit sacrifié pour sauver la sienne et il fut exécuté sur la place publique pendant que les autorités locales fermaient les yeux sur ce crime.

Pendant 5ans le sorcier ne donna aucun signe de vie, mais voilà, son esprit état là, son nom, sa mémoire sur les lèvres de ceux qui l'avaient toujours connus. Sa mémoire resta vive...

Mais voilà, le temps a passé et des ruines d'Avalon la grande qui vient de s'écraser en ce monde, un nom a rejaillis du passé, comme un fantôme venu prendre sa revanche. Ce nom toujours murmuré par les Légions Phénix. La tour du sud avaient été reconstruite, le petit village de Belgarath devenait chaque jour une plus grande ville qui prendrait bientôt le nom de cité, caché aux yeux du monde par les sortilèges du sorcier, tous ceux qui veulent lui nuire ne peuvent trouver son emplacement. Mais les autorités du Prince sont trop occupée avec l'affaire du vol d'Aquasca sur leurs terres...



Dernière édition par Belgarath Eridan le Jeu 6 Nov - 23:44, édité 4 fois
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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Belgarath Eridan   Jeu 16 Aoû - 16:14

Fiche corrigée
J'ai laissé en spoiler les anciens pouvoirs pour montrer un échantillon de ce que peut faire Belgarath.
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MessageSujet: Re: Belgarath Eridan   

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