Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Saroua Ankhesen

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Saroua Ankhesen

Reine des Sables

Reine des Sables
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Féminin
Messages : 20
Age : 26

Feuille de personnage
Race: Humain(e)
Fonction(s): Reine du Nékéharkan
Influence:
9/10  (9/10)

MessageSujet: Saroua Ankhesen   Lun 5 Aoû - 13:39


Saroua Ankhesen


  • Rang : /S/
  • Race : Humaine
  • Age : 32 ans, née le 16 éme jour de Manijia, en l'an 3 473.
  • Royaume/faction : Nekéharkan
  • Fonction(s) : Reine
  • Classe : Mage

Équipement et Pouvoirs


  • Arme(s) :
    - Deux athamés à la lame en argent. La garde, en ivoire, est formée par une Reine, les bras croisés tenant un sceptre Héka et et un Fléau Nekhekh, tenant debout sur une paire d'ailes reliées par un scarabé.
    Spoiler:
     
    - Khépesh à la garde recouverte de cuir brun patiné, la lame est en bronze.
    Spoiler:
     
    - Un sceptre Héka (arme d'apparat), symbole du meneur (forme de canne de berger, meneur de troupeau).

    - Un Fléau Nekhekh (arme d'apparat), symbole d'autorité.
    Spoiler:
     

  • Armure :
    - Armure légère d'apparat :
    * couronne bleue de Khépresh, symbole du guerrier.
    Spoiler:
     
    *némes, symbole du protecteur.
    Spoiler:
     
    * minerve (en bronze)
    Spoiler:
     
    * protège bras (en bronze)
    * plastron en cuir brun

  • Objets spéciaux :
    - Pschent (couronne), symbole de la toute puissante royale
    Spoiler:
     
    - Pendentif représentant un Uraeus, serpent protecteur de la royauté et de sa personification
    Spoiler:
     

  • Caractéristiques raciales :
    - Faculté d'adaptation


  • Sorts / Techniques / Domaines :
    - Vent/Foudre
    Rang D:
     
    Rang C:
     
    Rang B:
     
    Rang A:
     
    Rang S:
     
    Rang B > S:
     
    - Terre/Nature
    Rang D:
     
    Rang C:
     
    Rang S:
     
    Rang B > S:
     

    - Magie Blanche
    Rang D > S:
     
    Rang A > S:
     
    Rang S:
     
    (spécialisée dans les sort curatifs et les sorts de soutiens)

Description physique

Au jour de sa naissance, il fut certain que Saroua serait une femme magnifique. Peut-être la plus belle du Royaume.
Les prières de ses parents furent exhaussées. Au premier jour de sa vie, déjà, l'enfant recevait des louanges. Une petite fille parfaite qui deviendrait une femme parfaite. Et le temps donna raison aux louanges.

Jamais aucun défaut ne vint entacher le physique de la jeune femme, quelques soit la période de sa vie. Depuis l'enfance où l’innocence rend l'être magnifique ; joues rondes et rouges et grands yeux brillants d'insouciance et de douceur ; en passant par l'adolescence ; un âge ingrat qui souvent, entache la beauté de la jeunesse, le corps se forme et perd de son élégance, les proportions n'ont plus aucun sens, le rouge lisse des joues perd de sa splendeur et de son intérêt, jusqu'à ce que l’âge adulte n'harmonise le corps, pour les plus chanceux.
Mais même à cet âge pour le moins souvent ingrat, Saroua ne perdit rien de sa perfection, grandissant de manière harmonieuse, laissant paraître des formes généreuses et des courbes gracieuses qui feraient d'elle une femme désirable et désirée. Sa peau naturellement halée ne fut entachée d'aucune imperfection, restant lisse et éclatante, profitant du soleil, elle prenait des teintes d'or, donnant un teint rayonnant à l'adolescente.

Aujourd’hui adulte, plutôt que faire des ravages, le temps à magnifié Saroua. Il ne semble l'avoir atteint que pour embellir ses formes, poussant même le plus insensible des hommes à se retourner pour admirer la jeune femme. Sa peau, toujours lisse et parfaite semble absorber la lumière du Soleil pour la sublimer, il est inutile de la toucher pour savoir qu'elle a la douceur d'une pêche.

Malgré tout, avant de remarquer la perfection de son corps élancé. Avant de remarquer la finesse de ses courbes généreuses, toutes en élégance et sa taille de guêpe,  l'on remarque la perfection de son visage. Dans sa forme et ses proportions.
Son visage au menton capricieux encadre d'une mâchoire fine l'ourlet de ses lèvres en cœur, que l'on devine particulièrement expressives et sensuelles. Des pommettes hautes lui donnent un air espiègle, comme si le temps avait refusé de la priver, au moins en apparence, de son innocence enfantine. Son nez droit quoique légèrement aquilin et son regard en amande, teinté d'onyx et d'argent, surmontés de sourcil à la courbe expressive, quoique parfaitement maîtrisée, contribuent cependant à donner un peu de sérieux et de sévérité à un visage toujours souriant, semblant réellement expressif et cachant pourtant le fond des pensées et les secrets de la jeune femme.

Et ses longs cheveux noirs comme une nuit sans lune ne font que rehausser la splendeur de son visage fin.
Toujours maîtrisées, ses longues et épaisses mèches noires sont toujours savamment relevées, il est rare de les voir détachées. Pourtant, frôlant la chute de ses reins, les épais cheveux de Saroua, une fois libérés de tout artifice, lui donne un air sauvage qui ne fait que souligner sa beauté raffinée.

La jeune femme pourrait user d'artifice pour s'embellir encore, mais elle n'a jamais trouvé ça utile.
Elle n'use que d'un léger fard pour rehausser ses pommettes et d'un Khôl profondément noir pour entourer ses yeux et conférer à son regard des vertus hypnotiques.
Ses courbes indéniablement féminines et sensuelles sont généralement couvertes de tissus légers et nobles. Jamais elle n'a accepté de s'habiller de robe trop dénudée, tenant à préserver son élégance naturelle. Rien chez Saroua, n'est vulgaire, malgré la volupté de ses formes. Et une fois ses atours de Reine revêtus, il est impossible de rester insensible à son charme, son charisme et la douce autorité qu’elle dégage.

Description psychologique

Saroua aurait pu devenir la pire des femmes qui soit. Choyé depuis sa tendre enfance, trésor de sa famille, enfant prodigue, elle n'a jamais manqué de rien. On aurait pu croire qu'elle deviendrait donc une femme capricieuse et égoïste, pourtant, il n'en est rien.

Bien sûr, durant sa vie, elle a traversé différente phase, d'abord enfants gâté, Saroua a vite compris qu'il lui suffisait de pas grand-chose pour obtenir tout ce qu'elle voulait et elle prit pour habitude d'accaparer ses nourrices. Jeux, promenades, goûtés à toute heure, elle apprit très vite à tout obtenir avec de grand sourire et un entêtement sans borne. Pliant à la volonté d'une seule et unique personne : sa grande sœur.

En grandissant, elle comprit que son comportement capricieux n'avait pas grand-chose d'honorable et elle voulut apprendre à faire les choses par elle-même, devenant doucement raisonnable dans ses demandes. Lorsqu'elle dut se plier à l'exercice des études, elle ne fit aucune difficulté, enfant curieuse, elle était l'élève modèle et tous ses précepteurs prenaient plaisir à enseigner en sa présence. Volontaire et acharnée, elle voulait tout connaitre d’un monde qui lui était alors inaccessible. Elle apprit à lire, écrire compter, mais elle apprit bien plus encore, jamais satisfaite de ses nouvelles découvertes, elle en voulait plus et tant que personne ne la bridait, elle ne se gênait pas.
Dévorant des bibliothèques entières, harcelant ses professeurs de questions, elle apprit l'histoire, les mathématiques, l'économie, l'art, la musique et même la Magie.

Après tout, cette apparente perfection, elle se devait de l'atteindre, elle l'avait dans le sang, descendante d'une prestigieuse lignée, passé l’âge de l'enfance innocente, elle n'avait plus droit à l'erreur. Lorsque son apprentissage commença, elle n'en avait pas encore conscience, ravie d'apprendre, elle en demandait toujours plus, satisfaisant tout le monde, professeur et parents. Mais quand elle comprit à l'adolescence qui elle était et ce qu'elle représentait, alors, sa soif de savoir prit encore de l'ampleur. Saroua s'imposa à elle même une discipline presque trop dure pour son âge.

Seulement, cette impression de ne jamais atteindre la perfection lui laissant un gout amer et l'adolescence faisant des ravages sur son esprit en épargnant son corps devenant magnifique, la jeune Saroua passa près de la rébellion. L'espace de quelques années, elle décida que si elle devait s'imposer une discipline stricte et viser la perfection, alors, tout devait lui être du et lorsqu'elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait, elle allait le chercher elle-même. C'est à cette époque qu'elle put s'ouvrir à un autre monde que celui dans lequel elle avait vécu.
C'est à cette époque qu'elle devint une partie de la femme qu'elle est aujourd'hui. Plus que le savoir intellectuelle, elle apprit à se débrouiller par elle-même dans toutes les tâches les plus ingrates qui soit. Elle apprit même à se défendre, devenant parfois un véritable garçon manqué loin de l'enceinte de son monde si fermé.

L’âge adulte apportant son lot de raison, Saroua devint une femme plus posé capable d'une certaine sagesse, acquise dans un monde qui ne serait jamais le sien. Elle en avait fini avec les caprices et si elle devait atteindre la perfection pour honorer sa famille, elle n'en demandait plus autant à son entourage. Son sens de la justice acquis au court de son adolescence incontrôlée, couplé à sa douceur naturelle, firent d'elle une femme simple et accessible.

Son éducation et son intelligence ont fait d'elle une femme instruite et clairvoyante. Si elle fut naïve le temps de l'adolescence, l'expérience d'un monde extérieur inconnu à effacé toute trace de naïveté et peut-être d'optimisme, même si aujourd'hui, le monde dans lequel elle vit semble tendre vers celui auquel elle a toujours aspiré. Elle n'en reste pas moins méfiante, elle préfère pouvoir prévoir son futur et c'est l'une des raisons qui fait qu'elle n'envisage pas de se passer des conseils de sa sœur.

De son enfance, Saroua garde un certain entêtement qu'elle a appris à maîtriser. Il est compliqué de la faire changer d'avis lorsque l'on ne s'appelle pas Omeya, cependant, elle écoutera et prendra toujours en compte les conseils de ses pairs. La peur de l'erreur fait d'elle une personne très prudente et réfléchit, peut-être un peu trop. Jamais Saroua n'agira sur un coup de tête, elle garde de trop mauvais souvenir de ce genre de comportement.

Son mariage lui a appris à être discrète, mariée à un homme entêté et parfois borné, elle a appris la subtilité pour faire entendre sa voix. Aujourd'hui encore, elle a du mal à se débarrasser de cette forme d'humilité, en revanche, son sens durement acquis du dialogue lui est aujourd'hui très utile et elle se force à le développer encore.

Mais le plus marquant chez la jeune femme, outre son esprit ouvert et logique, son sens de l'honneur et de la justice, son organisation parfois proche de la maniaquerie, reste son attachement à ceux qu'elle affectionne. Saroua voue presque un culte à l'enfance et ne supporte pas que leur innocence soit bafouée.
Loyale, envers sa famille et ses amis, elle est présente pour eux, malgré ses responsabilités, elle s'acharne à trouver du temps pour ceux qu'elle aime. Surtout lorsqu'il s'agit de sa sœur avec qui elle entretient une relation presque fusionnelle. La jeune femme est certainement le plus gros point faible de Nerfetis, mais l'inverse et certainement vrai, tout comme elles sont la force l'une de l'autre.

Saroua n'est pas une femme colérique, bien au contraire, elle serait plutôt posée, s'amusant parfois de l'énervement vain de ses interlocuteurs, mais lorsqu'il est question de sa sœur, elle peut parfois manquer de discernement. Elle refuse qu'on lui fasse le moindre mal, physique, morale ou éthique. Personne ne pourra jamais dire du mal de Nefertis en présence de la nouvelle Reine du Nékéharkan, qui assume ses nouvelles responsabilités avec cette même soif de perfection qu'elle a mené sa vie jusque-là.

Lorsque l'on parle de Saroua Ankhensen, Reine du pays des sables, on pense en premier lieu, humilité, intelligence, clairvoyance, douceur, écoute et surtout … justice équitable. La Reine aime son pays et fera ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur de ses habitants.

Histoire

Pour vous raconter l'histoire de la Reine du Nékéharkan, il faut vous raconter l'histoire de son illustre famille.
Depuis que le pays du Désert est ce qu'il est, premier pays civilisé, ayant vu naître les premières grande villes, les premières constructions à l'architecture aussi vertigineuse qu'harmonieuse et artistique, les premiers érudits, les premiers inventeurs et surtout, les premiers Rois, il est aussi gouverné par l'argent et ceux qui détenaient l'argent détenaient le pouvoir, certainement plus que le Roi. Malgré les guerres, malgré les armées de Morts ravageant le pays, une famille est parvenu à tirer son épingle du jeu et traverser les âges, tout simplement parce qu'elle a toujours su préserver son capital Or, se rendant indispensable pour le pays et surtout la couronne.

C'est dans cette famille que Saroua a vu le jour. Benjamine de la fratrie, lorsqu’elle naquît, chacun savait qu'elle serait destinée à un grand avenir. Comme son frère, destiné à reprendre les rênes de la famille, comme sa sœur, elle devrait perpétrer l'œuvre des siens, préserver leur fortune et leur honneur et le magnifique enfant qu'elle était, comme la femme magnifique qu'elle deviendrait, serait la démonstration de la grandeur de la famille Ankhesen. Bien sûr, ses parents l'aimeraient, comme leur autres enfants, mais peut-être pas de la même façon que des parents ordinaires.

Saroua grandit dans le luxe, dans la demeure de la famille, au cœur de Khemdara, dés son plus jeune âge, elle eut ses propres appartement.
Petite fille angélique, il lui arrivait pourtant de rendre ses nourrices folles, leur échappant pour satisfaire sa curiosité enfantine, enchaînant caprices sur caprices pour satisfaire chacune de ses envies. Souvent, la petite fille qu'elle était à l'époque, réclamait ses parents et c'est la seule et unique chose que ses caprices ne lui permirent pas d'obtenir. Confiée à ses nourrices depuis son plus jeune âge, elle ne voyait pas souvent ses parents. Bébé, elle ne faisait pas la différence, mais quand elle fut en âge de comprendre, elle sut que cette femme, aux allures angéliques, mais à l'air toujours un peu triste, était plus qu'une simple visiteuse. Elle ne venait pas souvent, mais à chaque fois, elle lui ramenait quelque chose, un jouet, un livre dont elle lui contait l'histoire, elle passait des heures avec la petite fille, satisfaisant sa curiosité, jouant avec elle, prenant soin d'elle et un jour, elle put l’appeler maman et pleurait à chaque fois qu'elles se séparaient.

Avec cette femme, avec sa mère, Saroua se révélait être un ange de douceur, à l'écoute et obéissante.
Avec ses nourrices, c'était une autres histoire et longtemps, elles regrettèrent de s'être vu confier la petite fille, elles ne pouvaient que tenter de satisfaire ses caprices en la plaignant. C'était une petite finalement agréable, ouverte d'esprit, vive, elle démontrait déjà d'une certaine intelligence, curieuse et profondément gentille, elle manquait simplement de ce que tout enfant étaient en droit de réclamer.
Personne ne pourrait dire qu'elle est manqué d'amour, ses parents l'aimaient et lui apportait tout ce que les enfants peuvent espérer, mais ils n'étaient pas assez présent, elle ne les voyait pas assez et si elle rendait à sa mère l'amour profond que cette dernière lui portait, vint un temps où son père l'impressionnait tant qu'elle le craint. Toujours, elle vécut avec cette peur de le décevoir.

Elle n'eut que très peu de contact avec son frère aîné, plus vieux de 6 ans, lui apprenait tout ce que devait savoir un héritier de la famille Ankhesen, elle, elle grandissait, apprenant ce qu'il convenait de savoir pour une fille de sa condition.
Avec sa sœur en revanche, elle entretenait une relation quasiment fusionnelle. Oméya avait deux ans lorsque Saroua vint au monde et immédiatement, elle lui porta un amour inconditionnel que sa jeune sœur lui rendit dès qu'elle fut en âge de comprendre. Elles furent élevées ensemble, partageant les mêmes nourrices, les mêmes appartements, les mêmes jouets et les mêmes jeux. Saoua pouvait tout obtenir de son aîné et lui obéissait au doigt et à l'œil, tout ce que disait sa sœur été parole d'évangile et jamais, il ne lui serait venu à l'esprit de la contredire.

Mais un jour, alors que Saroua, alors âge de 5 ans, venait d’acquérir le droit d'accéder à la salle de jeux des appartement qu'elle partageait avec sa sœur, sous surveillance de ses nourrice, alors qu'elle espérait pouvoir retrouver sa grande sœur, de plus en plus accaparée par de grand homme habillé de blancs, elle ne l'y trouva pas.
Elle l'attendit toute la journée, demandant plusieurs fois à ses surveillantes de l'amener à sa sœur, ou de conduire Oméya jusqu'à elle, mais elle eut beau supplier, tempêter, hurler, ordonner, rien n'y fit, elle obtint toujours la même réponse : "impossible". Saroua avait ce mot en horreur et ce l'entendre répéter ne fit qu’amplifier sa colère. Lorsque la nuit tomba, Saroua réclama une fois de plus sa sœur, mais cette fois, personne ne lui répondit et son père, ce père qu'elle n'avait que peu côtoyé, qu'elle avait encore du mal à identifier comme un proche à aimer, ce père qui l'effrayait par sa stature et son air sévère et qui pourtant, portait sur elle un regard plein de tendresse, apparut devant elle, accompagné de sa mère, comme toujours effacée dans l'ombre du géniteur de Saroua.

Rarement, Saroua avait pu profiter de la présence de ses deux parents, et si leur apparition l'effraya un peu, lorsqu'elle les reconnut, elle s'égaya à l'idée de pouvoir passer du temps avec eux. Très vite, elle réclama l'attention de sa mère, un peu réticente à l'idée de se retrouver dans les bras de son père. Trop petite pour le comprendre, elle ne vit aucune surprise dans le fait que ses parents s'occupent eux même de la coucher. C'était rare, mais c'était déjà arrivé et la petite fille était bien trop heureuse pour s’en formaliser. Pourtant, une fois dans sa chambre, allongée dans son lit, entourée de ses deux parents, elle réclama une fois de plus sa sœur et le visage de ses parents s'assombrit, tirant des larmes de peur à l'enfant.
Avec tout le tact possible, ses parents expliquèrent à Saroua qu'elle ne reverrait plus sa sœur avant très longtemps, que cette dernière c'était vu honorer par l'ordre de Nefer, grandissant encore le nom de la famille Ankhesen. Tout ce que Saroua comprit, c'est qu'on lui avait enlevé sa grande sœur et la crise qu'elle fit ce soir-là restera longtemps dans les mémoires. Elle hurla de rage jusqu'au lendemain matin, refusant même de quitter son lit, exigeant, du haut de ses cinq ans, le retour de sa sœur. Elle en vint à refuser toute nourriture, elle cessa de parler pour autre chose que réclamer le retour de sa sœur et son caprice dura une semaine entière.

Quand la jeune enfant accepta enfin de sortir de son lit, sur ordre plus que menaçant de son père qui l'effrayait encore plus à présent, elle décida de ne plus faciliter la vie à personne. Jusque-là, on ne lui avait jamais rien refusé, même lorsqu'elle réclamait ses parents, elle finissait toujours par les voir arriver, mais cette fois-ci, rien n'y avait fait et elle avait la ferme intention de se venger sur ses pauvres nourrices qu'elle rendait déjà à moitié folle.

Jusqu'à ses 17 ans, Saroua grandit sans jamais quitter sa demeure, la comparant avec les années, à une prison dorée. Toutes ses années, sa vie ne fut guidée que par la colère provoquée par  ce qu’elle considérait comme l’enlèvement de sa sœur. Ce qui ne l'empêcha pas d'honorer sa famille. Lorsqu'elle fut en âge d'avoir un précepteur, elle s'appliqua dans son apprentissage. Quelle que soit la matière étudiée, quel que soit le professeur, elle démontrait toute son intelligence et sa vivacité d'esprit. A vrai dire, ses cours étaient les seuls moments où elle parvenait à oublier sa sœur. Sa curiosité naturelle reprenait le dessus, elle aimait apprendre, elle aimait réfléchir et débattre. Elle développa son esprit critique et logique, impressionnant plus d'une fois ses professeurs, s'attirant des regards bienveillant de son père.
Ce père à qui elle ne pardonna jamais vraiment la séparation avec sa sœur.

Ce même père qui ne cessa de lui en demander toujours plus. Son fils devenait doucement mais surement un négociant hors pair et un combattant remarquable, l'héritier idéal. Sa première filles avait été désignée pour devenir la nouvelle Nefertis et c'était ouverte à la magie, mais de fait avait complètement échappé à son contrôle. Et dans un monde ou la magie prenait de plus en plus de place, ce père si fière de sa famille et de ses trésors avait peur de prendre du retard. Il décida que Saroua deviendrais une mage puissante, reconnue et respecter, non seulement pour son nom, mais aussi pour ses pouvoirs.

Lorsqu'elle eut six ans, alors qu'elle commençait juste à apprendre le monde en compagnie de ses précepteurs, elle dut se plier à un test. Il fallait que son futur professeur, mage lui-même et maîtrisant l'Air, sache avec quel élément Saroua avait le plus d'affinité. La pauvre petite ne comprenait pas l'intérêt de ses exercice, mais son professeur, pédagogue parvins à dédramatiser la situation en lui présentant le test comme un jeu. Malgré l'enthousiasme de l'enfant, le test ne se révéla pas vraiment concluant. Saroua était trop jeune. Elle pourrait peut-être devenir mage, mais elle ne serait pas surdouée.

Lorsqu'elle eut huit ans, que tous ses professeurs s'accordaient sur son intelligence surprenante et sa vivacité d'esprit, le mage revint. Une fois encore, le test ne se révéla que peu concluant et son futur professeur refusa de commencer tout enseignement, s'attirant les foudres de son père. Mais rien n’y fit et Saroua continua son apprentissage sans avoir à y intégrer la moindre magie.

Deux ans plus tard, le mage revint et Saroua révéla une certaine affinité avec l'Air et son apprentissage commença.
Les début furent difficiles, de tous ses courts, ceux avec son maître de magie étaient ceux que Saroua redoutait le plus. Encore petite, mais déjà très déterminé, elle aimait apprendre mais elle aimait surtout comprendre et réussir, déjà, elle tolérait très mal l'échec et le tolérait mal chez les autres. La magie, apprendre à contrôler l'Air à travers la Sannaeth, tout cela lui donnait beaucoup de mal et plusieurs fois, elle manqua de ce décourager, jusqu'à avoir le déclic à l'age de 14 ans. Son apprentissage commença vraiment, car elle pouvait à présent y prendre du plaisir.

A l'aube de ses 13 ans, sa vie pris un tournant inattendue pour la jeune fille qu'était Saroua. Elle fut autorisée à sortir de la demeure familiale pour la première fois de sa vie et cette sortie la changea profondément. Bien à l'abris dans un palanquin, avec ses parents, Saroua ne pouvait s'empêcher de jeter des coups d'oeil à l'extérieur, soulevant légèrement et le plus discrètement possible, le rideau la séparant du monde qu'elle ne connaissait qu'à travers les livres.
Lorsque son père la surprenait, il la réprimandait, elle ne devait pas être vu et de toute façon, la capitale n'avait d’intéressant que la demeure des Ankhesen, quelques bâtiment commerciale participant à l'enrichissement de la famille et le palais Royale.
Le palais Royale, c'était justement là qu'ils se rendaient. Saroua, pour l'occasion, avait été paré des plus beau tissu et des plus beau bijoux appartenant à sa famille, la faisant ressembler beaucoup trop tôt à une petite jeune femme. Elle ne sut qu'à son arrivée au palais à quoi étéi du se traitement. Elle devait être présenté au Roi et à son fils. Pourtant, tout ce qu'elle retint de l'entrevue, outre l'égocentrisme du Prince Kasaros, ce fut la vision furtive de sa soeur.
Elle ne put ni l'approcher, ni même lui parler, à peine échanger un regard qui ne dura qu'une seconde. Mais Saroua savait à présent où trouver sa soeur et il ne lui fallut pas plus d'une nuit de réflexion pour décider qu'elle irait la retrouver le lendemain.

Pas longtemps, juste quelques heures, juste pour pouvoir lui parler. Elle se ferait passer pour malade, demanderait à ce que personne ne la dérange et s'enfuirait de sa prison dorée. Elle en profiterait pour découvrir la ville par elle même et puis, elle rentrerait, comme si de rien n'était.

Lorsque l'on vint la réveiller au matin de sa nuit de réflexion, elle mit son plan à exécution et tous ses cours furent annulé. Elle attendit plusieurs heures, jouant la comédie, mais personne ne vint la déranger. Alors, elle se prépara seule, installa un leurre fait d'oreillers dans son lit et sortie par la fenêtre de sa chambres. Située au second étage de leur demeure, il ne fut pas simple pour Saroua d'atteindre le sol, mais comme la façade donnait sur une rue complètement vide desservant un immense parc réserver à la noblesse de la ville, elle put prendre son temps.

Ravie de son exploit, dissimulée sous une grande cape informe trafiquée avec un drap aux couleurs ocres, elle partit en direction du palais royale. Mais dans son plan bien ficelé, elle avait oublié de prendre en compte son ignorance. Du trajet de la vieille, elle n'avait vu que furtivement quelques grand bâtiments fait de chaux blanches, comme les trois quart de la ville. Elle savait sa demeure proche du palais, pourtant, elle pris la mauvaise direction, jusqu'à se perdre. Elle ne voyait plus le palais, était incapable de rentrer chez elle.

Elle était totalement perdue, totalement seule aussi, dans les bas quartier de Khemdara.

De sa vie, jamais Saroua n'oubliera cette journée, c'est certainement ce jour là qu'elle acquis es prédisposition pour devenir la Reine aimé qu'elle est aujourd'hui.
A l'époque, de l'extérieur, la jeune fille ne connaissait rien, elle ne faisait pas la différence entre riche et pauvre et elle ne mesurait pas vraiment sa chance de vivre dans le luxe. Bien sure, elle avait entendu parler des inégalités durant ses cours de politique, ou du manque de richesse durant ses cours d'économie, mais elle ne pouvait réellement comprendre ce dont il était question.
Du haut de ses treize ans, elle prenait pleinement conscience de la valeur et de la définition des mot "pauvreté", précarité" et le gouffre qu'il y avait avec les mot "luxe" et "richesse". Plus la jeune fille s'enfonçait dans les bas quartier, cherchant désespérément à en sortir, plus l'envie de pleurer à chaude larme l'étreignait.

Mais pas parce qu'elle avait peur, non, à cet instant, elle était choquée au point qu'elle en avait oublié la peur. Elle avait envie de pleurer de désespoir. Elle n'avait pas pitié, loin de là, on contraire, elle admirait les gens capable de vivre ainsi et pourtant de sourire. Parce que si elle croisait la faim et le désespoir, elle croisait aussi la joie et l'amour. Voir des enfants de son age s'extasier de jouer avec une simple noix, hurler de bonheur en courant dans des rues qu'il semblaient connaitre par coeur, voir des parents veiller si tendrement sur leur enfant, alors qu'elle même ne faisait que croiser les siens ... Voir la réalité décrire dans les livres de ses propres yeux... Tout ça était trop pour l'enfant qu'elle était. Elle ne comprenait pas comment des gens pouvait accepter de vivre ainsi, elle ne comprenait pas comme il pouvait sourire.

Dissimulée sous sa grande cape, elle n'avait pas de mal à se fondre dans la foule et elle prenait garde à se faire toute petite. De loin, elle cru reconnaître quelques uns des domestiques qui étaient au service de sa famille. C'est à ce moment là qu'elle décida de cesser d'être une enfant gâté et capricieuse. Elle décida à partir de ce jour de se débrouiller par elle même, autant qu'il lui était possible. Elle fut prise de l'envie d'apprendre à vivre simplement, aussi simplement que les gens qu'elle croisait, elle voulait pouvoir se débrouillé comme eux.
Du haut de ses treize ans, Saroua avait la conviction d'avoir découvert le sens réelle de la vie et se mis à maudire un peu plus sa prison dorée qui avait manqué de la transformé en l'une de ses femmes assisté, prétentieuse et trop précieuse à son gout.

Ce jour là, découvrant la vraie vie, Saroua en oublia son objectif premier et lorsqu'elle se rendit compte du temps passer à errer dans les rues, la panique la gagna. Elle était complètement perdue, mais n'osait pas demander son chemin. Elle ne se sentait pas vraiment à sa place en ces lieux, comme si l’opulence dans laquelle elle vivait, la rendait indigne de côtoyer des gens simple. Elle avait tout simplement honte.
Alors, elle décida de s'arrêter, à quoi bon avancer quand on ignore ou nous mèneront nos pas ? Elle s'installa dans un coin à l'ombre espérant reconnaître un visage dans la foule pour pouvoir le suivre et rentrer chez elle.
Les heures passèrent et la jeune fille ne bougeait pas, prostrée et de plus en plus désespérée, ses bonnes résolutions commenceraient demain, pour l'heure, la peur venait de la rattraper. Contre toute attente, ce fut la ville qui vint à elle, sous la forme d'une jeune fille à peine plus âgée qu'elle.

Patra, c'était son nom et de sa vie, elle n'avait connu que les bas quartier de Khemdara. Elle jouait avec ses deux frères, l'un plus vieux, l'autre plus jeune, et quelques autres enfants avec lesquels elle avait grandit. Plusieurs fois, elle avait aperçut Saroua prostré dans son coin et quand le soir tomba, Saroua n'ayant toujours pas bougé, Patra décida de prendre le devant.

Le soulagement que ressentie la jeune noble au moment ou Patra lui tendit la main restera gravé dans sa mémoire, tout comme la honte qu'elle ressentit à ce moment. Honte de ses origines et surtout, honte de son manque de savoir faire. Patra aide Saroua à regagner sa demeure, curieuse d'en apprendre plus sur la vie de château qu'elle rêvait de mener.
Saroua aurait bien échangé sa place. C'était peut-être la seule chose qui différenciait les deux jeunes filles, toutes les deux partageaient les même idéaux et les même rêves. Tout ce qu'elle sait de la rue, Saroua l'a apprit de Patra. Car après cette excursion, la jeune fille décida de renouveler plusieurs fois l'expérience et plusieurs fois par semaine, elle rejoignait son amie dans les bas quartier de la capitale. Les deux jeunes femmes devinrent vite inséparable et plus d'une fois Patra accompagna Saroua au palais ou toutes deux était refoulées. Patra à cause de sa condition et Saroua à cause de sa requête. Et caque fois que les jeunes filles tentaient de passer outre les garder pour tenter de rencontrer Oméya, elles étaient reprise et réprimander avec force.

Durant presque 2 ans, Saroua mena cette double vie. Obéissant à ses tuteurs et ses parents, s'appliquant à apprendre, développant son esprit logique et critique et ses pouvoirs magique. Ses gouvernantes purent elle aussi apprécier le changement de leur protégée qui gagnait en maturité et surtout en bonté. Mais à la moindre minute de liberté, la jeune fille filait pour rejoindre ce qu'elle nommait la "vraie vie". tantôt, elle tentait de rentrer en contact avec sa soeur, tantôt, elle apprenait de Patra.
Puis un jour, tout bascula.

Ce jour la non plus, le jeune Reine ne l'oubliera pas et jamais elle ne se débarrassera de sa culpabilité.
A l'époque, elle avait conscience de la précarité de son amie, mais celle ci lui assurait que finalement, malgré tout ses rêves de richesses, elle pouvait se contenter de ce qu'elle avait, soit, l'amour des siens. Pourtant, elle était obligé de voler pour survivre, mais jamais elle n'apprit cet art à Saroua qui ignorait tout des difficultés de son amies et de sa famille, jusqu'à ce que Patra ne ce fasse prendre. Saroua ne put la voir que de loin, amené par les gardes et elle eut beau supplier ses parents, jamais il ne levèrent le petit doigts.
Patra eu droit à un procès, rapide et sans justice et fut tout simplement pendue pour avoir volé, accusé de nombreux autres crimes, elle était la coupable idéal et avait servit à l'autorité de bouc émissaire.

C'est ce jour là que Saroua décida qu'elle userait de son rang pour bannir l'injustice du Royaume du Nékéharkan. Elle avait compris depuis bien longtemps, qu'un jour, elle pourrait murmurer ses idées aux oreilles de l'homme le plus puissant du Royaume, le Roi en personne. Bien qu'on ne l'ait pas informé avant le jour de ses seize ans, Saroua avait compris depuis bien longtemps qu'elle lui avait été promise. Au début, elle voulait se rebeller contre cette idée, en sachant que toute son indignation ne suffirait pas, mais après l'exécution de Patra, elle décida qu'elle saisirait à pleine main tout l'influence qu'on lui offrait.

Et quand, un an plus tard, le jour de ses seize ans, ses parents lui annoncèrent qu'elle serait bientôt l'épouse de Kasaros, à présent Roi bien trop tôt, elle ne tiqua absolument pas, se contentant de cacher ses pensée derrière un sourire plein de joie et de bonté. Elle connaissait le Prince, pour l'avoir côtoyer à de nombreuse reprise, elle ne l'avait jamais beaucoup aimé et son animosité à son égard ne fit que croître lorsqu'il prit la place de son père. En lui, Saroua sentait trop d'assurance et d'arrogance, mais elle voulait croire qu'elle serait capable de lui faire entendre raison et d'améliorer la vie à Khemdara.

Elle était loin d'être idiote, elle avait été parfaitement bien éduquée et la politique comme l'économie de son pays n'avait que très peu de secret pour elle. Elle avait beaucoup d'idées, certaines bien trop idéalistes pour être réalistes et elle voyait sa futur couronne avec beaucoup de naïveté.
Un mois après son anniversaire, elle fut donc mariée à Kasaros, prenant son nom, devenant sa première épouse et embrassant la couronne. Se fut sa soeur qui la maria et la joie de la revoir et de pouvoir l'approchait, l'emportait sur sa peur.
Saroua, le jour de son mariage était resplendissante, plaisant plus encore à son Roi, faisant naitre en elle l'espoir.

Un espoir bien vite étouffé. Dans l'intimité, Kasaros n'avait rien de différent, arrogant, sur de lui et autoritaire. Si Saroua faisait bonne figure, apparaissant comme une épouse et une Reine parfaite, elle n'avait pas son mot à dire dans les affaires du Royaume et son mari c'était chargé de le lui faire comprendre.

Durant ses années de mariage, Saroua dut apprendre à maîtriser son entêtement, perdit de sa naïveté, devenant parfois très sombre sans ses rares moment de solitude. De son apprentissage des rues, elle garda une certaine sagesse, mais jamais elle ne put la faire réellement entendre, malgré toute ses tentatives et son sens du dialogue de plus en plus aiguisé, Kassaros restait sourd aux paroles censées de sa femme, allant parfois jusqu'à l'ignorer. De toute sa vie, le Roi considéra sa femme comme un trophée ne s’intéressant qu'à son nom, les richesses qui allait avec et sa beauté sans commune mesure.
Néanmoins, elle ne cessa de tenter d'alléger les peines du peuples et de tempérer les excès d'autorité de son
mari.

Mais rares étaient les fois ou elle y parvenait et lorsque Eridan fut condamné par la capitale, elle fut incapable de faire entendre sa voix, pourtant, elle était opposé à son exécution et avait tenté l'impossible pour l'empêcher. C'est ce jour là qu'elle comprit que la couronne qu'on lui avait offert n'était qu'un leurre, une jolie décoration et plusieurs fois, elle pensa mettre fin à ses jours.
Longtemps, elle espéra une descendance, y voyant un espoir et pourtant, elle fit tout pour l'éviter, du jour où elle comprit la véritable nature de son mari. Elle voulait assurer le nom de sa famille, pas celui de son époux. Elle voulait pouvoir élever son enfant et non le confier à des nourrices, comme sa mère avait été obligé de le faire.
Seule sa soeur, qu'elle pouvait enfin côtoyer après toutes ses années, lui permettait de tenir. Pourtant, elle n'eut jamais le loisir de ce confier, Nefertis avait bien plus de poids que la Reine, et beaucoup plus de responsabilité, elle était bien plus qu'une potiche, mais elle aimait sa soeur et Saroua s'accrochait à cette amour pour vivre.

Mais alors que Saroua ne pouvait imaginer vivre une vie pire encore, se résignant à abandonner tout ses projets, le monde changea sans qu'elle puisse y faire quoique se soit.
Cinq ans après la condamnation d'Eridan, Valhistar fut envahis. Les Démons réclamait le monde pour le gouverner. Saroua ne fut qu'une spectatrice de la déchéance de son pays, impuissante à faire entendre raison à son mari devenu presque paranoïaque et complètement sourd à tout conseils. Il manquant, par son orgueil, précipiter la chute du Nékéharkan. Mais sa folie lui coûta son trône et la déchéance de son nom.
Quand son mari fut démi de ses fonctions et jeté au bas de son trône, Saroua ne bougea pas, presque satisfaite du sort que le vizir et l'Ordre ne Nefer, mené par sa soeur, réservèrent à celui qu'elle avait finit par détester sans pouvoir l'avouer à personne. La peur d'être obligé de le suivre persista un temps, avant qu'elle ne comprenne qu'elle avait été éloigné de la folie du Roi avant même qu'il ne soit déchu de son trône. Depuis toujours, le plus discrètement du monde, sa soeur commandant à l'Ordre de Nefer, veillait sur elle et même au coeur de la bataille contre les démons, elle ne pensait qu'à elle avant de penser au reste. Saroua ne pu en avoir immédiatement conscience, elle ne le compris qu'on moment de monter sur le trône.

Une fois les démons repoussés, à l'heure de reconstruire le pays, Saroua ne pouvait que regarder son peuple, sur lequel elle n'avait jamais eu qu'une autorité factice, se débattre avec les affres de la guerre. Mais elle n'en garda aucune rancune, bien au contraire, voir sa soeur assumer la régence du pays la rassurait au plus au point. Elle savait que, sous le règne de Nefertis, le Nékéharkan et sa capitale pourrait renaître de leurs cendres.

Durant presque deux ans, elle pus aspirer à une vie bien plus simple. Plus aucune fausse couronne à porter dignement, plus aucun mari capricieux à satisfaire, plus besoin de faire bonne figure devant des gens qu'elle ne connaissait finalement pas et qui ne la traitait pas avec beaucoup plus d'intérêt que son mari du temps ou il régnait. Elle resta cependant au palais, comme une simple dame, un dame parmi tant d'autre. Peut-être un peu plus belle, un peu plus remarquable. Durant ses deux années, elle put se rapprocher encore un peu de sa soeur, qui malgré ses nouvelles responsabilités ne l'oublia jamais. De temps à autre, Saroua reprenait ses habitudes d'adolescente et allait se promener dans les rues de Khemdara. Mais la capitale n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle avait été du temps de l'enfance de la jeune femme. Partout, les cicatrices laissées par la guerre étaient visible et si Nefertis s'employer à les faire disparaître, elle ne pouvait toujours que reconstruire les murs, redresser les bâtisses et relancer tant bien que mal l'économie en reprenant en main la politique, mais pour les familles brisées par le deuil, elle ne pouvait pas grand chose.
Alors, Saroua décida d'occuper ses journées à aidés tous ceux que le gouvernement ne pourraient relever avec quelques briques et quelques pièces.
Grâce à son influence et surtout, à sa soeur, elle pu faire construire ou reconstruire de nouveaux orphelinats où elle travaillerait elle même à rendre le sourire aux gamins sans famille et sans attache.

Cette vie aurait pu lui convenir. S'occuper des enfants, continuer de s'instruire à la moindre occasion et apprendre encore la magie, plus encore lorsqu'elle fut capable de maitriser un nouvelle élément : la terre. Oui, cette vie la satisfaisait amplement. A vrai dire, ce fut certainement la période la plus heureuse qu'elle eut connu en 29 ans, mais un tout autre destin l'attendait. Sa famille en avait été persuadé dés lors qu'elle venait au monde et sa soeur vint à le confirmer lorsqu'elle lui offrit la couronne. C'était à Saroua de prendre les rênes du pays, Nefertis l'avait rêvé et prédit et personne ne contre disait Nefertis, pas même le vizir qui ne fit aucune difficultés.

Saroua fut couronnée Reine du Nékéharkan le jour anniversaire de la dernière grande bataille de la Guerre Démoniaque. C'est ce jour là qu'elle décida de reprendre son nom et abandonner celui de son mari qui n'était plus rien et n'avait jamais été grand chose pour elle.
Si le peuple acclama ce couronnement, Saroua l’accueillit avec moins d'enthousiasme. Son éducation et son intelligence l'aiderait certainement à assumer ses fonctions et elle ne serait pas seule, elle le savait. Mais pendant des années, son sens de la logique et son esprit critique avait été bridé et brimé, elle n'était pas certaine de pouvoir encore en user. Elle se savait aussi trop douce, trop gentille et un peu trop naïve en ce qui concernait la politique. Pourtant, elle ne put refuser l'honneur qui était fait, y voyant l'occasion qu'elle avait toujours attendue de changer les choses pour le pays et peut-être même pour le monde. Saroua voulait la Paix, pour son peuple et pour le monde. Elle rêvait d'égalité, elle voulait éradiquer la pauvreté, elle espérait pouvoir nourrir chaque membres de son peuples, même les plus éloignés de la capitale.

Lorsque sa soeur posa solennellement la couronne royale sur sa tête, Saroua se fit la promesse de ne jamais oublier son peuple et ce qu'il lui avait apporter dans sa jeunesse. Elle se fit la promesse de ne jamais oublier que c'était à elle de les servir et non l'inverse et son premier commandement fut la réhabilitation de Belgarath au sein du pays et du gouvernement. Saroua partageait ses idées et elle espérait qu'avec sa soeur, elle pourrait donner aux valeur qu'elle partageait avec le Sorcier; une réalité tangible et faire d'une utopie le monde d'aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: Saroua Ankhesen   Jeu 19 Sep - 18:46

A y est finit !! Ce fut compliqué mais c'est fait !
Doit rester quelques fautes par ci par là, surtout sur la fin, je relis promis !
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Elcadia Arkhendar

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MessageSujet: Re: Saroua Ankhesen   Jeu 19 Sep - 19:22

Bon je n’ai pas grand chose à dire ayant suivit de près toute l'avancée. C’est une belle fiche digne du personnage où il est bien décrit pour le cerner, on suit très bien son histoire où il n'y a pas d'incohérences avec le contexte.

Fichtre que ce serait frustrant de n'avoir rien à redire, mais en cherchant bien j'ai trouvé un truc mrred 

Dans le dernier morceau tu parles de château. N'oublies pas que tu es dans un royaume de type égyptien/perse, donc on parle plus de palais que de château (ce qui est plus typiquement europeén). Ce n’est qu'un détail dans ton histoire mais qui a son importance dans la description des lieux.

Sinon, après ta relecture et les quelques fautes corrigées tu auras ma validation sans problème, elle est déjà quasiment acquise Innocent 
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MessageSujet: Re: Saroua Ankhesen   Jeu 19 Sep - 19:44

Et ma validation t'es acquise dors et déjà, ayant également suivit de près l'évolution de ta fiche. Par conséquent tu as mon oui ^^
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MessageSujet: Re: Saroua Ankhesen   Sam 21 Sep - 12:43

Voilà, je me suis relu et j'ai corrigé le SEUL MOT d'une présentation qui en contient quand même pas mal et que j'ai galéré à écrire pour respecter et le personnage et l'univers du forum et qui m'a valu une "quasi validation". J'espère que ce remplacement et les quelques corrections apportés à la fiche conviendront pour qu'elle soit complètement validée...

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Elcadia Arkhendar

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MessageSujet: Re: Saroua Ankhesen   Sam 21 Sep - 13:08

Tu as ma validation qui est amplement méritée Innocent 

Amuse-toi bien Joyeux 
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