Après une longue période chaos, cinq royaumes vivent dans une cohabitation relative, chacun ayant ses intrigues internes.
 

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 Ezraïl une menace venue des temps anciens

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Ezraïl

Et bim dans ta gueule !

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Race: Humain(e)
Fonction(s): Vizir de Khemdara
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MessageSujet: Ezraïl une menace venue des temps anciens   Ven 31 Aoû - 3:21


                                               
Ezraïl
   
   

   

       
  • Rang : Ω
       
  • Race :Humain
       
  • Age :2500ans
       
  • Royaume/faction :Nékéharkhan
       
  • Fonction(s) :Vizir
       
  • Classe :Mage
       

   
 
Équipement et Pouvoirs
   

   

       
  • Arme(s) :
       -Couteaux de lancé
    Description : Rangés au niveau de sa ceinture, ils sont d'une précision mortelle et forgés dans les forges d'Avalon par les Syls survivants avant la chute de la citée.
       -Canne de mage
    Description : Un long bâton qu'Ezrail a lui même sculpté et enchanté au commencement de sa vie de manian. Fait dans un arbre millénaire de la forêt d'Eryndôr il fait environ 50cm de long et est orné de pierres précieuses entremêlés de fils d'or. Considéré comme ostentatoire il est cependant d'une très grande puissance mais ne reconnait que son maître et quiconque oserait s'en emparer subirait un destin tragique.
       
  • Armure :
       -Robe de mage
    Description : Sa robe est très commune bien que tissée dans des matières nobles elle ne possède aucun pouvoir particulier en dehors du fait qu'elle immunise son lanceur contre ses propres sort (elle ne sera pas détruite si le corps entier d'Ezraïl s'embrase en lançant un sort par exemple).
       -Armure de sannaeth
    Description : Cette armure est intégrale et dispose également d'un masque. Elle est forgée en cuir et parsemée de sannaeth solide, le tout permettant à Ezraïl se cacher son identité et sa puissance à ceux qui l'entourent.
       
  • Objets spéciaux :
       -Cristal d'éternité
    Description : Il est chargé du pouvoir d'un Dieu, Démentia elle même a noué son pouvoir avec ce qu'il restait de celui de Nektant pour en faire un artefact très puissant.
       -Ailes du néant
    Description : Le pouvoir des ténèbres acquit par Ezrail lorsqu'il a but à la source de Sannaeth lui a conféré une puissance incommensurable. L'un des présent du plan démoniaque fut la possibilité pour lui de se créer une paire d'ailes venu du néant, tout aussi macabre qu'il est diabolique.
       
  • Caractéristiques raciales :
       -
       -
       
  • Don(s) : (Réservé au staff)
       -Affinité avec la Sannaeth noire (une vieille sorcellerie venu du fond des âges qui lui permet de faire venir à lui des objets en les créant à l'aide d'une base de sannaeth, elle lui permet également de changer d'apparence comme bon lui semble grâce à un pouvoir de métamorphose)
       -7ème domaine : Bien qu'il le considère comme de la magie noire, Ezraïl est capable de créer un monde de ténèbres où il dicte ses propres lois mais également de manipuler les dimension.
       
  • Sorts / Techniques / Domaines : (optionnel)
       -
       

   
   
Description physique
   Ezraïl est un homme d'âge moyen mais particulièrement beau, loin d'être un éphèbe parfait sous tout rapport, il porte au contraire sur son corps de nombreuses cicatrices et le plus souvent il laisse sa barbe longue de quelques jours.

Il a des cheveux relativement long qu'il attache en queue de cheval à l'aide d'une petite lanière de cuir. Ses yeux auparavant légèrement rouges sont devenu totalement pourpre, il émane d'eux une inquiétante sannaeth qu'Ezraïl lui même doit contenir à l'aide d'un procédés magique.
Il porte la plupart du temps des vêtements de couleur noir ou rouge, mais jamais d'armure, se contentant de robe de mage ou de vêtements civil assez classique mais qui rappel ceux de la noblesse. D'une carrure moyenne il est cependant parfaitement musclé. Il mesure 1m75 soit une taille classique bien que la plupart des Valhistariens soient plus grand à présent.

Sur l'ensemble de son dos et de son torse s'étend un immense tatouage, une légende dit que celui ci s'agrandit pour chaque meurtre perpétré par Ezraïl, une malédiction que lui jetèrent les Dieux avant de le piéger pour l'éternité afin que jamais il n'oublie le mal qu'il avait fait, à première vue il ne représente rien, il s'agit d'une succession de glyphes étranges. Mais loin de l'affaiblir il jubile à chaque fois que sa peau est brûlé par ce sortilège, néanmoins il tente de la cacher ne supportant pas qu'un pouvoir soit supérieur au sien.

Sur ses mains subsistent de nombreuses cicatrices du temps où il s'est séparé des manians en brisant le sortilège et en arrachant les griffes qui lui avaient été greffées et qui représentaient pour lui le symbole de l'esclavagisme et de l'obéissance aveugle à des préceptes moralisateur.



   
Description psychologique
   Autrefois, Ezraïl pensait que le seul but de sa vie serait de servir la déesse Mania et de lutter pour la reconquête de Valhistar. Calme, posé, serviable et volontaire, il n'avait de cesse de rechercher à purifier ce monde et de le connaître sous toutes ses coutures. Grand érudit il fut respecté pour son savoir et sa dévotion envers les faibles et les opprimés. Jamais il ne recula devant un adversaire, ni ne refusa de se soumettre à une quelconque épreuve de bravoure.
Mais chaque être à sa part d'ombre et devant le mal, il n'hésitait pas à user du même mal pour en venir à bout, brider ses pouvoirs ou sa colère n'avait pour lui aucun sens si le but d'une bataille était de gagner. Fier et sûr de lui, son génie l'a souvent mis à l'écart des autres, bien que son coeur et son oraison savaient captiver les foules et les troupes avant la bataille.

Ayant gardé ce don après sa chute dans les ténèbres, il devint un être froid, calculteur et insensible, se moquant du malheur ou de la faiblesse d'autrui. Hautain et vaniteux, il veut tout tout de suite et ne supporte pas que l'on puisse lui refuser quoique ce soit. Il faut dire que quelques millénaires dans son sarcophage n'ont pas arrangé son caractère. Cependant il fait preuve d'une grande dévotion envers Nektan et Démentia, tout en éprouvant une haine viscérale pour Mania. Il tue et aime tuer, ôter la vie est un de ses passe temps favoris et ne s'en cache pas. Jouer avec la vie tout comme avec la mort est une forme absolu de pouvoir et tenir la vie d'une personne dans le creux de sa main est ce qui lui donne la plus grande des extases.

Cependant une partie de lui est encore touchée par son passé, prit souvent de maux de tête, il subit la malédiction des Dieux, parfois nostalgique et mélancolique, il tuera quiconque le verrait dans cet état.


   




Histoire
« J'ai été jeté dans l'abîme sans nom, dans les profondeurs de la Géhenne, mais aujourd'hui je reviens parmi les hommes, marchant parmi eux et leur soufflant la douce parole de l'extermination. »
Livre d'Ezraïl- Verset 2[/center]

Tout commença il y a si longtemps... dans un temps que les hommes même les plus vieux ne peuvent avoir connu, un temps où le mal régnait en maître sur le monde et où les Dieux se livraient une guerre afin de rétablir l'équilibre. Il y avait tellement de mort, tellement de mal, tellement de peur. L'espère humaine était à l'aube de son extinction, tout aurait été si simple à ce moment là, peut être qu'ils n'auraient pas dû venir pour rétablir l'ordre, peut être que c'était le chaos qui devait être l'ordre. Pourquoi rallumer une lumière dans les ténèbres, pourquoi redonner de l'espoir ?

C'était il y a si longtemps... un homme dont la naissance allait changer le cous de l'histoire, une naissance dans les cris et la douleur, dans le sang et la crasse d'une prison de terre et de roche. Comment un être pouvait il voir le jour dans un monde en ruine, comment pouvait il naître en ayant envie de continuer à vivre à moins de vouloir perpétrer le chaos ? Mais à cet instant personne ne le vit comme cela, personne n’eus l'idée de la tuer ce jour et pourtant... cela aurait épargné bien des vies.
Il est venu du ventre d'une esclave des vampires qui était violé chaque jour ou utilisé pour son sang sans être transformé. De qui cet enfant était il le fils, personne ne le su, mais il fut caché aux yeux des buveurs de sang, emmené très loin, jusqu'à la citée du Dieu Nektan pour qu'il puisse trouver un refuge face au mal qui s'était répandu en ce monde. En naissant il donna la mort à sa mère, la libérant des assauts des vampires et de leur règne, mais ses yeux, rouge comme le sang et ses cheveux noirs comme l'ébène, tout comme sa peau légèrement mauve, longtemps on le prit pour l'enfant d'un vampire, chose néanmoins impossible, lorsque le soleil pour la première fois effleura sa peau, seuls ses yeux et ses cheveux restèrent. Alors on raconta que ses yeux avaient cette couleur à cause du sang que les vampires avaient prit à sa mère, on dit aussi que c'était à travers eux qu'il verrait le monde et pourrait le libérer.
Nombreux sont les hommes qui tombèrent avant de l'emmener à destination mais pourtant il y parvint... dans la citée des hommes, loin du regard du mal et des Dieux que grandit cet être qui serait leur ruine à tous. Les humains du Nékéharkan se refusèrent de le garder plus longtemps à cause d'une prédiction d'une des prêtresse de l'ordre de Néfer, assez inquiétante pour qu'il soit rejeté.
Mais la chance sourit à cet être venu de la nuit, Avalon, la citée suspendue, passa au dessus de Kehmdara et les syls descendirent sur terre pour emporter l'enfant, eux aussi l'avaient vu et ils voulaient l'éloigner de tout le mal pour l’entraîner comme un de ceux qui avaient décider de les rejoindre, ces Manians, entraîné par les Dieux pour déverser sur terre toute leur puissance.

Pendant 20 longues années il fut entraîné sans relâche, voyant depuis les cieux le monde entier brûlé sous la coupe de Démentia, Espsia et Bratok, dans un océan de sang il voyait les derniers humains mourir. Mais à chaque fois qu'il passait au dessus de Kehmdara il voyait également l'espoir de ces mêmes hommes alors il redoublait d'efforts, élevé dans la haine des orcs, des asuras et des vampires, de tout ces êtres qu'il allait devoir exterminé quand lui viendrai l'âge de le faire, quand viendrai l'heure pour les manians de reprendre les armes.

Cependant à ses 20ans on lui fit un cadeau qui allait scellé son destin pour des décennies, on le fit venir dans les temples divins et là, se fut Mania elle même qui lui ouvrit littéralement la main, faisant couler son sang. Pourtant il ne bougeait pas, il la regardait dans les yeux avec la même défiance qu'il le ferait des années plus tard avec les hommes. Serrant les dents ses yeux rouges ne faiblirent à aucune moment. Alors on lui inséra les griffes de métal, bénit par le sang des Dieux, le contact le fit hurler, comme tout les autres avant lui. Lorsque le procédé fut terminé, il se leva, regardant les affreuses appendices que l'on venait de lui offrir comme étant un cadeau des Dieux. Ces lames qui lui permettrait de vaincre ses ennemis, le rattachant ainsi à l'ordre manian, comme une canne que l'on offrirai à un aveugle pour l'aider à marcher dans les ténèbres. Il prit ce don comme un affront, en lui offrant cet aide dont il ne sentait pas avoir le besoin.

Il resta là de longues minutes, puis décida de s'agenouiller devant les dieux, comme les autres avant lui l'avaient fait. Il retourna auprès de son mentor, un vieux manian formé par le tout premier chef de l'ordre, un syl qui avait vécu de nombreuses vies. Le vieil homme vit tout de suite le trouble de son jeune apprenti et tenta de préserver sa pureté sur le chemin lumineux d'Avalon.

Ce soir là, alors qu'il errait sur les frontières d'Avalon, là où un peu de plus suffisait à le précipiter dans le vide. Il était là, fier comme à son habitude, méprisant ce monde en bas, là où ne coulait que le sang et la haine, il voulait y aller, il voulait s'y rendre pour se battre et rétablir l'ordre du monde.


« Je sens le trouble en votre cœur jeune Manian... le don que je vous ai fais vous fait il peur à ce point. »

Il n'osa répondre, ni même se retourner, l'espace d'un instant, son trouble le quitta, ses yeux ne fixèrent que ses poing encore rougit de la blessure que lui avait infligé ces griffes. Derrière lui se dressait Mania, sa déesse, sa muse, celle qu'il adorait et à qui il vouait un amour inconditionnel. Quand il dénia se retourner, il la trouva tellement humaine, presque semblable à lui dans son armure étincelante comme elle avait prit l'habitude de la porter. Il ne lui aurait pas donné plus d'une vingtaine d'année et pourtant cette jeune femme avait vécu plus longtemps que lui même ne vivrait jamais. Elle était cet être intouchable et immortel qui avait régit ce monde. Les cheveux ébènes de la déesse virevoltait grâces aux vents d'Avalon, elle se rapprocha de lui, plus près qu'il n'eut jamais espéré, il détourna alors son regard du sien, comment pouvait il se permettre de soutenir ce regard, celui d'une force si puissante qu'elle pouvait l'écraser d'un claquement de doigts.

« Avez vous... avez vous confiance en moi, ô ma Déesse ? » demanda t il alors. Au début surprise, elle semblait ne pas comprendre la question, car bien qu'elle fut douce et sensible, Mania était aussi une déesse guerrière, fine stratège et d'une intelligence redoutable. Pourtant, elle n'avait jamais eut cette question...

« Pourquoi me demandez vous cela ? »

Il serra la mâchoire, préférant hésiter avant de répondre, il regarda longuement ses poings puis les montra à la déesse...

« Toujours je n'ai compté que sur ma propre force, je pouvais continuer de vous servir sans ces armes, aussi divine soit elle, je ne voulais pas de cette force »

« Affrontez moi, Manian, et vous saurez »

Elle n'avait pas hésité un seul instant, le bruit merveilleux de son épée sembla faire vibrer tout Avalon alors qu'elle se tenait à environ deux mètre de lui. Il la resta là, interdit pendant un long instant...

« Ma Déesse, je ne peux, cela serait un affront »

« Vous vouliez savoir pourquoi vous avez besoin de ces griffes, battez vous contre moi, c'est un ordre soldat ! »

Il hésita encore mais fini par retirer machinalement son épée de son fourreau alors que la déesse l'attaquait de front et sans retenue. Par cette seule attaque il comprit le fossé qui les séparait, sa lame se brisa nette sous le choc, pourtant fait du meilleur alliage connu chez les elfes. Il fit un bond en arrière pour retrouver ses appuies et fut contraint de sortir ses griffes, capable à elles seules de rivaliser avec la force d'une déesse, elle ne cédèrent pas sous le poids des assauts divin, l'espace d'une demi seconde il crut qu'il avait l'avantage avant de se retrouvé au sol la pointe d'une épée sur la gorge et la déesse à cheval sur lui...

« Comprenez vous à présent ? Même au sol, jamais vous ne serez démuni, je vous offre l'ultime protection d'une déesse, une force que nul ne peut briser, mes frères et sœurs eux même ne pourraient vous les arracher. »

Il hocha simplement la tête et la laissa se relever doucement, elle était décidément une merveilleuse guerrière, mais il se le jura, jamais il ne tuerai avec ces griffes, quand bien même aurait il un Dieu en face de lui, il userait de ses propres forces pour le détruire, au nom de Mania, pour sa gloire et pour écrire sa propre légende.

Alors vint de le moment d'affronter les démons qu'il avait si souvent vu depuis le bord de la citée célestes, ces petits point noir de la terre allaient devenir des êtres de chairs et de sang à abattre pour que sur terre règne à nouveau l'équilibre. En cette promesse il y croyait énormément, il voulait à tout prix descendre pour voir ceux qui avaient tués sa mère, pour les trouver les traquer et les tuer. Mais ces sentiments étaient à tel point enfoui dans son cœur, que rien ni personne ne pu les apercevoir. Érudit, il avait beaucoup apprit des races et surtout des moyens de les tuer, il était devenu un combattant à toute épreuve, d'aucun lui prédisait le poste de chef des manians lorsque l'actuel leader viendrait à mourir. Alors lorsque les Dieux déclenchèrent l'attaque contre Valhistar et contre leurs frères, il libéra sa rage. Abrité par les ailes d'un dragonniers jusqu'à son arrive sur terre, il se lança dans la bataille, maniant avec une dextérité inhumaine les deux épées courtes qui lui avaient été confié.

Le raide de ce jour là, consistait à libérer un des villages de Marksten pour permettre aux nains d'avancer et de reprendre le royaume tout entier. Alors il fit virevolter ses lames et dans une danse macabre à laquelle il prenait un plaisir dissimulé avec difficulté il extermina tout ce qui se trouvait face à lui, mais comme il lui avait été apprit, il protégeait naturellement les populations civils, allant jusqu'à presque donner sa vie pour sauver plus d'une famille. Ce jour là dans ce village, il ne fit aucun prisonnier mais il sauva un être bien plus important que les autres. Une enfant, elle devait avoir à peine une dizaine d'année et allait se faire massacrer par une horde d'orcs. Alors seul contre dix de ces abominations il souleva ses armes et les fit s'abattre, mêlant les flammes et son savoir faire, il ressemblait à un démon... était il si différent de ceux qu'il était entrain de massacrer ? On pouvait se poser la question car dans la nuit le feu ne faisait qu’attiser son regard rouge sang lui donnant une allure de Dieu de la mort exécutant son jugement sans faire de différence, implacable justice.

Et lorsque des flammes il n'émergea que lui, il se dirigea vers l'enfant en pleurs et la prit entre ses bras, lui aussi avait été sauvé, quand bien même cela fut à sa naissance, il semblait s'en souvenir. Il plaqua la tête de la petite fille dans le creux de sa nuque et lui murmura alors...


« Ne regardes pas, aucun enfant ne devrait avoir à regarder la fin de ce monde »

Il ferma lui même les yeux quelques instants, un de ses hommes vint vers lui...

« Commandant, nous avons le dessus, nous aurons bientôt reprit la ville ! »
« Bientôt ne signifie pas que nous l'avons reprise, traquez les derniers, ne laissez aucun d'entre eux survivre. »
« A vos ordres. »

Il avait acquit ce grade sur Avalon, mais il avait également gagné le respect de ses hommes dans la bataille, car aucun d'entre eux n'avait aussi bien combattu que lui, certains étaient morts, mais les pertes avaient été réduit à leur minimum.
On lui confia la garde de la citée et la charge d'accueillir les seigneurs nains. Ce qu'il fit avec une certaine diplomatie qu'on ne lui connaissait pas. Très bientôt ce fut Marksten tout entier qui fut libéré sous son commandement. On lui octroya le titre honorifique de général mais on lui demanda de bien vouloir se retirer de la bataille.

Étrangement il accepta, préférant prendre du temps pour élever la petite fille et la guider vers la lumière, elle était sa source, capable de faire brûler en lui l'envie de protéger ce monde même au péril de sa vie. De nombreuses fois Bratok tenta de reprendre Marksten, mais jamais il n'y parvint et bientôt la réputation du général ne fit que grandir, on le considéra comme un paladin, un grand guerrier du bien et les Dieux ennemis allèrent jusqu'à craindre son nom. Il était de ces héros que l'on ovationne durant la guerre, mais dont on oublie le nom quand la paix arrive, préférant se souvenir de ceux qui ont fait ratifier les traités plutôt que des hommes tombés sur le champ de bataille.

Cependant il s'en moquait, on lui prédisait toujours le poste de Grand Maître Manian, mais même cela il s'en désintéressait. Il avait rebaptisé la petite fille du nom de « Sanryw », signifiant littéralement « Liberté » en Syl ancien. Pendant à peu près 10ans il défendit Marskten contre ceux qui voulait la reprendre. Ayant parfois le dessus, étant par moment battu, c'est dans ces moment là qu'il se souvenait qu'il n'était qu'un homme fait de chair et de sang, pourtant, même au bord de la mort, jamais il n'avait usé de ses griffes, les considérant toujours comme le tabou absolu, puis vint l'année 1400, celle que les Dieux avaient choisit pour livrer leur ultime bataille. Peu importe le temps que cela durerai, il fallait vaincre pour pourfendre les ténèbres.


Un soir dans sa tente, la jeune fille devenue jeune femme lui demanda pourquoi il devait encore aller se battre le lendemain, pourquoi Valhistar ne pouvait il pas se trouver un autre général et Marksten un autre commandant, les Dieux un autre champion. Elle était vraiment merveilleuse, pleine de curiosité et de gravité, riant rarement, elle était pourtant heureuse à ses côtés, mais les horreurs qu'elle avait vu et subit l'avaient transformé. Il était assis devant son bureau entrain d'étudier d'anciennes cartes et des tunnels nains abandonnés au cours de l'occupation, il leva alors les yeux un léger sourire sur les lèvres et il lui répondit sincèrement comme il l'avait toujours fais

« Je suis un soldat Sanryw, je ne sais pas faire autre chose... »

« Tu sais, ce jour là... j'ai vraiment eut peur que tu devienne comme eux... un démon. »

Il eut un hoqueté de surprise, hésitant quant à la manière de répondre à cette jeune fille décidément bien trop perspicace. Il se leva et se rapprocha d'elle, elle avait vu trop de choses ce jour là, trop de mort, trop de haine, trop de haine.

« Parfois il doit exister des hommes comme moi pour que le peuple puisse trouver la paix. Il faut parfois savoir user de moyens que les autres ne préfèrent pas imaginer. Ce soir là, je suis peut être devenu un démon, mais dans le seul but de te protéger. »

Alors qu'il allait se détourner, elle lui attrapa la main pour l'arrêter et caressa les cicatrices de ces lames qui ne guériraient jamais.

« Mais pourquoi toi ? »

« Parce que personne d'autre n'a le courage de le faire, parce que l'histoire doit avoir ses parts d'ombre et que j'en fais partis, on ne se souviendra pas de moi pour ce que je suis, mais pour mes résultats et même si on venait à m'oublier, ça me va aussi. »

« Moi je ne t'oublierai jamais, mais ne laisse pas le démon en toi te dévorer. »

Il lui caressa la joue et retourna travailler. Il était prêt à tout sacrifier si cela signifiait la liberté pour Valhistar, tout, sauf Sanryw, elle voulait qu'elle puisse étudier et grandir, de nombreuses fois il lui avait demandé de partir pour Avalon, elle avait toujours refusé. Le lendemain, il prendrait les armes pour une bataille capitale se situant à la frontière de ce qui se trouve être aujourd'hui Aquasca.

On lui donna cet ordre et c'est ce qu'il fit, dévalant sur l'Aquasca, il encouragea une dernière fois ses troupes...[/i]

« Enfant d'Histar et de Valminia, vous brillez aujourd'hui dans la lumière pour réduire à néant les ténèbres. Mes frères, nous avons si souvent combattu ensemble, nous avons pleuré et rit ensemble sur cette terre, cette même plaine qui nous a autrefois chassé, nous allons la reconquérir pour la gloire des hommes, des nains et des syls, pour que jamais le mal ne puisse oublier que c'est l'espoir qui a fait de nous des porteurs de lumière. En avant, pères et fils, livrons bataille ensemble ! Gloire à Valhistar ! »

Et ses troupes déferlèrent comme le tonnerre, le bruit des sabots des chevaux fit, dit on, trembler le mal lui même.
Il allait défier Bratok, le Dieu sanglant, quand ce dernier se retrouva trahit par ses propres lycans. La bataille vira alors au massacre, ses hommes ne sachant plus qui tué ni vers où aller. C'est alors qu'un détachement fidèle à Bratok les contourna par le flanc et fonça vers le camp où était restée Sanryw, il arriva in extremis pour se rendre compte que la jeune fille avait été mordu par un loup garou... Il la retrouva étendue sous sa tente, la jeune femme s'était battue, elle tenait encore fermement l'épée qu'il lui avait offerte et autour d'eux se tenait les cadavres de plusieurs soldats Bratokiens et d'un lycan, mais sur les babines de ce dernier coulait encore le sang de la jeune femme. On ignorait à l'époque ce que provoquait réellement les morsures de lycans, néanmoins Mania et les autres Dieux ordonnèrent de traquer, trouver et exterminer quiconque aurait été mordu.


Comment ? Comment pouvait il se résoudre à la tuer ? Comment traquer les lycans ? Même eux n'étaient pas responsable de ce malheur, ils avaient prit peur... et pourtant, ils étaient considéré comme un mal qu'il fallait exterminer. Sa déesse l'avait trahit, elle n'était pas là, pas celle qui était venu le voir des années auparavant sur le mont d'Avalon, il ne voyait pas en quoi cette décision permettrait de préserver son espèce.
Ses idées se mélangèrent, confus et désorienté, il considéra son rôle de commandant comme achevé...


« Pardonne moi petite sœur, j'aurai du t'écouter, pardonne moi... »

Puis il souleva le corps de la jeune femme et s'enfuit avec elle, il pourrait la guérir, il en avait la force et le potentiel. On se lança à sa poursuite, sur ordre des Dieux il avait été déclaré comme un ennemi de l'état. C'est son mentor qui tomba dessus en premier...

« Laissez moi ! »

Autour de son apprenti tournait une étrange aura, de ses yeux sortait un pouvoir immense, chargé de rancœur et d'amertume...

« Reviens vers nous, je t'en prie... »

« Pourquoi revenir ? Vous les avez entendu ? Ils veulent traquer les lycans, après qui devra souffrir au nom de la paix ? Les nains, les syls, les prêtresses, Mania ? Au nom de quoi devrions nous subir les lois humaines ! Vous, moi, les manians, nous sommes au dessus de cela ! Au dessus des Dieux eux même ! »

« Tu... tu t'égare ! Reviens vers moi, crois en la lumière d'Histar et de Valminia, écoute leurs voix... tu étais sensé apporter la lumière et non te perdre dans l'ombre !»

La voix de Sanryw parvint à ses oreilles...

« Ne devient pas un démon, ils ont droit eux aussi à une seconde chance... »

Il crispa ses poings, serra sa mâchoire, pour enfin commencer une phrase...

« Maître je suis... »

Alors que sa main se tendait vers celle de son mentor, il entendit un cri derrière lui, des manians, ils les avait entendu et surprit... des manians tenant au bout de leur lance le corps de la jeune fille, sa tête désormais séparée de son corps. Devant ce spectacle, il resta interdit pendant de longues secondes pendant que son mentor lui criait des phrases qu'il n'entendait plus, il sentait en lui monter le pouvoir de sa naissance, jamais plus il ne serait bridé, jamais plus il n'obéirai à des ordres. Elle allait le faire revenir vers la lumière, elle voulait offrir une seconde chance à ces hommes qui venaient de la tuer, comment, comment ne pouvaient ils pas l'avoir entendu ? Pourquoi l'avoir quand même tué ?

« Maître nous avons eu le monstre ! » se félicita l'un des hommes en armure rutilante couvert du sang de Sanryw...
« Monstre ?! Hoqueta leur frère. Qui traites tu de monstre alors que tu viens de prendre la vie d'une jeune fille innocente... si c'est cela la justice manian voilà ce que je fais d'Histar et de Valminia ! »

Il arracha les colliers sensé le protéger et cracha dessus, ses griffes sortirent depuis la première fois de ses poings et il s'élança dans la bataille, en lui montait le pouvoir que sa mère lui avait transmit, une pouvoir horrible, le pouvoir que l'oracle de Nefer avait prédit. Et alors qu'il tranchait gorges et membres, qu'il arrachait cœurs et viscères il parlait, aussi calme et froid que Nektan lui même lorsqu'il perdit son épouse...

« Pendant longtemps j'ai cru en vous, au matin de ma vie alors que le démon m'avait enfanté, j'ai cru en votre lumière et en votre espoir. Mais aujourd'hui, il n'y a aucune raison que je vous épargne et que je reste à vos côtés, pendant toutes ces années je me suis égaré et je n'ai fais que servir le mal que vous représentez ! »

Personne ne sait comment, mais il mit fin ce jour là aux vies de presque une dizaine de Manian à lui tout seul et lorsqu'enfin il se retrouva devant son maître, ses lames baignant du sang de ceux à qui quelques heures auparavant il avait donné le nom de frère...

« Votre justice mon maître je n'en veux pas, vos dieux je leur crache au visage, votre prétendue lumière vous aveugle, aujourd'hui enfin je vois la vérité derrière l'écran de fumée que vous avez dressé devant moi toutes ces années. Une vie pour une vie hein... non, cela ne suffira jamais à effacer votre crime. 1000 ou même 10 000 vies n'y suffiraient pas, le tribu que je veux que vous me versiez s'étalera sur des milliers et des milliers d'années ! Je veux le sang de Valhistar, je réclame le sang des Dieux !»

Ses griffes furent les plus rapides et la tête de son maître tomba dans l'herbe déjà souillé par tant de sangs différents qu'ils semblaient créer une couleur visqueuse et gluante. Alors seulement il se pencha sur le corps et la tête de Sandryw mais même sur ce corps il ne pouvait pleurer, il se contenta de regarder le ciel radieux au dessus de sa tête, comme si les Dieux eux même se moquait de son malheur.

Il prit alors une décision qui aurait été fatale à tout homme normal, en appelant à nektan lui même...


« Nektan ! Toi qui pour ramener ton unique amour donna jusqu'à ton existence laisse moi t'offrir ce tribut ! Mania, je te maudits, j'arracherai ton cœur de mes propres mains ! »

Il se saisit alors de ses griffes à l'aide de son gantelet en écaille de dragon et tira sur ses appendices de toutes ses forces, il sentit en lui le pouvoir de Mania le quitter , il hurla pour toutes les larmes qu'il ne pourrait jamais verser, pour toutes les vies qu'il avait prise au nom de sa prétendue justice, pour la douleur qu'il ressentait, il hurla jusqu'à arracher les griffes à ses nerfs et les extirpa de ses mains... les brandissants fièrement vers les cieux impassible, peu à peu son regard devint celui d'un fou sanguinaire

« Regardes Nektan ! Voilà ce que je t'offre ! Le sang d'une déesse, alors offre moi ma vengeance, offre moi la rage ! Moi Munrae je t'en fais cadeau ! »

Alors une étrange stèle sortie de terre, une sorte de fontaine d'où coulait un étrange liquide et alors il s'y jeta pour en boire comme un vulgaire animal, il entendit encore une voix...

« Venges toi mon enfant, venge toi de ceux qui t'ont volé ton avenir, que ces ailes te porte vers ta destiné et que ce cristal te protège du pouvoir des Dieux eux même, vole vers ceux qui t'ont offensés, tu possède désormais, la force d'un Dieu ! »

Alors Munrae se tordit sur le sol, il sentit dans ses veines s'engouffrer plus de pouvoir qu'il n'aurait pu en accumuler au cours d'une seule vie, la source disparue et dans les ailes de ce qui convenait d'être appelé un démon se déployèrent des ailes de brume, ses yeux étaient totalement rouge, envahit par le pouvoir de Nektan et sa soif de vengeance. Victorieux dans son sang, celui de ses frères, de son maître, de sa déesse et de sa sœur. Mais derrière lui se fit entendre une voix, railleuse et moqueuse...

« Hahaha pauvre humain, que j'aime le son de ta haine et de ton désespoir, il me fait frémir comme si j'étais encore vivante... »

Munrae se retourna subitement et vit une être sublime, pourtant mal en point, il se dressa face à elle, ne craignant plus personne...

« Qui êtes vous ?! »

Mais sa gorge fut serré en une fraction de seconde, elle s'était rapproché de lui et tenait sa vie au bout de ses doigts...

« Ne prends pas cet air supérieur avec moi, mortel ! Ne crois pas que le pouvoir de mon frère mort pour un stupide amour, je suis Démentia ! »

Le sourire de la déesse révéla ses canines pointues, elle était réellement magnifique.

« Je peux t'offrir bien plus que ces ailes et ce pouvoir, je peux t'offrir l'éternité de ceux que j'ai créé, les vampires, oui ceux que tu as si ardemment combattu, n'as tu jamais rêvé d'avoir leurs forces sans pour autant posséder aucune de leurs faiblesses ? Tu pourra te déplacer librement à la lumière du jour, tes forces seront démultiplié, ton agilité, ta rapidité, tes réflexes et tu sera immortel ! »

Elle tournait autour de lui, comme un serpent lubrique cherchant à hypnotiser sa proie...

« Pourquoi, me faire un tel cadeau ? »

« J'ai été trahie, moi aussi je cherche à me venger, hélas quand les premiers rayons du soleil perceront cette nuit, je ne serais plus alors accomplie cette vengeance pour moi, en échange, tu protégera mes descendantes, les unes après les autres, je laisserai assez de sannaeth pour t'indiquer celle que je juge digne de moi. Ce marché te convient il ? »

Un sourire amusé et sournois s'afficha sur le visage de la déesse alors qu'une horde de soldat s'approchait d'eux, elle se retourna en claquant simplement des doigts et ils explosèrent, les litres de sang restant en suspend dans l'air, chaque goutte fini dans la gorge de Démentia. Elle arracha la tête de Sanryw du sol et en pressa le haut pour faire sortir le sang devant les yeux de Munrae, le précieux liquide se déversant dans une fiole invisible, relâchant ce crâne sans intérêt pour elle, elle se coupa et y mêla son sang prononçant quelques mots dans une langue inconnue, les liquide se mélangèrent et se cristallisèrent pour former un pendentif que Démentia vint accrocher autour du cou de son partenaire, lui glissant un baiser durant lequel elle lui mordit la langue et s'attaqua goulûment à son cou pendant de longues secondes durant lesquelles il se débattit...

« Pour celer notre accord, j'avais besoin que ton sang coule en moi » lui dit elle pour simple explication, elle recula semblant être gênée par le sang et l'armure du manian.
« ça ne va... pas du tout, tu as besoin de beaucoup mieux ! » d'un geste elle brisa l'armure de son protégé et recouvrit son corps d'une robe de mage, noire, parfaite, les épaulières et la ceinture étaient faite d'un métal particulier capable de canaliser le trop plein de pouvoir qu'il avait en lui. Ses mains à jamais recouvertes de gant aux extrémités en griffes de dragon pour à jamais cacher les cicatrices du don de Mania.

« Maintenant va, mon Roi démon, va te venger, va me venger envole toi ! »

Il ne la remercia pas, dans son regard il avait mêlé haine et plaisir de ce contact avec la déesse qui se permit ces quelques mots avant qu'il ne disparaisse dans les cieux...

« Oui vole mon petit instrument, vole vers ta perte et mon adoration... »

Et Munrae volait, battant de ces ailes noires démoniaques faite de plumes et de flammes tout droit sortit de la colère des Dieux. Rien ni personne, pas même les dragonniers ne purent empêcher son ascension d'Avalon, il détruisit tout sur son passage, ne laissant que sang et cadavre. Mais là haut, Mania elle même l'attendait...

« Qu'es tu devenu ? » se lamenta t elle, épée à la main, rougit par le sang des lycans qu'elle avait tué sur le champ de bataille.

« Celui qui va mettre fin à votre existence, ce monde sera recouvert du sang des hommes et des Dieux, en guise de pardon. » En prononçant ces mots, il s'approchait appelant à lui un bâton qu'il brisa en deux pour créer deux épées jumelles, les yeux à jamais rouge. Il jeta à ses pieds les griffes Manians. « désolé j'ai retiré ma laisse, c'était plus pratique pour aller me promener... et vous tuer »

« C'est regrettable, je fondais tellement d'espoir sur toi... »

Puis elle se lança sur lui, prêt à en découdre il stoppa net l'assaut de la déesse déjà éprouvée par ses nombreux combats. Rapidement il prit le dessus, négligent toute défense il riait alors qu'il tranchait dans la chaire de ceux qui voulaient s'interposer, mais alors qu'il allait frapper le coup de grâce, ses lames furent arrêtés par celles de Malian et Cosmo... face aux forces combinés des Dieux, il recula, chassé d'Avalon, il prit la fuite vers le sud, dans les nécropoles du Nékéharkan où il déchaîna sa rage contre les morts vivants et tout ce qui s'y trouvait. Pendant longtemps il attendit la visite inévitable des Dieux, profitant de ce temps pour parfaire ses sorts et sa puissance mais également pour plier certain des morts à sa volonté au point de créer des illusions parfaite, une armée des morts, capable de décimer le monde comme lorsque Nektan rata son expérience.

Puis ils se présentèrent à lui, Malian, Cosmo, Mia et Eternius, le présence de ce dernier désempara Munrae


« Je ne me rendrait pas sans combattre, vous m'avez mentit, vous m'avez prit tout ce en quoi je croyais, je réclame votre sang, par la force de Nektan et de Démentia, je vous écraserai ! »

Il déchaîna alors les enfers sur ses opposants, libérant les morts qu'il avait jusqu'à cloisonné derrière ces murs, il offrit aux Dieux ce qu'était la peur, il lu dans les yeux de Cosmo le dégoût, dans ceux de Malian la colère et dans le regard de Mania, il se contenta d'y lire la déception. Seul Eternius restait impassible face à ce spectacle, plus puissants que son neveu et ses nièces et resta face à Munrae...

« Que me veux tu ? Toi qui a abandonné lâchement ton peuple dans les terres hostiles, tu ne parviendra pas à me vaincre ! »

Et il se lança sur Eternius, mais ce dernier se contenta de faire apparaître un sarcophage et déclencha un signal où les siens firent éclater leurs pouvoirs dans quatre cristaux qui vinrent immobiliser leur adversaire fou de rage. Il tenta de se défaire de l'étreinte mais même lui n'était pas assez puissant pour affronter autant de divinités réunis...

« Imbéciles ! Je ne peux pas mourir, vous ne tiendrez pas éternellement ! »

C'est alors que le sarcophage, un ouvrage nain magnifique forgé à la demande des Dieux, s'ouvrit, laissant une idée de ce qui allait se passer. Une force incommensurablement puissant attira Munrae vers cette prison dorée...

« Qu... quoi... non, non non !! Vous n'avez pas le droit ! »

« Ce n'est pas nous, Démentia elle même t'avait bridé, elle ne voulait pas laisser un animal comme toi en liberté... ton pouvoir est une chaîne bien plus douloureuses que les lames de Mania... »[/color]

Aucun mot, aucun geste ne pouvait le sauver, les portes de sa prison se refermèrent sur son visage. Une légende raconte qu'à ce moment là il hurlait les noms de Mania et de Sanryw et que la Déesse elle-même ne pouvait retenir ses larmes.
Lorsque le caveau fut scellé, il est dit que l'on entendit ses cris de haines pendant de nombreuses semaines. Les Dieux prirent soin de le cacher au plus profond de la nécropole. La clef fut brisée en deux et l'artefact de contrôle également, chacun des quatre morceaux fut emmené par un Dieu, chacun se rendant dans une partie du monde inconnue des autres...

1900ans passèrent on oublia jusqu'au nom de Munrae, hormis chez les Manians où il devint une légende persistante mais son existence tint plus du mythe que de toute autre chose.
Pendant tout ce temps, il entendit les propos de Démentia résonner en lui, au plus profond de son sang, elle lui parlait des sources de Sannaeth qui pourraient la ramener à la vie, elle mais aussi Sanryw et tous les autres, il allait devoir s'en emparer. Il eut de nombreuses visions, s'échappant parfois de manière spectrale de son sarcophage pour aller visiter des gens dans leur sommeil. Puis il y eut cette jeune femme vers qui Démentia le guida, elle l'indiqua comme sa dernière héritière, il allait devoir à présent tenir sa parole. Le nom de cette femme ? Belhys.

Un jour, dans le désert, un petit groupe de personnes, connu sous le nom de fanatique de Nektan découvrit le sarcophage en question. Malgré les avertissements et les sortilèges de protection le recouvrant, une ancienne légende chez eux parlait qu'en lui résidait le pouvoir de Nektan et par extension, pour eux la possibilité de prendre le pouvoir.
Mais la malédiction s'abattit sur eux, car lorsque le pouvoir fut libéré, plusieurs apprenti furent littéralement happés par cette force qui les transforma en un tas de cendre fumante, aspirant leur force vitale et rendant forme humaine à la créature qui apparu devant eux.

Enfin, enfin il était de nouveau libre, après presque 2 millénaire emprisonné dans ce caveau au sein duquel il pouvait compter les secondes. Même les plus hauts dignitaire des fanatiques s’agenouillèrent devant lui...


« Relevez vous, mortels, je suis moi aussi un serviteur de Nektan, vos ordres seront les siens, voici le cadeau que je vous fais pour m'avoir libéré de mon sarcophage. Répondez moi... où sont les Dieux... »

Le plus vieux des fanatiques répondit...

Les Dieux sont... morts, depuis très très longtemps... »

Surprit et quelque peu déçu, il continua...

« Et les manians ? Et Avalon ? Sont ils toujours en vie ? »

« Avalon a sombré sur Valhistar voilà quelques années mais l'ordre des manians est toujours intact et... »

« Silence... bien alors il nous faudra détruire tout ce en quoi ils croient, je veux les voir souffrir et ramper devant nous. Je fais de vous mes maîtres, en échange je vous offrirai le monde et vous me laisserai les manians. »

Les hommes acquiescèrent. Munrae regarda autour de lui, comme cherchant un objet avec attention...

« où se trouve le cristal ? »

« Quel cristal seigneur ? » demandèrent effrayé les fanatiques

Munrae grinça des dents, mais ne répondit pas jusqu'à ce que le plus vieux des hommes se permette de demander...


« Quel est votre nom ? »

« Je suis Ezraïl, le fléau des Dieux. »

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Belgarath Eridan

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MessageSujet: Re: Ezraïl une menace venue des temps anciens   Dim 28 Oct - 15:45

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Ezraïl une menace venue des temps anciens

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